1. Nature et effets du courant électrique

Le courant électrique correspond à un déplacement d'ensemble, ordonné, de porteurs de charge dans un milieu conducteur. La nature de ces porteurs dépend du milieu traversé.

Milieu conducteurPorteurs de charge mobilesExemple
Conducteur métalliqueÉlectrons libres (charge négative), se déplaçant en sens inverse du sens conventionnel du courantFils de cuivre, câbles électriques
Solution ionique (électrolyte)Cations (dans le sens du courant) et anions (en sens inverse)Solution de sulfate de cuivre, eau salée
Gaz ioniséIons positifs et électrons/ions négatifs, se déplaçant en sens opposésTube à décharge, éclair, néon
DÉFINITION

Le sens conventionnel du courant électrique est, par convention, le sens de déplacement des charges positives (donc opposé au déplacement réel des électrons dans un métal).

Le passage du courant s'accompagne toujours de trois effets fondamentaux :

  • Effet calorifique (effet Joule) : tout conducteur parcouru par un courant s'échauffe (résistances chauffantes, fusibles).
  • Effet magnétique : tout courant crée un champ magnétique autour de lui (électroaimants, moteurs, relais).
  • Effet chimique : le passage du courant dans un électrolyte provoque des réactions chimiques aux électrodes (électrolyse, dépôt métallique, accumulateurs).

2. Intensité, tension, énergie et puissance électriques

DÉFINITION

L'intensité du courant continu qui traverse une section de conducteur est le quotient de la charge Q ayant traversé cette section pendant la durée t par cette durée : I = |Q|/t. L'intensité est une grandeur algébrique : on choisit arbitrairement un sens positif (flèche sur le schéma) ; si le courant réel circule dans l'autre sens, I est négative.

PROPRIÉTÉ — Loi des nœuds

La charge électrique se conserve : en tout nœud d'un circuit, la somme des intensités qui arrivent est égale à la somme des intensités qui partent : ΣI_entrantes = ΣI_sortantes.

La tension (ou différence de potentiel) entre deux points A et B est également une grandeur algébrique : U_AB = V_A − V_B = −U_BA.

DÉFINITION

Lorsqu'une charge q se déplace du point A vers le point B, l'énergie électrique échangée vaut W = q(V_A − V_B) = qU. Pendant une durée t, un dipôle traversé par un courant d'intensité I sous une tension U échange l'énergie : W = UIt (charge transférée Q = It).

PROPRIÉTÉ

La puissance électrique échangée par un dipôle est : P = W/t = UI. Unités SI : Q en coulomb (C), I en ampère (A), U en volt (V), W en joule (J), P en watt (W).

3. Le dipôle passif résistor : loi d'Ohm, résistivité, effet Joule

DÉFINITION

Un résistor est un dipôle passif linéaire caractérisé par sa résistance R (en ohm, Ω). L'inverse de la résistance est la conductance G = 1/R (en siemens, S).

PROPRIÉTÉ — Loi d'Ohm

En convention récepteur (flèches U et I dans le même sens), la tension aux bornes d'un résistor est proportionnelle à l'intensité qui le traverse : U = RI.

3.1 Résistivité et facteurs de résistance

Pour un conducteur filiforme homogène de longueur L et de section S, constitué d'un matériau de résistivité ρ (en Ω·m) :

PROPRIÉTÉ

R = ρL/S

La résistance augmente avec la longueur, diminue quand la section augmente, et dépend de la nature du matériau (via ρ).

La résistivité dépend aussi de la température θ : ρ(θ) ≈ ρ0[1 + α(θ − θ0)], où α est le coefficient de température. Pour la plupart des métaux, α > 0 : la résistivité (donc la résistance) augmente avec la température. Pour les électrolytes et les semi-conducteurs, elle diminue généralement quand la température augmente.

3.2 Effet Joule

PROPRIÉTÉ — Loi de Joule

L'énergie dissipée par effet Joule dans un résistor pendant la durée t est : W = RI²t = UIt = U²t/R. La puissance dissipée correspondante est : P = RI² = UI = U²/R.

APPLICATIONS
  • Fusible : fil calibré qui fond par effet Joule dès qu'une intensité excessive le traverse, ce qui coupe le circuit et protège l'installation.
  • Court-circuit : liaison de résistance quasi nulle entre deux points d'un circuit ; l'intensité devient très grande (I → U/R avec R → 0), ce qui provoque un fort échauffement dangereux.
  • Résistance chauffante : utilise volontairement l'effet Joule pour produire de la chaleur (fer à repasser, radiateur électrique, bouilloire).

3.3 Association de résistors

AssociationGrandeur communeRésistance équivalenteLoi complémentaire
Sériemême intensité IR_éq = ΣRi = R1+R2+...additivité des tensions : U = ΣUi
Parallèle (dérivation)même tension U1/R_éq = Σ1/Riloi des nœuds : I = ΣIi
EXEMPLE

Deux résistors R1 = 20 Ω et R2 = 30 Ω en série ont pour résistance équivalente R_éq = 50 Ω ; en parallèle : 1/R_éq = 1/20 + 1/30 = 5/60, donc R_éq = 12 Ω (toujours inférieure à la plus petite des deux résistances).

4. Les récepteurs

DÉFINITION

Un récepteur (autre qu'un résistor pur) est un dipôle passif qui transforme l'énergie électrique reçue en une autre forme d'énergie utile (mécanique pour un moteur, chimique pour un électrolyseur) tout en en dissipant une partie par effet Joule dans sa résistance interne.

La caractéristique U = f(I) d'un récepteur est une droite qui ne passe pas par l'origine :

PROPRIÉTÉ — Loi d'Ohm généralisée du récepteur

U = E' + r'I

E' est la force contre-électromotrice (f.c.é.m.), égale à la tension à vide (pour I = 0) ; r' est la résistance interne du récepteur.

PROPRIÉTÉ — Bilan des puissances du récepteur

P_reçue = UI (puissance électrique totale reçue) = P_utile + P_dissipée, avec :

P_utile = E'I (énergie mécanique, chimique, etc.) et P_dissipée = r'I² (perdue par effet Joule dans r').

5. Le dipôle actif générateur

DÉFINITION

Un générateur convertit une autre forme d'énergie (chimique, mécanique...) en énergie électrique et impose une différence de potentiel qui fait circuler le courant dans le circuit. En convention générateur, à l'extérieur du générateur, les flèches U et I sont orientées dans le même sens (le courant sort par la borne +).

La caractéristique U = f(I) d'un générateur est une droite décroissante :

PROPRIÉTÉ — Loi d'Ohm généralisée du générateur

U = E − rI

E est la force électromotrice (f.é.m.), égale à la tension à vide (I = 0) ; r est la résistance interne. Un générateur équivaut donc au schéma série d'une f.é.m. E et d'une résistance r.

EXEMPLE

Si l'on relie directement les deux bornes du générateur (R_ext = 0, donc U = 0), on obtient le courant de court-circuit : I_cc = E/r, généralement très intense et dangereux.

Groupements de générateurs identