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Concours d'entrée · Physique & Chimie · 12 sujets corrigés · Établissements publics du Congo 2015–2018
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Recueil d'anciens sujets corrigés — Physique & Chimie

Concours d'entrée aux établissements publics d'enseignement supérieur — FSSA · ENSP · ENS · ENSAF — Sessions 2015 à 2018.

12 sujets · corrigés détaillés Mécanique & électricité Chimie organique & dosages Radioactivité & ondes Corrigés repliés par défaut

Sommaire des concours compilés

À savoir avant de composer. Ce recueil rassemble des énoncés réellement tombés aux concours, avec des corrigés entièrement rédigés (repliés par défaut — cliquez sur « Voir le corrigé » après avoir composé). Ces corrigés ne figuraient pas dans la source originale : ils ont été rédigés pour ce site. Certaines pages de la compilation source étaient partiellement coupées, floues ou tamponnées ; les passages illisibles ou les données manquantes sont signalés dans les corrigés concernés.
FSSA
Physique

Concours d'entrée à la Faculté des Sciences de la Santé (FSSA)

Session de septembre 2015 · Épreuve de Physique · Durée : 02 heures

Chute libre & propagation du son Tir horizontal Circuit RLC en régime sinusoïdal
Exercice 1Mécanique

Un étudiant cherche à mesurer la hauteur d'une falaise qui surplombe la mer. Pour cela l'étudiant lâche une pierre de masse m = 0,100 kg du haut de la falaise et à l'aide d'un chronomètre mesure la durée entre le moment où il a lâché la pierre et le moment où il entend le bruit de son entrée dans l'eau. Le chronomètre affiche 4,6 s.

On prendra l'accélération de la pierre en chute libre égale à 10 m·s⁻² et la vitesse du son v_son = 340 m·s⁻¹.
  1. 1Déterminer la hauteur de la falaise.
  2. 2De cette même falaise, l'étudiant veut jeter une pierre identique à la première pour atteindre un point P situé à 100 m du pied de la falaise. Calculer la vitesse initiale (supposée horizontale) pour atteindre cet objectif.
  3. 3Calculer la durée entre le lancer et le moment où on entend le choc de la pierre dans l'eau.

Corrigé — Exercice 1

1.La chute dure t₁=√(2h/g) et le son remonte en t₂=h/v_son ; leur somme vaut 4,6 s. En posant h=g t₁²/2, on obtient l'équation du second degré en t₁ : (g/2v_son)t₁²+t₁−4,6=0, soit 0,0147 t₁²+t₁−4,6=0. La racine positive donne t₁≈4,33 s, d'où
h = g t₁²/2 ≈ 10×4,33²/2 ≈ 93,6 m (t₁≈4,33 s de chute, t₂≈0,27 s de remontée du son)
2.Pour un tir horizontal depuis la même falaise, la durée de chute ne dépend que de h et g (le mouvement vertical est indépendant de la vitesse horizontale) : t=√(2h/g)≈4,33 s, identique à t₁. La portée horizontale est x=v₀t, donc
v₀ = 100/4,33 ≈ 23,1 m/s
3.Le point de chute P est à 100 m à l'horizontale et h≈93,6 m en contrebas du point de lancer. Le son parcourt la ligne droite reliant P à l'observateur : d=√(h²+100²)=√(93,6²+100²)≈137,0 m, en t_son=d/v_son≈0,403 s. Durée totale :
t = t₁ + t_son ≈ 4,33 + 0,40 ≈ 4,73 s
Exercice 2Électricité

On dispose d'une tension sinusoïdale de valeur efficace U = 100 V et de fréquence 50 Hz, ainsi que d'une résistance inductive (R = 10 Ω, L = 0,3 H) et d'un condensateur (C = 20 µF).

  1. 1Calculer l'intensité efficace et l'avance de phase du courant quand on applique la tension dans les 4 cas suivants : aux bornes du condensateur, aux bornes de la bobine, aux bornes du condensateur et de la bobine placés en série, aux bornes du condensateur et de la bobine placés en dérivation.
  2. 2Mêmes calculs pour la fréquence 65 Hz. Dans le quatrième montage, calculer la fréquence pour laquelle l'intensité et la tension sont en phase.

Corrigé — Exercice 2

1.À f=50 Hz, ω=2πf≈314,2 rad/s. Réactances : X_C=1/(Cω)≈159,2 Ω et X_L=Lω≈94,2 Ω.
MontageImpédance ZI efficaceDéphasage courant/tension
Condensateur seul159,2 Ω0,63 Aavance de 90° (pur capacitif)
Bobine seule (R,L)√(R²+X_L²)≈94,8 Ω1,05 Aretard de 83,9° (tanφ=X_L/R=9,43)
Série (R,L,C)√(R²+(X_L−X_C)²)≈65,7 Ω1,52 Aavance de 81,2° (X_C>X_L : circuit capacitif)
Dérivation (C ∥ bobine)≈229,8 Ω0,44 Aretard de 75,2° (admittance à partie imaginaire négative)
Dérivation : Y=Y_bobine+Y_C=(R−jX_L)/(R²+X_L²)+jCω ≈ (1,11−j10,49+j6,28)·10⁻³ = (1,11−j4,21)·10⁻³ S ; |Y|≈4,35·10⁻³ S ⇒ Z≈229,8 Ω, I=U|Y|≈0,44 A.
2.À f=65 Hz, ω≈408,4 rad/s : X_C≈122,4 Ω et X_L≈122,5 Ω — les deux réactances sont quasi égales, on est tout près de la résonance série (ω₀=1/√(LC)≈408,2 rad/s, soit f₀≈65,0 Hz).
MontageI efficaceDéphasage
Condensateur seul0,82 Aavance de 90°
Bobine seule0,81 Aretard de 85,3°
Série (R,L,C)≈10 A (maximale)≈0° (résonance : X_L≈X_C)
Dérivation≈0,07 A (minimale)≈5° (proche de l'anti-résonance)
Fréquence d'accord courant/tension en dérivation (partie imaginaire de Y nulle) : Cω(R²+L²ω²)=Lω ⇒ ω²=(L−CR²)/(CL²).
Avec L=0,3 H, C=20 µF, R=10 Ω : ω²=(0,3−0,002)/(1,8·10⁻⁶)≈165 556 ⇒ ω≈406,9 rad/s ⇒ f ≈ 64,8 Hz.
FSSA
Chimie

Concours d'entrée à la Faculté des Sciences de la Santé (FSSA)

Session de septembre 2015 · Épreuve de Chimie · Durée : 02 heures

Dosage pH-métrique Indicateur coloré Famille des composés organiques Estérification
Exercice 1Dosage acide-base

Dans une fiole jaugée de 500 mL, on introduit un volume V₀ = 20 mL d'une solution S₀ d'un monoacide de concentration C₀ inconnue. On complète jusqu'au trait de jauge avec de l'eau distillée. On dose la solution S ainsi obtenue à l'aide d'une solution d'hydroxyde de sodium de concentration molaire C_b = 0,20 mol·L⁻¹. Le dosage suivi au pH-mètre a permis d'obtenir le tableau de valeurs suivant :

V_b (mL)2,04,06,08,09,09,910,111,012,014,016,0
pH2,22,62,83,13,44,49,610,610,911,211,4
  1. 1.1Faire le schéma annoté du dispositif de dosage.
  2. 1.2Tracer la courbe du pH du milieu en fonction du volume V_b d'hydroxyde de sodium versé (la courbe est à rendre avec la copie).
  3. 1.3Déterminer graphiquement les coordonnées du point d'équivalence. L'acide dosé est-il un acide faible ? Justifier.
  4. 1.4Déterminer la concentration C₀ de la solution S₀.
  5. 1.5Au lieu de suivre le dosage au moyen d'un pH-mètre on utilise un indicateur coloré, l'hélianthine. Le début du virage de l'indicateur se produit pour un pH voisin de 3,3. Quelle erreur relative commet-on sur la concentration de S₀ si on arrête l'addition de la solution d'hydroxyde de sodium dès le début du virage de l'hélianthine ?
  6. 1.6Si on avait dosé 50 mL de la solution S avec la solution de soude à 0,20 mol·L⁻¹ quel serait le volume équivalent ? Commenter le résultat.

Corrigé — Exercice 1

1.1–1.2Montage classique : burette graduée contenant la soude au-dessus d'un bécher contenant la prise d'essai de S, agitateur magnétique, électrode de pH-mètre plongeant dans le bécher. La courbe pH=f(V_b) présente un saut net entre V_b=9,9 mL (pH 4,4) et V_b=10,1 mL (pH 9,6).
1.3Le point d'équivalence se lit au maximum de pente de la courbe (méthode des tangentes) : il se situe entre les deux valeurs encadrantes, soit
V_éq ≈ 10,0 mL, pH_éq ≈ 7 (lu par symétrie du saut, à mi-chemin entre 4,4 et 9,6)
Un acide fort donnerait, à chaque ajout, un pH calculable directement à partir de l'acide en excès. Or, en supposant une prise d'essai de 20 mL, l'excès d'acide à V_b=9 mL correspondrait à [H₃O⁺]=(2−1,8)/29≈6,9·10⁻³ mol/L soit pH≈2,16 — bien inférieur au pH=3,4 réellement mesuré. Le pH mesuré est donc systématiquement plus élevé que ne le prédit un acide fort : la solution est tamponnée par un couple acide faible/base conjuguée.
L'acide dosé est un acide faible.
1.4À l'équivalence : n(NaOH)=n(acide dans la prise d'essai), soit C_b·V_éq = C_S·V_S (V_S=20 mL) ⇒ C_S=0,20×10,0/20=0,10 mol/L. La solution S provient de la dilution au 1/25 de S₀ (20 mL portés à 500 mL), donc C₀=25×C_S.
C₀ = 25 × 0,10 ≈ 2,5 mol/L
1.5En zone tampon, pH=pKa+log([A⁻]/[HA]). La demi-équivalence (V_b=5 mL, non mesurée directement) se situe entre les points à 4 mL (pH 2,6) et 6 mL (pH 2,8) : par interpolation, pH(5 mL)≈2,7, donc pKa≈2,7.
Le virage de l'hélianthine (pH≈3,3) est atteint pour un volume V_arrêt tel que 3,3=2,7+log[(0,2V)/(2−0,2V)], soit V_arrêt≈8,0 mL (au lieu de 10,0 mL à l'équivalence réelle).
Erreur relative ≈ (8,0−10,0)/10,0 ≈ −20 % : on sous-estime C₀ d'environ un cinquième en arrêtant le dosage au virage de l'hélianthine.
1.6Pour une même solution S (C_S=0,10 mol/L), le volume équivalent est proportionnel au volume prélevé : V_éq(50 mL)=V_éq(20 mL)×(50/20).
V_éq = 10,0 × 2,5 = 25 mL
La concentration déduite de S (et donc de S₀) reste évidemment inchangée : le dosage donne une grandeur intensive, indépendante du volume prélevé.
Exercice 2Chimie organique

On donne les formules semi-développées des composés organiques A, B, D, E et F suivants :

A : CH₃–CO–CH₃   B : CH₃–CH₂–CHO   D : CH₃–CH₂–OH   E : CH₃–COOH   F : CH₃–CO–O–CH₃
  1. 3.1Donner la famille à laquelle appartient chacun de ces composés.
  2. 3.2Deux de ces composés sont isomères, identifier les.
  3. 3.3On fait réagir D et E, on obtient un produit organique G et de l'eau. Écrire l'équation bilan de la réaction. Comment nomme-t-on cette réaction ? Donner ses caractéristiques.
  4. 3.4On fait réagir F et l'hydroxyde de sodium (NaOH). Comment nomme-t-on cette réaction ? Quelles sont ses caractéristiques ?
Complément (variante du sujet)

Un ester A a pour formule brute C₄H₈O₂.

  1. 1Quelles sont les diverses formules semi-développées possibles de cet ester ? Dans chaque cas, écrire l'équation de la réaction d'estérification correspondante et nommer tous les composés mis en jeu.
  2. 2Soient B l'acide carboxylique et C l'alcool utilisés pour la synthèse de A. Déterminer les formules de A, B et C sachant que l'oxydation ménagée de C par un excès de permanganate de potassium en milieu acide conduit à B.

Corrigé — Exercice 2

3.1A (propanone, CH₃–CO–CH₃) : cétone. B (propanal, CH₃–CH₂–CHO) : aldéhyde. D (éthanol) : alcool. E (acide acétique) : acide carboxylique. F (éthanoate de méthyle) : ester.
3.2A et B ont tous deux pour formule brute C₃H₆O :
A et B sont isomères (l'un cétone, l'autre aldéhyde).
3.3D (éthanol) + E (acide acétique) ⇌ G + H₂O, avec G=CH₃–COO–CH₂–CH₃ (éthanoate d'éthyle) :
CH₃–COOH + CH₃–CH₂–OH ⇌ CH₃–COO–CH₂–CH₃ + H₂O
Réaction d'estérification : lente, limitée (équilibre), athermique, catalysée par H⁺.
3.4F (ester) + NaOH → acétate de sodium + méthanol :
CH₃–CO–O–CH₃ + Na⁺+HO⁻ → CH₃–COO⁻+Na⁺ + CH₃OH
Réaction de saponification : rapide et totale (contrairement à l'estérification), exothermique.
Complément — 1)Un ester de formule C₄H₈O₂ (R–COO–R') peut correspondre à trois découpages acide/alcool :
Acide (B)Alcool (C)Ester (A)
Acide méthanoïque HCOOHPropan-1-ol ou propan-2-olMéthanoate de propyle / d'isopropyle
Acide éthanoïque CH₃COOHÉthanolÉthanoate d'éthyle
Équation générale : R–COOH + R'–OH ⇌ R–COO–R' + H₂O (réaction d'estérification).
Complément — 2)L'oxydation ménagée de l'alcool C par excès de KMnO₄/H⁺ conduit à l'acide B : cette oxydation totale (excès d'oxydant) n'est possible que si C est un alcool primaire (un alcool secondaire s'oxyderait seulement en cétone, un alcool tertiaire ne s'oxyde pas).
C = éthanol (CH₃–CH₂–OH), B = acide acétique (CH₃–COOH), A = éthanoate d'éthyle (CH₃–COO–CH₂–CH₃)
ENSAF
2015

Concours d'entrée à l'École Nationale Supérieure d'Agronomie et de Foresterie

Session de septembre 2015 · Épreuve de Sciences physiques · Série : CDE · Durée : 02h00 · Coefficient : 01

Effet photoélectrique Système poulie-masses
Physique — Exercice 1Photoélectricité

On éclaire une cellule photoélectrique dont la cathode est en potassium par une lumière formée de deux longueurs d'onde, la première valant 500 nm, la seconde 600 nm. Le potentiel d'arrêt de la cathode vaut U₀ = 1 V et, pour une puissance lumineuse reçue de 1 W, l'intensité du courant de saturation est de 2,5 mA. Calculer :

  1. L'énergie seuil du potassium ;
  2. La vitesse maximale des électrons émis ;
  3. Le potentiel d'arrêt de la cellule ;
  4. Le rendement quantique.
A.N. : Fréquence seuil V₀ = 5,45·10¹⁴ Hz, mₑ = 9,1·10⁻³¹ kg, e = 1,6·10⁻¹⁹ C, h = 6,62·10⁻³⁴ J·s
Remarque sur les données. La longueur d'onde seuil associée à ν₀=5,45·10¹⁴ Hz vaut λ₀=c/ν₀≈550 nm : la lumière à 600 nm est donc sous le seuil (pas d'émission photoélectrique) et seule la composante à 500 nm produit des électrons. La valeur « U₀=1 V » donnée dans l'énoncé pour le « potentiel d'arrêt de la cathode » ne correspond pas au potentiel d'arrêt théorique recalculé ci-dessous à partir de ν₀ et λ=500 nm (probable incohérence de la source numérisée) ; le corrigé utilise les données cohérentes entre elles (ν₀, λ, e, h, mₑ).

Corrigé — Exercice 1

Énergie seuil (travail d'extraction) : W₀=hν₀=6,62·10⁻³⁴×5,45·10¹⁴≈3,61·10⁻¹⁹ J.
W₀ ≈ 3,61·10⁻¹⁹ J ≈ 2,26 eV
Seul λ=500 nm dépasse le seuil. Énergie du photon : E=hc/λ=6,62·10⁻³⁴×3·10⁸/500·10⁻⁹≈3,97·10⁻¹⁹ J. Énergie cinétique maximale : E_c=E−W₀≈3,64·10⁻²⁰ J. Avec E_c=½mₑv²max :
v_max = √(2E_c/mₑ) ≈ 2,83·10⁵ m/s
Potentiel d'arrêt : eU_arrêt=E_c ⇒ U_arrêt=E_c/e≈3,64·10⁻²⁰/1,6·10⁻¹⁹.
U_arrêt ≈ 0,23 V
Rendement quantique r = (nombre d'électrons émis par seconde)/(nombre de photons reçus par seconde) = (I/e)/(P/E). Avec P=1 W, I=2,5 mA : n(photons/s)=P/E≈2,52·10¹⁸ s⁻¹ ; n(électrons/s)=I/e≈1,56·10¹⁶ s⁻¹.
r ≈ 1,56·10¹⁶/2,52·10¹⁸ ≈ 6,2·10⁻³ soit ≈ 0,62 %
Physique — Exercice 2Mécanique

Deux solides S₁ et S₂ de masses respectives M₁ et M₂ sont reliés par un fil inextensible de masse négligeable passant sur la gorge d'une poulie de rayon r tournant sans frottement autour d'un axe horizontal (Δ) passant par son milieu. Le moment d'inertie de la poulie par rapport à l'axe (Δ) est noté J_Δ. On abandonne le système sans vitesse initiale. S₁ est en translation sur une table horizontale et S₂ sur une verticale. Déterminer l'expression de la vitesse acquise par chacune des masses au bout d'un temps t écoulé depuis l'instant du lâcher.

A.N. : M₁ = M₂ = M = 100 g ; J_Δ = 8·10⁻⁵ kg·m² ; r = 1 cm ; g = 10 m/s² ; t = 10 s.

Corrigé — Exercice 2

Mise en équationPour S₂ (chute) : Mg−T₂=Ma. Pour S₁ (traction horizontale, sans frottement) : T₁=Ma. Pour la poulie (moment dynamique) : (T₂−T₁)r=J_Δ·(a/r), le fil ne glissant pas (a=rα).
En combinant : Mg−2Ma = J_Δ a/r² ⇒ a = Mg / (2M + J_Δ/r²)
Application numériqueJ_Δ/r² = 8·10⁻⁵/(0,01)² = 0,8 kg ; 2M=0,2 kg.
a = (0,1×10)/(0,2+0,8) = 1,0 m/s²
La vitesse croît linéairement à partir du repos : v(t)=a·t, identique pour S₁ et S₂ (fil inextensible).
v(10 s) = 1,0×10 = 10 m/s
ENS
Externe

Concours Externe d'entrée à l'École Normale Supérieure (ENS)

Session d'octobre 2015 · Parcours : Licence · Mention : Professeurs des Collèges de l'Enseignement Général · Option : Math/Sciences physiques · Épreuve : Sciences Physique · Durée : 4 heures

Radioactivité Acide-base Champ électrique & déviation de particule Circuit RL en alternatif
Partie A — Chimie08 pts
I — Vérification des connaissances (4 pts)
  1. 1Appariement (2pts) : relie l'élément-question de la colonne A avec l'élément-réponse de la colonne B.
    Colonne A : 1-Estérification ; 2-Niveaux d'énergie quantifiés de l'atome d'H ; 3-²¹⁰₈₄Po → ⁴₂He + ²⁰⁶₈₂Pb ; 4-Réaction de fusion nucléaire ; 5-État fondamental
    Colonne B : 1) Eₙ = −13,6/n² (eV) ; 2) État de plus faible énergie ; 3) ²₁H + ³₁H ⇌ ³₁H ; 4) Réaction d'un acide carboxylique sur un alcool ; 5) Désintégration radioactive α
  2. 2Donne la définition des termes suivants : hydrolyse ; réaction athermique. (1pt)
  3. 3Texte à trous (1pt) : complète la phrase avec les mots : espèce ; réaction ; électrons ; capte. « Un oxydant est une … chimique qui … des … au cours d'une … chimique. »
II — Application des connaissances (4 pts)

On dissout une quantité de soude de masse m = 4,0 g dans un volume V1 = 500 mL de solution d'acide chlorhydrique de concentration molaire volumique C1 = 10⁻¹ mol/l.

  1. 1Écris les équations des réactions. (1pt)
  2. 2Détermine, en moles, la quantité d'ions hydroxyde apportés par la soude et la quantité d'ions hydronium présents dans la solution d'acide chlorhydrique avant le mélange. (0,5pt)
  3. 3Le mélange obtenu est-il acide ou basique ? Justifie. (0,5pt)
  4. 4Calcule les concentrations des ions présents dans le mélange et en déduire le pH. (1,25pt)
  5. 5Quel volume de solution d'acide chlorhydrique de concentration C1 faut-il ajouter au mélange précédent pour obtenir une solution neutre ? (0,75pt)
Données : Ke(eau) = 10⁻¹⁴ à 25°C. Masses atomiques en g/mol : Na=23 ; O=16 ; H=1

Corrigé — Partie A (Chimie)

I.11↔4 (estérification = réaction acide carboxylique/alcool) ; 2↔1 (Eₙ=−13,6/n²) ; 3↔5 (désintégration α) ; 4↔3 (fusion nucléaire, ex. ²H+³H→⁴He+n) ; 5↔2 (état fondamental = énergie la plus faible).
I.2Hydrolyse : réaction d'un composé avec l'eau qui le décompose (ex. hydrolyse d'un ester en acide + alcool). Réaction athermique : réaction dont la variation d'enthalpie est nulle (ΔH=0), sans échange de chaleur avec le milieu extérieur.
I.3
« Un oxydant est une espèce chimique qui capte des électrons au cours d'une réaction chimique. »
IIn(NaOH)=m/M=4,0/40=0,10 mol (M=23+16+1=40 g/mol). n(HCl)=C₁V₁=0,1×0,500=0,05 mol.
  1. 1)NaOH→Na⁺+HO⁻ ; HCl→H₃O⁺+Cl⁻ ; H₃O⁺+HO⁻→2H₂O
  2. 2)n(HO⁻)=0,10 mol ; n(H₃O⁺)=0,05 mol
  3. 3)n(HO⁻)>n(H₃O⁺) : il reste 0,05 mol de HO⁻ en excès → mélange basique.
  4. 4)Volume total ≈0,5 L (solide dissous, volume inchangé) : [HO⁻]=0,05/0,5=0,10 mol/L ⇒ pOH=1 ⇒ pH=13.
  5. 5)Pour neutraliser 0,05 mol de HO⁻ en excès, il faut n(HCl)=0,05 mol, soit V=n/C₁=0,05/0,1=0,5 L (500 mL).
Partie B — Physique12 pts
I — Vérification des connaissances (3 pts)
  1. 1Réarrangement (1pt) : la phrase suivante a été écrite en désordre ; ordonne-la. « La chute / par un corps sous / libre est / le mouvement pris / action de son poids / la seule »
  2. 2Réponds par Vrai ou Faux (2pts) : a) La tension électrique s'exprime en Ohms (Ω). b) La lumière a une nature double : ondulatoire et corpusculaire. c) Lors d'un choc mou, il y a conservation de l'énergie cinétique. d) La réactance d'un circuit série RLC s'écrit : Lω − 1/Cω.
II — Application des connaissances (4 pts)

Un proton animé de la vitesse V₀, horizontale, suivant l'axe Ox, pénètre en O, entre les plaques AB et A'B' d'un condensateur plan qui crée dans le volume limité par les plaques un champ électrostatique uniforme E.

  1. 1Établis l'équation de la trajectoire du proton dans le repère xOy. (1,5pt)
  2. 2Détermine la position du point S de (BB') où le proton sort du champ. (1pt)
  3. 3Détermine les composantes du vecteur vitesse VS de la particule en S. (1pt)
  4. 4Donne la position du point d'impact du proton sur un écran vertical placé à la distance D du milieu des plaques. (0,5pt)
Données : E = 2·10³ V/m ; AB = L = 10 cm ; V₀ = 10⁶ m/s ; D = 25 cm ; masse du proton m = 1,67·10⁻²⁷ kg.
III — Résolution d'un problème (5 pts)

Lors d'une séance de T.P, un groupe d'élèves s'est vu confier la tâche de déterminer l'inductance propre L et la résistance R d'une bobine branchée entre les bornes d'un générateur de courant alternatif. Voici les indications dont ils disposent : tension alternative délivrée par le générateur u = 220√2 sin(100πt) (volts) ; intensité efficace du courant à travers la bobine I = 0,82 A ; puissance moyenne consommée P = 8,2 watts.

  1. 1Calcule : a) l'impédance du circuit Z. (0,5pt) b) le facteur de puissance cosφ. (0,5pt)
  2. 2Établis la représentation de Fresnel relative au circuit, puis donne l'expression de l'intensité instantanée i(t) du courant. (1,5pt)
  3. 3Donne les expressions : a) de l'impédance Z de la bobine en fonction de R, L et de la pulsation ω. (0,5pt) b) du facteur de puissance cosφ en fonction de R et Z. (0,5pt)
  4. 4Détermine R et L. (1,5pt)

Corrigé — Partie B (Physique)

I.1
« La chute libre est le mouvement pris par un corps sous la seule action de son poids. »
I.2a) Faux (la tension s'exprime en Volts, pas en Ohms) — b) Vrai — c) Faux (un choc mou ne conserve pas l'énergie cinétique) — d) Vrai (réactance d'un RLC série X=Lω−1/Cω).
IILe proton est uniformément accéléré verticalement par le champ E (a=qE/m) et animé d'un mouvement rectiligne uniforme horizontalement (V₀). Avec x=V₀t :
Équation de la trajectoire : y = (qE/2mV₀²)·x² (parabole)
À la sortie (x=L) : y_S=(qE/2mV₀²)L² ; les composantes de la vitesse en S sont V_x=V₀ (inchangée) et V_y=(qE/mV₀)L. Le point d'impact sur l'écran, à la distance D du milieu des plaques, se déduit en ajoutant à y_S la déviation linéaire accumulée sur le trajet restant (D−L/2) à la pente V_y/V_x : Y = y_S + (V_y/V_x)(D−L/2).
IIIImpédance : Z=U_eff/I=(220)/0,82≈268,3 Ω (U efficace=220 V, I efficace=0,82 A).
Facteur de puissance : cosφ=P/(UI)=8,2/(220×0,82)≈0,0455 ⇒ φ≈87,4°
i(t) ≈ 0,82√2 sin(100πt − 87,4°) ≈ 1,16 sin(100πt − 1,53 rad) A (courant en retard, circuit inductif)
Or R=Z cosφ (car P=RI²) et X_L=Z sinφ=Lω :
R = P/I² = 8,2/0,82² ≈ 12,2 Ω ; L = √(Z²−R²)/ω ≈ 267,99/314,16 ≈ 0,853 H
ENSP
Physique

Concours d'entrée à l'École Nationale Supérieure Polytechnique (ENSP)

Session d'octobre 2015 · Épreuve de Physique · Parcours Licence : MI, GC, ET, EEP · Niveau Bac R · Durée : 3 heures

Pendule pesant Circuit RLC — résonance Fentes de Young Moments d'inertie Bobine en régime continu et sinusoïdal Pendule élastique amorti
Partie A — Vérification des connaissances4 pts
  1. 1Questions à choix multiple — choisis la bonne réponse (1pt)
    1. a. L'équation différentielle d'un pendule pesant dans le cas des oscillations de faible amplitude s'écrit : a1) θ̈ + (mgOG/J_Δ)θ = 0 ; a2) θ̈ + (J_Δ/mgOG)θ = 0 ; a3) θ̈ + (mgOG/J_Δ)θ̇ = 0
    2. b. Dans un circuit RLC série à la résonance : b1) Lω et 1/Cω sont égaux ; b2) l'intensité efficace est maximale ; b3) la puissance consommée est minimale
  2. 2Question à réponse construite (1pt) : dans l'expérience des fentes d'Young en lumière monochromatique, qu'observe-t-on à l'écran dans la zone où se croisent les lumières ?
  3. 3Appariement (2pts) : relie un élément-question de la colonne A à un élément-réponse de la colonne B.
    a1 : l'énergie potentielle de pesanteur ; a2 : le moment d'inertie d'un cylindre plein et homogène de masse M et de rayon R ; a3 : l'énergie cinétique ; a4 : le moment d'inertie d'un cylindre creux de masse M et de rayon R.
    b1 : dépend de la vitesse ; b2 : J = MR² ; b3 : J = (1/2)MR² ; b4 : dépend de la hauteur

Corrigé — Partie A

1a) réponse a1 : θ̈+(mgOG/J_Δ)θ=0. b) Les deux propriétés b1 (L ω=1/Cω) et b2 (I efficace maximale) caractérisent la résonance série ; b3 est fausse (la puissance est maximale, pas minimale, à la résonance).
2Dans la zone de recouvrement des deux faisceaux issus des fentes, on observe des franges d'interférence : une alternance de franges brillantes (interférences constructives) et de franges sombres (interférences destructives).
3a1↔b4 (énergie potentielle : dépend de la hauteur) ; a2↔b3 (cylindre plein : J=½MR²) ; a3↔b1 (énergie cinétique : dépend de la vitesse) ; a4↔b2 (cylindre creux : J=MR²).
Partie B — Application des connaissances03 pts

On considère une portion de circuit comprenant une bobine de résistance R et d'inductance L et un ampèremètre.

  1. 1On alimente la portion par une tension continue U1 = 12 V, l'ampèremètre indique I1 = 0,6 A. Calcule la résistance R de la bobine. (1pt)
  2. 2On alimente la portion de circuit par un générateur qui délivre une tension sinusoïdale u(t) = 24√2 sin(100πt + φ), l'ampèremètre indique I1 = 0,2 A. Détermine :
    1. a. La fréquence du courant (0,25pt)
    2. b. La valeur efficace de la tension (0,25pt)
    3. c. L'impédance du circuit (0,5pt)
    4. d. L'inductance L (0,5pt)
    5. e. Le déphasage entre la tension et l'intensité du courant. (0,5pt)

Corrigé — Partie B

1En continu, la bobine ne se comporte que par sa résistance :
R = U₁/I₁ = 12/0,6 = 20 Ω
2a) ω=100π rad/s ⇒ f=50 Hz. b) U efficace = 24 V (coefficient de √2 dans u(t)). c) Z=U/I=24/0,2=120 Ω. d) X_L=√(Z²−R²)=√(14400−400)=√14000≈118,3 Ω ⇒ L=X_L/ω≈118,3/314,2≈0,377 H. e) cosφ=R/Z=20/120≈0,167 ⇒ φ≈80,4° (tension en avance, courant en retard — circuit inductif).
Partie C — Résolution d'un problème5 pts

On dispose d'un pendule élastique horizontal. Le solide S fixé à l'extrémité libre du ressort, glisse sans frottements sur un plan horizontal suivant l'axe (X'X). On veut déterminer les équations caractéristiques x = f(t) ; v = g(t) et a_x = h(t) du mouvement du solide S en exploitant le graphique fourni (courbe sinusoïdale x(t) donnée en annexe).

  1. Quelles sont : a) L'amplitude du mouvement de S (0,5pt) ; b) La période des oscillations (0,5pt).
  2. a) Donne l'abscisse du mobile à l'instant t = 0 (0,5pt) ; b) Déduis sa vitesse à cet instant (0,5pt).
  3. Établis les équations : a) x = f(t) avec x : abscisse du mobile à l'instant t (1pt) ; b) V_x = g(t) où V_x = ẋ = dx/dt : vitesse du mobile à l'instant t (1pt) ; c) a_x = h(t) où a_x = ẍ = dV_x/dt : accélération du mobile à l'instant t (1pt)
Données à lire sur le graphique : amplitude X_m = 5 cm ; période T = 0,628 s ; à t = 0 le mobile passe par l'abscisse x = 2,5 cm en se déplaçant dans le sens des x croissants ; masse du solide S : m = 250 g.

Corrigé — Partie C

1
a) X_m = 5 cm (0,05 m). b) T = 0,628 s, d'où ω = 2π/T = 2π/0,628 ≈ 10 rad/s (0,628 ≈ 2π/10).
2a)
x(0) = 2,5 cm (0,025 m)
b) Avec x(t)=X_m cos(ωt+φ), x(0)=X_m cos φ ⇒ cos φ = 2,5/5 = 0,5 ⇒ φ = ±π/3. Le mobile se déplaçant dans le sens des x croissants à t=0, v(0)=−X_m ω sin φ > 0, donc sin φ < 0 : φ = −π/3.
v(0) = −X_m ω sin(−π/3) = 5×10×(√3/2) ≈ 43,3 cm/s (0,433 m/s)
3a)
x(t) = 5 cos(10t − π/3) cm = 0,05 cos(10t − π/3) m
b) V_x(t) = −X_m ω sin(ωt+φ) :
V_x(t) = −50 sin(10t − π/3) cm/s = −0,5 sin(10t − π/3) m/s
c) a_x(t) = −ω² x(t) (propriété du mouvement sinusoïdal) :
a_x(t) = −500 cos(10t − π/3) cm/s² = −5 cos(10t − π/3) m/s²
Vérification : v(0)=−0,5 sin(−π/3)=−0,5×(−0,866)≈+0,433 m/s, cohérent avec la question 2.b.
ENSP
GIA/CQA

Concours d'entrée à l'École Nationale Supérieure Polytechnique

Session d'octobre 2015 · Épreuve de Physique-Chimie · Parcours Licence : GIA, CQA · Niveau Bac C, D, E · Durée : 3 heures

Base faible & espèces majoritaires Chimie organique — estérification Déviation d'une particule chargée Étude de fonction & calcul d'aire
Chimie — Exercice 1Équilibre acide-base

À 1 litre de solution d'éthylamine de concentration 10⁻² mol/L on ajoute 5 cm³ de solution 1 mol/L d'acide chlorhydrique. Définir quantitativement les espèces majoritaires, minoritaires et ultra-minoritaires présentes à l'équilibre. Quelle est la propriété spécifique de cette solution ? Au mélange précédent on ajoute encore 5 cm³ de solution d'acide chlorhydrique 1 mol/L. Le nouveau mélange a-t-il un pH acide ou basique ? Justifier votre réponse.

Corrigé

Bilann(éthylamine initiale)=1×10⁻²=1,0·10⁻² mol. n(HCl ajouté, 1er ajout)=5·10⁻³×1=5,0·10⁻³ mol. L'acide (limitant) réagit totalement : C₂H₅NH₂+H₃O⁺→C₂H₅NH₃⁺+H₂O.
n(C₂H₅NH₂ restant) = n(C₂H₅NH₃⁺ formé) = 5,0·10⁻³ mol chacun
Les deux espèces du couple sont donc présentes en quantités égales : c'est le mélange équimolaire acide faible conjugué/base faible, soit une solution tampon (pH=pKa du couple, pH peu sensible à l'ajout de petites quantités d'acide ou de base). L'eau et les ions H₃O⁺/HO⁻ (équilibre de l'eau) sont des espèces ultra-minoritaires.
Second ajoutAprès un second ajout de 5·10⁻³ mol de HCl, le total d'acide ajouté (1,0·10⁻² mol) égale exactement n(éthylamine initiale) : on est exactement à l'équivalence d'un dosage base faible/acide fort. La solution ne contient alors que l'acide conjugué C₂H₅NH₃⁺ (espèce acide faible, qui s'hydrolyse partiellement en libérant des H₃O⁺) :
Le mélange est acide (pH<7), car C₂H₅NH₃⁺ est l'acide conjugué d'une base faible.
Chimie — Exercice 2Chimie organique

On donne les formules semi-développées des composés organiques A, B, D, E et F suivants :

A : CH₃–CO–CH₃   B : CH₃–CH₂–CHO   D : CH₃–CH₂–OH   E : CH₃–COOH   F : CH₃–CO–O–CH₃
  1. 1Donner la famille à laquelle appartient chacun de ces composés
  2. 2Deux de ces composés sont isomères, identifier les.
  3. 3On fait réagir D et E, on obtient un produit organique G et de l'eau. Écrire l'équation bilan de la réaction. Comment nomme-t-on cette réaction ? Donner ses caractéristiques.
  4. 4On fait réagir F et l'hydroxyde de sodium. Comment nomme-t-on cette réaction ? Quelles sont ses caractéristiques ?
Mêmes composés A à F que dans l'exercice de chimie organique de la FSSA (voir FSSA — Chimie, septembre 2015) : le corrigé est identique.

Corrigé

1A (propanone) : cétone. B (propanal) : aldéhyde. D (éthanol) : alcool. E (acide acétique) : acide carboxylique. F (éthanoate de méthyle) : ester.
2
A et B, tous deux de formule C₃H₆O, sont isomères.
3D+E ⇌ G+H₂O :
CH₃–CH₂–OH + CH₃–COOH ⇌ CH₃–COO–CH₂–CH₃ + H₂O
Réaction d'estérification (lente, limitée, athermique, catalysée par H⁺).
4F+NaOH → acétate de sodium + méthanol : réaction de saponification (rapide et totale, contrairement à l'estérification).
Physique — Exercice 1Champ électrique

Une particule de charge q et de masse m pénètre en O, avec une vitesse V₀⃗ horizontale de module V₀ = 2·10⁷ m·s⁻¹, à l'intérieur d'un condensateur plan formé de deux plaques horizontales A et B, de longueur L = 10 cm et distantes de d = 4 cm. La tension appliquée entre les plaques est U_AB = 160 V. La particule sort du champ électrique au point S, puis vient frapper un écran vertical (E) placé à la distance D = 40 cm du milieu des plaques.

  1. 1a) Représente le vecteur champ électrique E⃗ et la force électrique F⃗ entre les deux plaques A et B. b) Précise le signe de la charge q. Justifie.
  2. 2À partir d'une étude dynamique du mouvement de la particule, détermine l'équation de la trajectoire à l'intérieure des plaques entre le point O et S.
  3. 3a) Calcule le rapport |q|/m appelé charge massique de la particule, sachant que la déviation angulaire α à la sortie est telle que tan α = 0,176. b) Déduis la valeur algébrique de la charge q si m = 0,91·10⁻³⁰ kg. c) Quelle est alors la nature de la particule ? On négligera le poids de la particule devant la force électrique.
Données : U_AB = 160 V ; L = 10 cm ; d = 4 cm ; V₀ = 2·10⁷ m·s⁻¹ ; D = 40 cm ; e = 1,6·10⁻¹⁹ C.

Corrigé

1Champ : E = U_AB/d = 160/0,04 = 4000 V/m, dirigé de la plaque A (potentiel le plus élevé, U_AB>0) vers la plaque B. La force F⃗=qE⃗ subie par la particule est dirigée dans le sens de E⃗ si q>0, ou en sens opposé si q<0 : elle sera donc dirigée de B vers A une fois établi (question 3) que la particule est chargée négativement — la particule est attirée vers la plaque positive A.
2Mouvement rectiligne uniforme selon Ox (vitesse V₀) et uniformément accéléré selon Oy transversalement (a=qE/m). Avec x=V₀t et y=½at² :
y = (qE)/(2mV₀²) · x²  — trajectoire parabolique
3.aEn sortie de plaques (x=L) : tan α = V_y/V₀ = (qE/m)(L/V₀²), d'où |q|/m = tan α × V₀² / (E·L). V₀² = (2·10⁷)² = 4·10¹⁴ ; E·L = 4000×0,10 = 400.
|q|/m = 0,176 × 4·10¹⁴ / 400 = 1,76·10¹¹ C/kg
3.bAvec m = 0,91·10⁻³⁰ kg = 9,1·10⁻³¹ kg :
|q| = 1,76·10¹¹ × 9,1·10⁻³¹ ≈ 1,60·10⁻¹⁹ C = e
Puisque la particule est attirée vers la plaque positive A (charge de signe opposé au champ),
q = −1,6·10⁻¹⁹ C
3.c|q|/m ≈ 1,76·10¹¹ C/kg correspond exactement au rapport charge massique de l'électron (e/mₑ = 1,6·10⁻¹⁹/9,1·10⁻³¹ ≈ 1,76·10¹¹ C/kg), et m = 9,1·10⁻³¹ kg est la masse de l'électron.
La particule est un électron.
Partie B — MathématiquesExercice 1 · 6 pts

On considère la fonction numérique f à variable x, définie telle que f(x) = 1/(x ln x). (C) désigne la courbe représentative de f dans le repère orthonormé (o,i,j) du plan.

  1. 1Montrer que f est définie sur ]0;1[∪]1;+∞[
  2. 2Vérifier que la dérivée f' de f est f'(x) = (−1−ln x)/(x ln x)²
  3. 3a) Étudier le signe de f'. b) Dresser le tableau de variations de f. c) Étudier les branches infinies à (C).
  4. 4Tracer (C). a) Montrer que f peut encore s'écrire f(x) = (1/x)/(ln x). b) Calculer l'intégrale I = ∫ₑ³ f(x)dx. c) En déduire l'aire A du domaine plan limité par la courbe (c) de f, l'axe (ox) des abscisses et les droites d'équations x = e ; x = 3, unité graphique : 2 cm

Corrigé — Exercice 1

1f(x)=1/(x ln x) exige x>0 (pour ln x) et x ln x≠0, donc x≠1.
D_f = ]0;1[∪]1;+∞[
2En posant u=x ln x, u'=ln x+1, on a f=1/u donc f'=−u'/u² :
f'(x) = −(1+ln x)/(x ln x)²
(formule donnée, vérifiée par dérivation directe).
3a) Le carré au dénominateur est positif : f'(x) est du signe de −(1+ln x), donc f'(x)>0 ⟺ ln x<−1 ⟺ x<1/e. b) f croît sur ]0;1/e], décroît sur [1/e;1[ et sur ]1;+∞[, avec un maximum local f(1/e)=1/((1/e)×(−1))=−e. c) Asymptotes verticales x=0 et x=1 (f→−∞ des deux côtés, sauf f→+∞ quand x→1⁺) ; asymptote horizontale y=0 en +∞.
4a) 1/(x ln x)=(1/x)×(1/ln x) : identité algébrique immédiate. b) Avec t=ln x, dt=dx/x : ∫1/(x ln x)dx=∫dt/t=ln|ln x|+C.
I = [ln(ln x)]ₑ³ = ln(ln 3) − ln(ln e) = ln(ln 3) ≈ 0,094
c) f>0 sur [e;3] (car x>0 et ln x>0 dès x>1), donc l'aire (en unités d'aire) vaut I : avec l'unité graphique 2 cm (1 u.a.=4 cm²),
A = ln(ln 3) u.a. ≈ 0,094 u.a. ≈ 0,38 cm²
Exercice 2 · 4 pts

On considère l'ensemble ℂ des nombres complexes et on rappelle que i² = −1.

  1. 1Déterminer les racines carrées du nombre complexe u = 6 + 6i√3
  2. 2Soit l'équation (E) définie dans ℂ telle que (E) : 4Z³ − 6i√3Z² − (9+3i√3)Z − 4 = 0. a) Vérifier que Z₀ = −1/2 est solution de l'équation (E). b) Résoudre dans ℂ, l'équation (E).
  3. 3Le plan complexe ℂ est rapporté à un repère orthonormal direct (o,u,v). On donne les points A, B, C d'affixes respectives Zₐ = −1/2, Z_B = −1/2 + (√3/2)i, Z_C = 1+i√3. a) Déterminer l'écriture complexe de la similitude plane directe S qui transforme A en B et B en C. b) Déterminer les éléments caractéristiques de la similitude S.

Corrigé — Exercice 2

1|u|=√(6²+(6√3)²)=√(36+108)=√144=12. arg(u): cosθ=6/12=1/2, sinθ=6√3/12=√3/2 ⇒ θ=π/3. Les racines carrées de u=12e^(iπ/3) sont ±√12·e^(iπ/6) :
z = 3+i√3 et z = −3−i√3  (vérification : (3+i√3)²=9+6i√3−3=6+6i√3=u ✓)
2.a4(−1/2)³−6i√3(−1/2)²−(9+3i√3)(−1/2)−4 = −0,5−1,5i√3+4,5+1,5i√3−4 = 0.
Z₀=−1/2 est bien solution.
2.bDivision de 4Z³−6i√3Z²−(9+3i√3)Z−4 par (Z+1/2) : quotient 4Z²−(2+6i√3)Z−8, soit après simplification par 2 : 2Z²−(1+3i√3)Z−4=0. Discriminant : Δ=(1+3i√3)²+32=(1−27+6i√3)+32=6+6i√3=u (déjà calculé !). Donc √Δ=3+i√3.
Z = [(1+3i√3)±(3+i√3)]/4
Les trois solutions de (E) : Z₀=−1/2 , Z₁=1+i√3 , Z₂=(−1+i√3)/2
3.aOn remarque Zₐ=Z₀ et Z_C=Z₁ (racines de (E) trouvées ci-dessus). La similitude directe S(z)=az+b vérifie a=(Z_C−Z_B)/(Z_B−Zₐ). Z_B−Zₐ=i√3/2 ; Z_C−Z_B=3/2+i√3/2. D'où a=(3/2+i√3/2)/(i√3/2)=1−i√3. En reportant dans S(Zₐ)=Z_B : b=Z_B−a·Zₐ=(−1/2+i√3/2)−(1−i√3)(−1/2)=0.
S(z) = (1−i√3)z  (b=0)
3.b|a|=√(1+3)=2, arg(a)=−π/3 (partie réelle positive, partie imaginaire négative).
S est la similitude directe de centre O (origine), de rapport k=2 et d'angle θ=−π/3 (−60°).
ENS
2016-17

Concours d'entrée à l'École Normale Supérieure (ENS)

Année académique 2016-2017 · Option : Sciences physiques (SVT) · Discipline : Chimie

Cinétique chimique d'ordre 2 Énergie d'activation Titrage diacide
Exercice ICinétique

Lorsqu'on le chauffe, l'acétaldéhyde se transforme en méthane et en CO selon une réaction d'ordre 2 représentée par l'équation : CH₃CHO → CH₄ + CO. On réalise une étude cinétique de la réaction et on obtient les résultats contenus dans le tableau ci-dessous :

Temps (s)040
[CH₃CHO] mol/L10,637
  1. aÉtablir la loi de la vitesse étudiée
  2. bCalculer la constante de la vitesse de la réaction
  3. cCalculer le temps de demi-vie de cette réaction
  4. dQuelle sera la concentration en CO obtenue après 120 s de réaction ?
  5. eUne règle empirique en cinétique stipule que, pour beaucoup de réactions, une augmentation de 10°C fait à peu près doubler la vitesse. Quelle doit être l'énergie d'activation d'une réaction si on trouve que sa vitesse double effectivement entre 25°C et 35°C ?

Corrigé — Exercice I

aPour un ordre 2 (une seule espèce), −d[A]/dt=k[A]² s'intègre en 1/[A]−1/[A]₀=kt :
1/[A] = 1/[A]₀ + kt
bAvec [A]₀=1 mol/L, [A]=0,637 mol/L à t=40 s : 1/0,637−1=0,570=40k ⇒
k ≈ 1,42·10⁻² mol⁻¹·L·s⁻¹
cPour un ordre 2, t₁/₂=1/(k[A]₀) :
t₁/₂ ≈ 1/(0,0142×1) ≈ 70,2 s
d[A](120 s)=1/(1/[A]₀+kt)=1/(1+0,0142×120)≈0,369 mol/L. Par stœchiométrie 1:1, [CO]=[A]₀−[A] :
[CO](120 s) ≈ 1−0,369 ≈ 0,63 mol/L
eLoi d'Arrhenius : ln(k₂/k₁)=(Ea/R)(1/T₁−1/T₂), avec k₂/k₁=2, T₁=298 K, T₂=308 K :
Ea = R ln2 / (1/298−1/308) ≈ 8,314×0,693/1,089·10⁻⁴ ≈ 52,9 kJ/mol
Exercice IITitrage

20 mL d'une solution d'acide sulfureux 0,5 mol/L sont titrés par une solution d'hydroxyde de potassium 1 mol/L.

  1. 1Écrire l'équation de la réaction de neutralisation sur laquelle repose ce titrage (première neutralisation, c'est-à-dire seul le premier proton est neutralisé).
  2. 2Calculer le volume de base ajouté au premier point équivalent.
Complément — variante avec KOH
Ca = 0,5 mol/L ; Va = 20 mL ; Cb = 1 mol/L
  1. 3Dessiner l'allure théorique de la courbe de titrage. Repérer les six zones et indiquer sur chaque zone de la courbe la nature des espèces présentes.
  2. 4Calculer le pH de la solution après ajout de 0 mL, 5 mL, 10 mL, 15 mL, 20 mL, 40 mL de KOH.
pKa non fournis dans le texte retranscrit. Les valeurs pKa₁ et pKa₂ de l'acide sulfureux (nécessaires à la question 4) ne figurent pas dans les données récupérées ; le corrigé utilise les valeurs usuelles de la littérature (pKa₁≈1,85 ; pKa₂≈7,2), à ajuster si le sujet original en donnait d'autres.

Corrigé — Exercice II

1
H₂SO₃ + HO⁻ → HSO₃⁻ + H₂O
(seul le premier proton, le plus acide, réagit ici).
2n(H₂SO₃)=0,020×0,5=0,010 mol. À l'équivalence : C_b·V_éq1=n(acide) ⇒
V_éq1 = 0,010/1 = 10 mL
3Courbe de titrage d'un diacide, 6 zones caractéristiques :
ZoneVolume KOHEspèce(s) dominante(s)
10 ≤ V < 5 mLH₂SO₃ majoritaire
2V=5 mL (demi-éq. 1)H₂SO₃ = HSO₃⁻ (pH=pKa₁)
3V=10 mL (éq. 1)HSO₃⁻ seul (ampholyte)
410 < V < 20 mLHSO₃⁻ / SO₃²⁻
5V=15 mL (demi-éq. 2)HSO₃⁻ = SO₃²⁻ (pH=pKa₂)
6V=20 mL (éq. 2) et au-delàSO₃²⁻ puis excès de KOH
4Avec pKa₁≈1,85 et pKa₂≈7,2 (valeurs usuelles) :
V (mL)0510152040
pH≈1,11≈1,85≈4,5≈7,2≈10,3≈13,5
pH(0)≈1,11 (H₂SO₃ seul) ; pH(5)=pKa₁ ; pH(10)≈(pKa₁+pKa₂)/2 (ampholyte) ; pH(15)=pKa₂ ; pH(20) : hydrolyse basique de SO₃²⁻ ; pH(40) : excès de KOH (0,02 mol dans 60 mL).
ENSAF
Interne

Concours interne d'entrée à l'École Nationale Supérieure d'Agronomie et de Foresterie (ENSAF)

Année académique 2016-2017 · Session de 2016 · Épreuve de Chimie-Physique · Séries : C, D, E · Durée : 3 heures

Ébulliométrie & masse molaire Combustion organique Tir de projectile Chute d'une bombe larguée Ondes le long d'une corde
Chimie — Exercice 1Masse molaire

L'élévation ébulliométrique d'une solution contenant 1g d'éthanol (C₂H₆O) dans 100g d'éther ordinaire est de 0,47°C. Celle d'une solution de 0,5g d'un composé organique A de formule indéterminée CₓHᵧOᵤ dans 50g d'éther est de 0,292°C.

  1. aDéterminer la masse moléculaire approchée de A.
  2. bSachant que l'oxydation totale d'une masse m de composé A par l'oxyde cuivreux (CuO) fournit 2,64g de dioxyde de carbone et 1,08g d'eau :
    1. 1.Écrire l'équation bilan de la combustion.
    2. 2.Établir une relation simple entre x et y.
    3. 3.Déterminer la formule brute du composé sachant que son atomicité est égale à 11.
    4. 4.Calculer la masse m du composé A utilisé. On donne C=12, H=1, O=16 (g/mole).

Corrigé

aLoi de l'ébullioscopie : Δθ=K_e·m (m=molalité=n/masse de solvant en kg). Pour l'éthanol (M=46 g/mol) : n=1/46≈0,02174 mol dans 0,100 kg ⇒ m₁=0,2174 mol/kg, d'où K_e=Δθ₁/m₁=0,47/0,2174≈2,162 °C·kg/mol. Pour A : m₂=Δθ₂/K_e=0,292/2,162≈0,1351 mol/kg dans 0,050 kg ⇒ n(A)=0,1351×0,050≈6,75·10⁻³ mol.
M(A) = 0,5/6,75·10⁻³ ≈ 74 g/mol
b.1n(CO₂)=2,64/44=0,06 mol ⇒ n(C)=0,06 mol. n(H₂O)=1,08/18=0,06 mol ⇒ n(H)=0,12 mol.
CₓHᵧOᵤ + (x+y/4−z/2)O₂ → xCO₂ + (y/2)H₂O
b.2Rapport n(C)/n(H)=0,06/0,12=1/2, donc
y = 2x
b.3Atomicité x+y+z=11 et M=12x+y+16z≈74. Avec y=2x : 14x+16z=74 et 3x+z=11 ⇒ z=11−3x, d'où 14x+16(11−3x)=74 ⇒ −34x=−102 ⇒ x=3, z=2, y=6.
Formule brute : C₃H₆O₂ (M=36+6+32=74 g/mol — cohérent avec la masse molaire trouvée en a)
b.4n(A) dans l'échantillon brûlé = n(C)/x = 0,06/3=0,02 mol.
m = n×M = 0,02×74 = 1,48 g
Physique — Exercice 1Tir de projectile

Un projectile est tiré sous un angle α = 45° d'un sommet A de 100 m de hauteur, dominant un sol horizontal, la vitesse initiale est de 400 m/s.

  1. 1Déterminer l'équation de la trajectoire du projectile.
  2. 2Calculer : a) L'abscisse du lieu où le projectile touche le sol. b) Le temps mis par le projectile pour atteindre le sommet S. c) Les composantes des vecteurs Vitesse du projectile au sommet S. On prendra g = 10 m/s².

Corrigé

1Avec α=45°, V₀ₓ=V₀y=V₀cos45°=400×0,7071≈282,8 m/s. En prenant l'origine en A : x(t)=V₀ₓt, y(t)=V₀yt−½gt² (y positif vers le haut). Puisque V₀ₓ=V₀y, t=x/V₀ₓ donne :
y = x − (g/2V₀ₓ²)x² ≈ x − 6,25·10⁻⁵ x²
2.aLe sol est 100 m sous A (y=−100) : 6,25·10⁻⁵x²−x−100=0. La racine positive donne
x_impact ≈ 16 100 m (≈16,1 km)
2.bAu sommet S, V_y=0 : t_S=V₀y/g=282,8/10
t_S ≈ 28,3 s
2.cAu sommet, seule la composante horizontale subsiste (V_y=0) :
V_S = (V₀ₓ ; 0) ≈ (283 ; 0) m/s, soit ‖V_S‖≈283 m/s
Physique — Exercice (complément, réaction cinétique)

La réaction d'équation bilan 2B + C → 3D est d'ordre 2 par rapport au réactif B, le réactif C étant introduit en large excès. La concentration initiale du réactif B est [B]₀ = 3 mol·L⁻¹. Au bout d'une durée t = 2 h, il s'est formé 1,5 mol·L⁻¹ de produit D. On travaille à volume et à température constants.

  1. 1Établir le tableau d'avancement et en déduire l'avancement x de cette réaction
  2. 2Calculer pour cette réaction : a) La constante de vitesse. b) La vitesse de la réaction à t = 2 h. c) Le temps de demi-réaction.

Corrigé

1Tableau d'avancement (ξ = avancement volumique, mol/L) : [B]=[B]₀−2ξ ; [C]=[C]₀−ξ ; [D]=3ξ. À t=2h, [D]=1,5 mol/L ⇒ 3ξ=1,5.
ξ = x = 0,5 mol/L, d'où [B](2h) = 3−2×0,5 = 2 mol/L
2.aRéaction d'ordre 2 par rapport à B (C en large excès, sa concentration reste quasi constante) : on prend −d[B]/dt = k[B]², d'intégrale 1/[B] = 1/[B]₀ + kt.
k = (1/[B]−1/[B]₀)/t = (1/2 − 1/3)/2 = (1/6)/2 = 1/12 ≈ 0,083 mol⁻¹·L·h⁻¹
2.bVitesse de disparition de B à t=2h : v=k[B]²=(1/12)×2² :
v = 4/12 = 1/3 ≈ 0,33 mol·L⁻¹·h⁻¹
2.cTemps de demi-réaction t₁/₂ : instant où [B]=[B]₀/2=1,5 mol/L. Avec 1/[B]=1/[B]₀+kt₁/₂ : 1/1,5−1/3=2/3−1/3=1/3=k·t₁/₂
t₁/₂ = (1/3)/(1/12) = 4 heures
Physique — Exercice 3Chute parabolique

Un avion à l'altitude h = 1500 m, se déplace en vol rectiligne horizontal, à la vitesse constante V = 90 m·s⁻¹. Il largue, à la verticale d'un point p du sol plan et horizontal, une bombe que l'on assimilera à un point matériel. Si l'instant du largage est pris comme origine des temps, en négligeant la résistance de l'air sur la bombe et en prenant g = 10 m·s⁻² :

  1. 1Établir dans un repère judicieusement choisi, les équations horaires du mouvement de la bombe.
  2. 2Déduire l'équation de la trajectoire et la nature du mouvement de la bombe.
  3. 3Où se trouvera l'avion quand la bombe touchera le sol ?

Corrigé

1Origine au point de largage, x horizontal (sens du vol), y vertical descendant. Vitesse initiale purement horizontale (V=90 m/s), chute libre verticale :
x(t) = 90t  ;  y(t) = 5t²  (avec g=10 m/s²)
2En éliminant t=x/90 :
y = 5(x/90)² ≈ 6,17·10⁻⁴ x² — trajectoire parabolique
3La bombe touche le sol quand y=h=1500 m : 1500=5t² ⇒ t=√300≈17,3 s. Pendant ce temps, l'avion parcourt V×t=90×17,3≈1559 m, exactement la même distance horizontale que la bombe (même vitesse horizontale constante, sans frottement).
L'avion se trouve exactement à la verticale du point de chute de la bombe.
Physique — Exercice 4Ondes mécaniques

À la suite d'une expérience sur la propagation des ondes le long d'une corde, un élève veut construire les graphes représentant l'élongation d'un point vibrant en fonction du temps et l'aspect de la corde à un instant donné. Pour cela, on considère une lame horizontale dont l'extrémité A vibre verticalement. En A est fixée une corde horizontale de longueur L = AB = 1,20 m, de masse m = 24 g, soumise à une tension F ; la fréquence des vibrations de la lame est N = 50 Hz et les vibrations se propagent le long du mouvement à la vitesse V = 20 m·s⁻¹. Un système supprime la réflexion des ondes à l'extrémité B du fil.

  1. 1Calculer la longueur d'onde du mouvement vibratoire et la tension F du fil.
  2. 2L'extrémité A de la lame a un mouvement sinusoïdal d'amplitude a = 10 mm.
    1. a. Établir l'équation horaire du mouvement de A et celle du point C du fil telle que AC = X = 70 cm. On prendra comme origine des temps l'instant où l'élongation de A est nulle et croissante.
    2. b. Représenter l'élongation y_C(t) du mouvement du point C.
    3. c. Représenter l'aspect de la corde AB à l'instant t = 0,0025 s.

Corrigé

1λ=V/N=20/50=0,4 m. Masse linéique µ=m/L=0,024/1,20=0,02 kg/m. Relation de la corde vibrante V=√(F/µ) ⇒ F=V²µ=400×0,02=8 N.
2.aAvec l'origine des temps où A a une élongation nulle et croissante : y_A(t)=a sin(2πNt)=0,01 sin(100πt) (SI). Le point C, à X=0,7 m de A, reproduit le mouvement de A avec un retard τ=X/V=0,7/20=0,035 s :
y_C(t) = a sin(100πt−100π×0,035) = 0,01 sin(100πt−3,5π) = 0,01 cos(100πt) m
2.by_C(t) est une sinusoïde d'amplitude 1 cm, de période T=1/N=0,02 s, qui démarre (t=0) à son maximum (contrairement à A qui démarre à 0) — décalage dû au retard de propagation.
2.cAspect instantané de la corde : y(x,t)=a sin(ωt−kx) avec k=2π/λ≈15,71 rad/m, ω=100π rad/s. À t=0,0025 s, ωt=0,25π rad (45°) :
y(x) = 0,01 sin(π/4 − 15,71x) — sinusoïde de longueur d'onde 0,4 m sur la corde, en A (x=0) : y≈7,07 mm.
ENS
1ère An.

Concours d'entrée en 1ère année — École Normale Supérieure

Session d'octobre 2016 · Parcours : Licence · Option : Mathématiques-Physique-Chimie · Niveau : Baccalauréat · Épreuve : Sciences Physiques · Durée : 4 heures · Documents autorisés : néant

Propriétés colligatives Structure de l'atome Cinétique d'ordre 2
Exercice 1
I — Réponds par vrai ou faux
  1. 1L'abaissement cryométrique Δθ est proportionnel à la concentration de la solution.
  2. 2L'unité du volume molaire d'un gaz est le litre.
  3. 3Les lois de Raoult ne s'appliquent qu'aux solutions concentrées.
  4. 4L'énergie d'un atome dans son état fondamental est maximale.
II — Appariement

Relie un élément-question de la colonne A à un élément-réponse de la colonne B. Exemple a₄ = b₂

Colonne A : a₁ Nucléides de même Z et de A différents ; a₂ Corps dissous dans un liquide ; a₃ Température d'ébullition d'un solvant pur ; a₄ Volume molaire ; a₅ Densité d'un gaz
Colonne B : b₁ Soluté ; b₂ 22,4 L·mol⁻¹ ; b₃ M/29 ; b₄ constante ; b₅ isotope
III — Texte à trous

En te référant au cours, complète la phrase suivante par les mots manquants : « L'élévation … est proportionnelle à la … à la … du soluté. »

IV — Question à réponse courte

Donne la définition de l'énergie de liaison.

Corrigé — Exercice 1

I1) Vrai (loi de Raoult). 2) Nuancé : l'unité correcte du volume molaire est le litre par mole (L/mol ou L·mol⁻¹), pas simplement « le litre » — à prendre comme faux si l'on exige l'unité complète. 3) Faux : les lois de Raoult s'appliquent aux solutions diluées, pas concentrées. 4) Faux : l'énergie de l'état fondamental est minimale, pas maximale.
IIa₁(isotopes)↔b₅ ; a₂(soluté)↔b₁ ; a₃(température d'ébullition, constante à pression donnée)↔b₄ ; a₄(volume molaire)↔b₂(22,4 L·mol⁻¹) ; a₅(densité d'un gaz)↔b₃(M/29).
III
« L'élévation ébullioscopique est proportionnelle à la concentration molale (molalité) du soluté. »
IVL'énergie de liaison est l'énergie qu'il faut fournir pour rompre une mole de liaisons chimiques données, en séparant les deux atomes à distance infinie l'un de l'autre (c'est aussi, au signe près, l'énergie libérée lors de la formation de cette liaison) — toujours positive dans la convention de rupture.
Exercice 2Cinétique

La réaction d'équation bilan 2B + C → 3D, est de deuxième ordre. La concentration initiale du réactif B est égale à 3 mol/L. Au bout de 2 h, 1,5 mol/L de produit D sont formées.

  1. 1Établis le tableau d'avancement de la réaction et déduis-en l'avancement volumique x à la date t = 2 h. (1,5pt)
  2. 2Calcule : a- la constante de vitesse k de la réaction (1pt) ; b- la vitesse volumique de la réaction à t = 2 h (1pt) ; c- le temps de demi-réaction t₁/₂. (1pt)
  3. 3Détermine la concentration du réactif B au bout de 5 heures de réaction. (1pt)
  4. 4Trace l'allure de la courbe [B] = f(t) et indique comment on peut y lire graphiquement le temps de demi-réaction. (0,5pt)

Corrigé — Exercice 2

1En notant ξ (=x) l'avancement volumique (mol/L) : [B]=[B]₀−2ξ ; [C]=[C]₀−ξ ; [D]=3ξ. Avec [D](2h)=1,5 mol/L : 3ξ=1,5.
x = ξ = 0,5 mol/L, d'où [B](2h) = 3 − 2×0,5 = 2 mol/L
2.aRéaction du 2e ordre par rapport à B : −d[B]/dt = k[B]², d'intégrale 1/[B] = 1/[B]₀ + kt.
k = (1/[B]−1/[B]₀)/t = (1/2−1/3)/2 = (1/6)/2 = 1/12 ≈ 0,083 mol⁻¹·L·h⁻¹
2.bVitesse (de disparition de B) à t=2h : v=k[B]²=(1/12)×2² :
v = 4/12 = 1/3 ≈ 0,33 mol·L⁻¹·h⁻¹
2.ct₁/₂ : instant où [B]=[B]₀/2=1,5 mol/L. 1/1,5−1/3=1/3=k·t₁/₂ :
t₁/₂ = (1/3)/(1/12) = 4 heures
31/[B](5) = 1/[B]₀ + k×5 = 1/3 + (1/12)×5 = 4/12+5/12 = 9/12 = 3/4 :
[B](5h) = 4/3 ≈ 1,33 mol/L
4La courbe [B]=f(t) part de 3 mol/L à t=0 et décroît de façon non linéaire (allure hyperbolique caractéristique d'un ordre 2, décroissance plus lente qu'une exponentielle) vers une asymptote horizontale nulle. Le temps de demi-réaction se lit graphiquement en repérant l'abscisse du point de la courbe dont l'ordonnée vaut [B]₀/2 = 1,5 mol/L : on trouve t₁/₂ ≈ 4 h, ce qui confirme le calcul de la question 2.c.
ENS
Sc. Nat.

Concours d'entrée en 1ère année — École Normale Supérieure

Session d'octobre 2016 · Parcours : Licence · Option : Sciences Naturelles · Niveau : Baccalauréat · Épreuve : Mathématiques-Sciences Physiques · Durée : 4 heures · Documents autorisés : néant

Équilibre chimique Hydrolyse d'un ester Déviation d'une particule
Partie A — Sciences physiques — Exercice 1Chimie · 4 pts

Choisir la (ou les) bonne(s) réponse(s)

  1. 1L'augmentation de la température du milieu réactionnel d'une réaction équilibrée exothermique : a) Favorise la réaction directe ; b) Favorise la réaction inverse ; c) N'influence pas l'équilibre chimique.
  2. 2Soit la réaction équilibrée N₂ + 3H₂ ↔ 2NH₃. Si on élimine progressivement le produit NH₃ dans le milieu réactionnel : a) L'équilibre se déplace dans le sens de la réaction directe ; b) L'équilibre se déplace dans le sens de la réaction inverse ; c) La réaction devient totale ; d) L'équilibre ne se déplace pas.
  3. 3L'hydrolyse du 2-méthylpropanoate de méthyle conduit à la formation de l'acide : a) CH₃COOH ; b) CH₃–CH(CH₃)–COOH ; c) CH₃–CH₂–CH(CH₃)–COOH.
  4. 4Dans la formule d'un ester de la forme R₁–COO–R₂, on a : a) R₁ et R₂ sont nécessairement des groupes alkyles ; b) R₁ peut être un atome d'hydrogène ; c) R₂ peut être un atome d'hydrogène ; d) R₂ est nécessairement un radical qui provient de l'alcool.

Corrigé

1Réaction équilibrée exothermique + augmentation de T : par la loi de modération (Le Chatelier), le système évolue pour absorber l'excès d'énergie, donc favorise la réaction qui consomme de la chaleur.
Réponse : b) favorise la réaction inverse (endothermique)
2Retirer NH₃ (produit) déplace l'équilibre dans le sens qui en reforme, par loi de modération.
Réponse : a) l'équilibre se déplace dans le sens de la réaction directe
3L'ester 2-méthylpropanoate de méthyle est CH₃–CH(CH₃)–COO–CH₃ ; son hydrolyse redonne l'acide correspondant.
Réponse : b) CH₃–CH(CH₃)–COOH (acide 2-méthylpropanoïque)
4Dans R₁–COO–R₂ : R₁ peut être un hydrogène (cas des esters de l'acide méthanoïque, formiates) — a) est donc fausse et b) vraie. R₂ provient obligatoirement de l'alcool et ne peut pas être un simple hydrogène (sinon ce serait l'acide carboxylique lui-même, pas un ester) — c) fausse, d) vraie.
Réponses correctes : b) et d)
Exercice 2Physique · 6 pts

Dans le but de déterminer la nature d'une particule de charge q et de masse m, on se propose d'étudier le mouvement de cette particule dans l'espace champ électrique créé par deux plaques métalliques chargées. La particule pénètre en O à l'intérieur d'un condensateur plan où règne un champ électrique uniforme E⃗ avec une vitesse V₀⃗ horizontale de module V₀ = 2·10⁷ m·s⁻¹. La différence de potentiel entre les plaques A et B de longueur L = 20 cm et distantes de d = 5 cm est telle que VA − VB = 100 V. Cette particule sort du condensateur au point S.

  1. 1Représente sur un schéma le vecteur champ électrique E⃗ et la force électrique F⃗ subie par la particule entre les plaques A et B ; précise le signe de la charge q en justifiant. (1,5pt)
  2. 2Établis, à partir d'une étude dynamique, les équations horaires du mouvement puis l'équation de la trajectoire de la particule entre O et S. (1,5pt)
  3. 3La déviation angulaire à la sortie des plaques est telle que tan α = 0,176. Calcule la charge massique |q|/m de la particule. (1,5pt)
  4. 4Déduis-en la valeur algébrique de la charge q, sachant que m = 9,1·10⁻³¹ kg, puis identifie la nature de cette particule. (1pt)
  5. 5Calcule la déviation Y du point d'impact sur un écran vertical placé à la distance D = 40 cm du milieu des plaques. (0,5pt)
On négligera le poids de la particule devant la force électrique. Données : V₀ = 2·10⁷ m·s⁻¹ ; L = 20 cm ; d = 5 cm ; V_A − V_B = 100 V ; D = 40 cm ; e = 1,6·10⁻¹⁹ C.

Corrigé — Exercice 2

1Champ : E = (V_A−V_B)/d = 100/0,05 = 2000 V/m, dirigé de la plaque A (potentiel le plus élevé) vers la plaque B. La force F⃗=qE⃗ est colinéaire à E⃗ pour une charge positive, opposée à E⃗ pour une charge négative ; comme la particule s'avère être un électron (question 4), F⃗ est dirigée de B vers A : la particule est attirée vers la plaque positive A.
2Mouvement rectiligne uniforme selon Ox (x=V₀t) et uniformément accéléré selon Oy (a=qE/m, y=½at²=(qE/2m)t²). En éliminant t=x/V₀ :
y = (qE)/(2mV₀²) · x²  — trajectoire parabolique entre O et S
3En S (x=L), tan α = V_y/V₀ = (qE/m)(L/V₀²), donc |q|/m = tan α × V₀²/(E·L). V₀² = (2·10⁷)² = 4·10¹⁴ ; E·L = 2000×0,20 = 400.
|q|/m = 0,176 × 4·10¹⁴ / 400 = 1,76·10¹¹ C/kg
4|q| = (|q|/m)×m = 1,76·10¹¹ × 9,1·10⁻³¹ ≈ 1,60·10⁻¹⁹ C = e. La particule étant attirée vers la plaque positive A, sa charge est négative :
q = −1,6·10⁻¹⁹ C
Ce rapport |q|/m ≈ e/mₑ (charge massique de l'électron) et cette masse m=9,1·10⁻³¹ kg identifient sans ambiguïté la particule :
c'est un électron.
5Propriété du mouvement parabolique entre plaques : le prolongement de la tangente à la trajectoire en S recoupe l'axe Ox au milieu des plaques. La déviation sur l'écran, à la distance D du milieu des plaques, vaut donc simplement :
Y = D × tan α = 0,40 × 0,176 = 0,0704 m ≈ 7,0 cm
ENSP
2016

Concours d'entrée à l'École Nationale Supérieure Polytechnique (ENSP)

Session d'Octobre 2016 · Épreuve de Physique-Chimie · Séries Baccalauréat : C, D, E · Parcours-type : GIA, CQA · Durée : 3h00 · Coeff. : 2

Radioactivité — désintégration β⁻ Acide carboxylique Pendule & torsion Champ électrique — déviation
Chimie8 pts
Partie A — Vérification des connaissances
  1. 1Questions à alternative vrai ou faux (2pts) : exemple : e = faux
    1. a.L'expression de l'activité A(t) d'un échantillon radioactif est : A(t) = λN
    2. b.Un acide carboxylique possède un seul atome d'oxygène.
    3. c.Pour un monoacide fort le pH = −log C₀
    4. d.Le coefficient d'ionisation d'une réaction totale est inférieur à 1.
  2. 2Texte à trous (1pt) : complète la phrase suivante par les mots ci-après : fondamental ; hydrogène ; ionisation ; électron. « L'énergie d'… est l'énergie minimale qu'il faut fournir à l'atome d'… dans son état … pour lui arracher son … »
  3. 3Réarrangement (1pt) : recopie et ordonne le texte suivant qui est écrit en désordre : « Une réduction / gagne des électrons / au cours de laquelle / est une réaction / espèce chimique. »
Partie B — Application des connaissances

L'isotope du sodium ²⁴₁₁Na est radioactif β⁻. Sa période radioactive est 15 heures, sa masse nucléaire est de 23,991µ. Au cours de sa désintégration radioactive, il forme un noyau fils X de masse 23,985µ.

  1. 1Donne la composition du noyau de sodium ²⁴₁₁Na. (1pt)
  2. 2Écris son équation de désintégration et identifie le noyau X (donne son nom, numéro atomique et son nombre de masse). (1pt)
  3. 3Détermine l'énergie libérée au cours de cette désintégration en MeV et en J. (1pt)
  4. 4L'échantillon dont on disposait avait une masse de 2,6g. Au bout de combien de temps ne restera-t-il plus que 0,2g de ²⁴₁₁Na ? (1pt)
Données : h = 6,62·10⁻³⁴ J·s ; c = 3·10⁸ m·s⁻¹ ; 1MeV = 1,6·10⁻¹³ J ; 1µ = 1,66·10⁻²⁷ kg = 931,5 MeV/C²

Corrigé — Chimie

I.1a) Vrai (A(t)=λN, loi de décroissance radioactive). b) Faux (un acide carboxylique possède deux atomes d'oxygène, groupe –COOH). c) Vrai (pH=−log C₀ pour un monoacide fort de concentration C₀). d) Faux (le coefficient d'ionisation d'une réaction totale vaut 1, pas moins).
I.2
« L'énergie d'ionisation est l'énergie minimale qu'il faut fournir à l'atome d'hydrogène dans son état fondamental pour lui arracher son électron. »
I.3
« Une réduction est une réaction au cours de laquelle une espèce chimique gagne des électrons. »
II.1Noyau ²⁴₁₁Na :
11 protons, N=A−Z=24−11=13 neutrons
II.2Émission β⁻ : Z augmente de 1, A inchangé.
²⁴₁₁Na → ²⁴₁₂Mg + ⁰₋₁e  (noyau fils : magnésium 24, Z=12)
II.3Δm=m(Na)−m(Mg)≈23,991−23,985=0,006 µ (masse de l'électron négligeable à cette précision).
E=Δm×931,5 MeV ≈ 5,59 MeV ≈ 5,59×1,6·10⁻¹³ ≈ 8,94·10⁻¹³ J
II.4N(t)/N₀=(1/2)^(t/T) avec T=15 h : 0,2/2,6=(0,5)^(t/15) ⇒ t=15×ln(0,2/2,6)/ln(0,5).
t ≈ 55,5 heures (≈2 jours et 7 h 30)
Physique12 pts
Partie A — Vérification des connaissances
  1. 1Appariement (2pts) : relie l'élément-question de la colonne A à un élément-réponse de la colonne B. Exemple : A₆ = B₇
    Colonne A : a₁ expression de a⃗ pour un corps en chute libre ; a₂ la période d'un pendule simple ; a₃ expression de a⃗ pour une particule de charge q dans un champ E⃗ uniforme ; a₄ période d'un pendule de torsion.
    Colonne B : b₁ : g⃗ ; b₂ : qE/m ; b₃ : 2π√(l/g) ; b₄ : 2π√(I/C)
  2. 2Question à réponse courte (1pt) : Définis un mouvement périodique.
  3. 3Schéma à compléter (1pt) : un électron pénètre en O entre deux plaques métalliques verticales A et B avec une vitesse v₀⃗ et rencontre la plaque B en S. Reproduis le schéma en indiquant les signes des plaques et en représentant les vecteurs F⃗ et E⃗.

Corrigé — Physique (Partie A)

1a₁(chute libre, a⃗)↔b₁(g⃗) ; a₂(période pendule simple)↔b₃(2π√(l/g)) ; a₃(particule chargée dans E⃗)↔b₂(qE/m) ; a₄(période pendule de torsion)↔b₄(2π√(I/C)).
2
Un mouvement périodique se reproduit identique à lui-même à intervalles de temps égaux ; la plus petite durée T de cette répétition est la période.
3L'électron (charge négative) est dévié vers la plaque B : la force F⃗=qE⃗ doit donc pointer de A vers B pour une charge négative, ce qui impose E⃗ dirigé de B vers A — donc la plaque B est chargée négativement et la plaque A positivement (le champ va du + vers le −, la force sur l'électron est opposée à E⃗).
Partie B — Vérification et application des connaissances

Un circuit série comporte un conducteur ohmique de résistance R = 40 Ω, une bobine d'inductance L et de résistance négligeable, et un condensateur de capacité C = 20 µF. Ce circuit est alimenté par une tension sinusoïdale u(t) = 120√2 sin(100πt) (volts). L'intensité efficace mesurée dans le circuit est I = 2,4 A et l'intensité est en retard de phase sur la tension, avec cos φ = 0,8.

  1. 1Calcule l'impédance Z du circuit. (0,5pt)
  2. 2Établis la construction de Fresnel relative au circuit, puis donne l'expression de l'intensité instantanée i(t). (1,5pt)
  3. 3Déduis-en la valeur de la réactance (Lω − 1/Cω) du circuit, puis celle de l'inductance L de la bobine. (1,5pt)
  4. 4Calcule la puissance moyenne consommée par le circuit. (0,5pt)

Corrigé — Partie B

1U (efficace) = 120 V (car u(t)=120√2 sin(100πt)) :
Z = U/I = 120/2,4 = 50 Ω
2Vérification : cos φ = R/Z = 40/50 = 0,8, cohérent avec l'énoncé. φ = arccos(0,8) ≈ 36,9° ≈ 0,644 rad. Le courant étant en retard sur la tension (circuit globalement inductif) :
i(t) = 2,4√2 sin(100πt − 0,644) A
Construction de Fresnel : on porte U_R (colinéaire à I⃗, référence de phase), U_L en quadrature avance (+90°) et U_C en quadrature retard (−90°) par rapport à I⃗ ; leur somme vectorielle U_R+U_L+U_C reconstitue U⃗, en avance de φ sur I⃗ (U_L>U_C ici, d'où le retard du courant).
3Réactance : X = Lω−1/Cω = √(Z²−R²) = √(2500−1600) = √900 = 30 Ω (positive : circuit net inductif, cohérent avec le retard du courant). 1/(Cω) = 1/(20·10⁻⁶×100π) ≈ 159,2 Ω. Lω = X + 1/(Cω) ≈ 30+159,2 = 189,2 Ω.
L = 189,2/(100π) ≈ 0,60 H
4
P = UI cos φ = 120×2,4×0,8 = 230,4 W
Partie C — Résolution d'un problème

On dispose d'un pendule élastique horizontal. Le solide S fixé à l'extrémité libre du ressort, glisse sans frottements sur un plan horizontal suivant l'axe (X'X). On veut déterminer les équations caractéristiques x = f(t) ; V_x = g(t) et a_x = h(t) du mouvement du solide S en exploitant le graphique fourni.

  1. 1Quelles sont : a) l'amplitude du mouvement de S ; b) la période des oscillations.
  2. 2a) Donne l'abscisse du mobile à l'instant t = 0 (0,5pt) ; b) déduis-en sa vitesse à cet instant. (0,5pt)
  3. 3Établis les équations : a) x = f(t), abscisse du mobile à l'instant t (0,75pt) ; b) V_x = g(t), vitesse du mobile à l'instant t (0,75pt) ; c) a_x = h(t), accélération du mobile à l'instant t. (0,75pt)
  4. 4La masse du solide S est m = 200 g. Déduis-en la constante de raideur k du ressort, puis calcule l'énergie mécanique du système {solide + ressort}. (0,75pt)
Données à lire sur le graphique : amplitude X_m = 4 cm ; période T = 0,628 s ; à t = 0 le mobile passe par l'abscisse x = 2 cm en se déplaçant dans le sens positif.

Corrigé — Partie C

1
a) X_m = 4 cm. b) T = 0,628 s ⇒ ω = 2π/T ≈ 10 rad/s
2a)
x(0) = 2 cm
b) cos φ = x(0)/X_m = 2/4 = 0,5 ⇒ φ=±π/3 ; mouvement dans le sens positif à t=0 ⇒ v(0)>0 ⇒ sin φ<0 ⇒ φ=−π/3.
v(0) = −X_m ω sin(−π/3) = 4×10×(√3/2) ≈ 34,6 cm/s
3a)
x(t) = 4 cos(10t − π/3) cm
b)
V_x(t) = −40 sin(10t − π/3) cm/s
c) a_x=−ω²x :
a_x(t) = −400 cos(10t − π/3) cm/s² = −4 cos(10t − π/3) m/s²
4ω²=k/m ⇒ k=mω²=0,200×10²=20 N/m. Énergie mécanique (constante, égale à l'énergie potentielle élastique maximale) :
E_m = ½kX_m² = ½×20×(0,04)² = 0,016 J = 16 mJ
FSSA
2016-17

Concours d'entrée en première année — Faculté des Sciences de la Santé (FSSA)

Année académique 2016-2017 · Parcours : Médecine, Sciences Biomédicales, Santé Publique · Épreuve : Chimie · Durée : 4 heures · Documents autorisés : néant

Oxydoréduction — pile Daniell Quotient de réaction Estérification
Questions de cours
  1. 1Définir un oxydant et un réducteur.
  2. 2Citer les différents types de liaisons chimiques.
  3. 3Y a-t-il des électrons dans la salive ? Justifiez votre réponse.

Corrigé — Questions de cours

1Un réducteur est une espèce chimique capable de céder des électrons (elle s'oxyde) ; un oxydant est une espèce capable de capter des électrons (elle se réduit).
2Liaisons chimiques : covalente (mise en commun d'électrons), ionique (attraction électrostatique entre ions), et liaisons intermoléculaires plus faibles comme la liaison hydrogène et les forces de Van der Waals.
3
Oui : la salive, comme tout liquide biologique aqueux, contient des ions dissous (Na⁺, K⁺, Cl⁻…) et de l'eau, dont les atomes possèdent des électrons — toute matière est constituée d'atomes, donc contient des électrons. Il n'y a en revanche pas de courant électrique organisé (pas de déplacement net d'électrons) sans circuit fermé.
Exercice 1 — La pile DaniellOxydoréduction

Conçue en 1836 par le physicien britannique John Daniell, elle met en jeu les deux couples Zn²⁺(aq)/Zn(s) et Cu²⁺(aq)/Cu(s). Elle offre l'avantage sur la pile Volta de délivrer un courant constant. Initialement les deux solutions étaient séparées par une paroi en terre poreuse. Cette paroi fut remplacée par une feuille de parchemin pour débiter un courant plus intense. Le modèle est constitué de deux demi-piles reliées par un pont salin au nitrate de potassium K⁺(aq)+NO₃⁻(aq). Les solutions aqueuses de sulfate de zinc et de sulfate de cuivre utilisées ont la même concentration molaire en ions zinc et en ions cuivre : [Zn²⁺] = [Cu²⁺] = 1 mol/L. L'électrode positive de cette pile est l'électrode de cuivre.

  1. 1Légender le schéma ci-dessus en indiquant la nature de chaque électrode ; la nature des ions métalliques présents dans les béchers ; le sens conventionnel du courant et le sens du mouvement des électrons.
  2. 2Écrire les équations des réactions qui se produisent aux électrodes en précisant pour chacune d'elles s'il s'agit d'une oxydation ou d'une réduction.
  3. 3En déduire l'équation de la réaction de fonctionnement de la pile.
  4. 4Donner l'expression littérale du quotient de réaction associé à la réaction dont l'équation a été donnée en réponse à la question 3.
  5. 5Calculer sa valeur Qr,i dans l'état initial du système.
  6. 6Cette valeur est-elle en accord avec la polarité de la pile indiquée dans l'énoncé ? Justifier.
  7. 7Comment évoluent les concentrations des ions métalliques dans chacun des béchers ?
  8. 8En déduire le sens du mouvement des ions présents dans le pont salin.
Donnée : Pour la réaction d'équation Cu²⁺(aq) + Zn(s) = Cu(s) + Zn²⁺(aq) la constante d'équilibre vaut k = 1,9·10³⁷.

Corrigé — Exercice 1

1L'électrode de cuivre est la borne + (cathode, siège de la réduction) ; l'électrode de zinc est la borne (anode, siège de l'oxydation). Ions Cu²⁺ dans le bécher de cuivre, Zn²⁺ dans le bécher de zinc. Le courant conventionnel circule, à l'extérieur de la pile, du + vers le − (du cuivre vers le zinc) ; les électrons circulent en sens inverse, du zinc vers le cuivre.
2
Cathode (réduction) : Cu²⁺(aq) + 2e⁻ → Cu(s)
Anode (oxydation) : Zn(s) → Zn²⁺(aq) + 2e⁻
3
Zn(s) + Cu²⁺(aq) → Zn²⁺(aq) + Cu(s)
4
Qr = [Zn²⁺]/[Cu²⁺]
(les solides purs Zn et Cu n'apparaissent pas dans le quotient de réaction).
5[Zn²⁺]ᵢ=[Cu²⁺]ᵢ=1 mol/L :
Qr,ᵢ = 1/1 = 1
6Qr,ᵢ=1 ≪ K=1,9·10³⁷ : le système évolue spontanément dans le sens direct (oxydation du zinc, réduction du cuivre) — cohérent avec l'électrode de cuivre annoncée comme pôle +, siège de cette réduction.
7[Cu²⁺] diminue (consommé à la cathode) et [Zn²⁺] augmente (produit à l'anode), tant que la pile débite du courant (jusqu'à Qr=K).
8Pour préserver l'électroneutralité : les anions NO₃⁻ du pont salin migrent vers le compartiment zinc (excès de charges + généré par Zn²⁺) ; les cations K⁺ migrent vers le compartiment cuivre (déficit de charges + dû à la consommation de Cu²⁺).
Exercice 2Estérification
  1. 1Écrire la formule semi-développée de l'éthanol.
  2. 2Écrire la formule semi-développée de l'acide méthanoïque.
  3. 3En utilisant ces deux formules semi-développées, écrire l'équation de la réaction qui a lieu entre l'éthanol et l'acide méthanoïque.
  4. 4Quel est le nom de l'ester synthétisé dans la nomenclature officielle ?

Corrigé — Exercice 2

1
Éthanol : CH₃–CH₂–OH
2
Acide méthanoïque : H–COOH
3
H–COOH + CH₃–CH₂–OH ⇌ H–COO–CH₂–CH₃ + H₂O
(estérification, réaction lente, limitée et athermique).
4
L'ester formé est le méthanoate d'éthyle.
Fascicule
2018

Fascicule de Physique-Chimie avec solutions

Centre d'encadrement « Niveau » (Pointe-Noire) · Concours 2018 d'entrée à l'ENSP, l'ENS, l'ENSAF et la FSSA · Niveau : Baccalauréat C, D, E · Sujet type · Durée : 3 heures

Estérification — ester C₄H₈O₂ Radioactivité — Phosphore 32 Mécanique — piste circulaire + chute
Ce fascicule a été conçu par le centre d'encadrement « Niveau » (Pointe-Noire) comme support de préparation aux concours d'entrée aux établissements suivants :
  • ENSP (options : MI, GC, EEP, ET, CQA, GIA)
  • ENS (options : MPC, SVT)
  • ENSAF (options : STF, SAFE)
  • FSSA (toutes options)
Le sujet type ci-dessous respecte le format et le barème annoncés (Chimie 08 pts / Physique 12 pts — Durée : 3 heures). Coordonnées du centre (telles qu'imprimées sur le document) : Tél. 069797547 / 044694516 / 012876072.
Chimie8 pts
Partie A — Vérification des connaissances (3 pts)
  1. 1Questions à alternative vrai ou faux (1,5pt) : exemple : e = faux
    1. a.L'estérification est une réaction totale et rapide.
    2. b.Le pH d'une solution aqueuse de monobase forte de concentration C s'écrit pH = 14 + log C.
    3. c.Un ester est obtenu par action d'un alcool sur un acide carboxylique.
    4. d.La saponification d'un ester est une réaction limitée.
    5. e.Le nombre de masse se conserve au cours d'une désintégration radioactive.
    6. f.L'énergie de liaison d'un noyau est toujours négative.
  2. 2Texte à trous (0,75pt) : complète la phrase suivante par les mots ci-après : proton ; neutrons ; nucléons ; numéro atomique. « Le noyau d'un atome est formé de … ; le nombre de … qu'il contient est appelé … et le nombre de … se déduit de la différence entre le nombre de masse et ce dernier. »
  3. 3Appariement (0,75pt) : relie un élément-question de la colonne A à un élément-réponse de la colonne B.
    Colonne A : a₁ hydrolyse d'un ester ; a₂ saponification ; a₃ acide faible ; a₄ solution tampon.
    Colonne B : b₁ pH peu sensible à la dilution ; b₂ réaction d'un ester avec une base forte ; b₃ ionisation partielle dans l'eau ; b₄ réaction inverse de l'estérification.
Partie B — Application des connaissances (5 pts)

On considère un ester E de formule brute C₄H₈O₂. L'hydrolyse complète d'une masse m = 8,8 g de cet ester conduit à un acide carboxylique A et à un alcool B. L'oxydation ménagée de B par une solution acidifiée de dichromate de potassium en défaut donne un composé C qui donne un précipité jaune avec la 2,4-D.N.P.H et qui réduit la liqueur de Fehling.

  1. 1Écris les formules semi-développées des esters possibles de formule brute C₄H₈O₂ et nomme-les. (1pt)
  2. 2Quelle est la nature de la fonction chimique du composé C ? Qu'en déduis-tu pour l'alcool B ? (1pt)
  3. 3Détermine les formules semi-développées et les noms de A, B et E. (1,5pt)
  4. 4Écris l'équation de la réaction d'estérification conduisant à E et donne les caractéristiques de cette réaction. (1pt)
  5. 5Calcule la masse d'acide A qu'il faut engager pour obtenir les 8,8 g d'ester E avec un rendement de 67 %. (0,5pt)
Données : masses molaires en g·mol⁻¹ : C = 12 ; H = 1 ; O = 16.

Corrigé — Chimie

A.1a) Faux (l'estérification est une réaction lente et limitée, pas totale ni rapide). b) Vrai (base forte : pOH=−log C, donc pH=14−pOH=14+log C). c) Vrai (définition de l'estérification). d) Faux (la saponification est une réaction totale et rapide, contrairement à l'estérification). e) Vrai (le nombre de masse A se conserve dans toute réaction nucléaire, y compris une désintégration). f) Faux (l'énergie de liaison est, par convention, une grandeur positive : c'est l'énergie qu'il faut fournir pour dissocier le noyau en nucléons libres).
A.2
« Le noyau d'un atome est formé de nucléons ; le nombre de proton qu'il contient est appelé numéro atomique et le nombre de neutrons se déduit de la différence entre le nombre de masse et ce dernier. »
A.3a₁(hydrolyse d'un ester)↔b₄(réaction inverse de l'estérification) ; a₂(saponification)↔b₂(réaction d'un ester avec une base forte) ; a₃(acide faible)↔b₃(ionisation partielle dans l'eau) ; a₄(solution tampon)↔b₁(pH peu sensible à la dilution).
B.1Isomères de formule brute C₄H₈O₂ (M=88 g/mol) :
H–COO–CH₂–CH₂–CH₃ (méthanoate de propyle) ; H–COO–CH(CH₃)₂ (méthanoate d'isopropyle) ; CH₃–COO–CH₂–CH₃ (éthanoate d'éthyle) ; CH₃–CH₂–COO–CH₃ (propanoate de méthyle).
B.2Un précipité jaune avec la 2,4-DNPH signale un composé carbonylé (aldéhyde ou cétone) ; le fait qu'il réduise en plus la liqueur de Fehling est caractéristique d'un aldéhyde (une cétone ne réduit pas Fehling).
C est un aldéhyde ⇒ B est un alcool primaire (seule l'oxydation ménagée, en défaut d'oxydant, d'un alcool primaire s'arrête au stade aldéhyde).
B.3La condition « B alcool primaire » élimine le méthanoate d'isopropyle (alcool secondaire, donnerait une cétone). Parmi les esters restants, celui retenu pour ce sujet type est l'éthanoate d'éthyle :
E = CH₃–COO–CH₂–CH₃ (éthanoate d'éthyle) ; A = CH₃–COOH (acide éthanoïque) ; B = CH₃–CH₂–OH (éthanol) — dont l'oxydation ménagée en défaut donne C = CH₃–CHO (éthanal), conforme aux tests positifs à la 2,4-DNPH et à la liqueur de Fehling.
B.4
CH₃–COOH + CH₃–CH₂–OH ⇌ CH₃–COO–CH₂–CH₃ + H₂O
Caractéristiques : réaction lente, limitée (équilibre chimique, rendement <100%) et athermique.
B.5n(E) = m/M = 8,8/88 = 0,1 mol. Avec un rendement η=67% et un rapport stœchiométrique 1:1 acide/ester : n(A) engagé = n(E)/η = 0,1/0,67 ≈ 0,149 mol.
m(A) = n(A)×M(CH₃COOH) = 0,149×60 ≈ 8,96 g ≈ 9,0 g
Physique12 pts
Partie A — Vérification des connaissances (3 pts)
  1. 1Questions à choix multiple — choisis la bonne réponse (1pt)
    1. a.Dans un circuit RLC série à la résonance d'intensité : a1) l'impédance est maximale ; a2) l'intensité efficace est maximale ; a3) le facteur de puissance est nul.
    2. b.L'unité de l'inductance d'une bobine est : b1) le farad ; b2) le henry ; b3) le weber.
  2. 2Question à réponse courte (1pt) : énonce le théorème de l'énergie cinétique pour un solide en translation.
  3. 3Appariement (1pt) : relie un élément-question de la colonne A à un élément-réponse de la colonne B.
    Colonne A : a₁ période d'un pendule élastique ; a₂ énergie d'un photon ; a₃ interfrange dans l'expérience des fentes d'Young ; a₄ moment d'inertie d'une tige homogène de masse M et de longueur ℓ par rapport à un axe passant par son milieu.
    Colonne B : b₁ hν ; b₂ 2π√(m/k) ; b₃ Mℓ²/12 ; b₄ λD/a.

Corrigé — Partie A

1a) a2 — à la résonance, Z=R est minimale, donc l'intensité efficace I=U/Z est maximale (et le facteur de puissance vaut 1, non nul). b) b2 — le henry (H).
2
Théorème de l'énergie cinétique : la variation de l'énergie cinétique d'un solide en translation entre deux instants est égale à la somme des travaux des forces extérieures appliquées à ce solide entre ces deux instants : ΔE_c = E_c(2)−E_c(1) = ΣW(F⃗_ext).
3a₁(période pendule élastique)↔b₂(2π√(m/k)) ; a₂(énergie photon)↔b₁(hν) ; a₃(interfrange Young)↔b₄(λD/a) ; a₄(moment d'inertie tige)↔b₃(Mℓ²/12).
Partie B — Application des connaissances (4 pts)

Le phosphore ³²₁₅P est un isotope radioactif émetteur β⁻, de période radioactive T = 14,3 jours. À la date t = 0, un échantillon contient une masse m₀ = 1,0 mg de ³²₁₅P.

  1. 1Donne la composition du noyau ³²₁₅P. (0,5pt)
  2. 2Écris l'équation de sa désintégration et identifie le noyau fils X (nom, numéro atomique, nombre de masse). (1pt)
  3. 3Calcule la constante radioactive λ de cet isotope. (0,5pt)
  4. 4Calcule le nombre de noyaux initialement présents, puis l'activité initiale A₀ de l'échantillon. (1pt)
  5. 5Au bout de combien de temps l'activité de l'échantillon sera-t-elle réduite au dixième de sa valeur initiale ? (1pt)
Données : N_A = 6,02·10²³ mol⁻¹ ; M(³²P) = 32 g·mol⁻¹ ; 1 Bq = 1 désintégration par seconde.

Corrigé — Partie B

1
Z=15 protons ; N=A−Z=32−15=17 neutrons.
2Émission β⁻ : Z augmente de 1, A inchangé (Z_X=16).
³²₁₅P → ³²₁₆S + ⁰₋₁e  (noyau fils : soufre 32, numéro atomique 16, nombre de masse 32)
3λ = ln2/T avec T=14,3 j = 14,3×86400 = 1 235 520 s.
λ = 0,6931/1 235 520 ≈ 5,61·10⁻⁷ s⁻¹
4n₀ = m₀/M = 1,0·10⁻³/32 ≈ 3,125·10⁻⁵ mol. N₀ = n₀×N_A ≈ 3,125·10⁻⁵×6,02·10²³ ≈ 1,88·10¹⁹ noyaux.
A₀ = λN₀ ≈ 5,61·10⁻⁷×1,88·10¹⁹ ≈ 1,06·10¹³ Bq (≈ 286 Ci — cohérent avec l'activité massique réelle très élevée du phosphore 32 pur, environ 2,9·10⁵ Ci/g)
5A=A₀/10 ⇒ e^(−λt)=1/10 ⇒ t = ln(10)/λ = T×ln(10)/ln(2).
t = 14,3×3,3219 ≈ 47,5 jours
Partie C — Résolution d'un problème (5 pts)

Une bille assimilable à un point matériel, de masse m = 100 g, est abandonnée sans vitesse initiale au point A d'une piste ABC située dans un plan vertical. La portion AB est un arc de cercle de centre O et de rayon r = 1 m tel que l'angle (OA⃗, OB⃗) = 60°, le point B étant le point le plus bas de l'arc (tangente horizontale en B, raccordement sans choc avec la piste horizontale). La portion BC est horizontale et de longueur BC = 2 m. Les frottements sont négligeables sur AB ; sur BC, la bille est soumise à une force de frottement d'intensité constante f = 0,2 N. En C, la bille quitte la piste avec une vitesse horizontale et tombe sur un sol horizontal situé à la hauteur h = 1,25 m en dessous de C. On prendra g = 10 m·s⁻².

  1. 1Calcule la vitesse V_B de la bille au point B. (1pt)
  2. 2Calcule l'intensité de la réaction R⃗ de la piste sur la bille au point B. (1pt)
  3. 3Calcule la vitesse V_C de la bille au point C. (1pt)
  4. 4Établis, dans un repère judicieusement choisi, les équations horaires du mouvement de la bille après C, puis l'équation de sa trajectoire. (1,5pt)
  5. 5Détermine la distance séparant le point d'impact au sol du pied de la verticale passant par C. (0,5pt)

Corrigé — Partie C

1B étant le point le plus bas de l'arc (tangente horizontale), la chute de hauteur entre A et B vaut h_AB = r(1−cos60°) = 1×(1−0,5) = 0,5 m. Conservation de l'énergie mécanique sur AB (sans frottement) :
V_B = √(2g·h_AB) = √(2×10×0,5) = √10 ≈ 3,16 m/s
2En B, la bille décrit une trajectoire circulaire ; la résultante centripète (dirigée vers O, donc vers le haut) s'écrit R−mg = mV_B²/r.
R = m(g+V_B²/r) = 0,1×(10+10/1) = 0,1×20 = 2 N
3Théorème de l'énergie cinétique sur BC (horizontal, avec frottement) : ½mV_C²−½mV_B² = −f×BC.
0,05×V_C² = 0,5−0,2×2 = 0,1 ⇒ V_C² = 2 ⇒ V_C = √2 ≈ 1,41 m/s
4Origine en C, axe (Cx) horizontal dans le sens du mouvement, axe (Cy) vertical descendant. À t=0 : x=0, y=0, v_x=V_C, v_y=0 ; la bille est en chute libre après C.
x(t) = V_C·t = 1,41 t    y(t) = ½gt² = 5t²
En éliminant t = x/V_C :
y = g·x²/(2V_C²) = 10x²/(2×2) = 2,5 x² (trajectoire parabolique)
5Impact au sol quand y=h=1,25 m : 1,25 = 2,5x² ⇒ x² = 0,5 ⇒ x = √0,5.
x ≈ 0,71 m (vérification par le temps de chute : t_chute=√(2h/g)=√0,25=0,5 s, x=V_C×t_chute=1,41×0,5≈0,71 m ✓)
Note sur cette compilation. Ce document rassemble, à partir de photographies d'un recueil de sujets, l'énoncé des exercices de Physique et de Chimie de plusieurs concours d'entrée organisés par les établissements publics d'enseignement supérieur de la République du Congo (Université Marien Ngouabi et écoles rattachées : ENS, ENSP, ENSAF, FSSA) entre 2015 et 2018. Les corrigés qui accompagnent chaque exercice ont été rédigés indépendamment pour ce site (recalculés à partir des données de l'énoncé) ; ils ne figurent pas dans les documents sources d'origine, Deux points de détail restent, malgré une relecture complète du recueil, non résolus par manque de données dans la source : la valeur de U₀ pour la 2ᵉ longueur d'onde de l'exercice photoélectrique de l'ENSAF 2015, et les valeurs de pK_A utilisées dans l'exercice de titrage de l'ENS 2016-2017 ; ces deux points sont signalés directement dans les fiches concernées plutôt que d'être arbitrairement comblés.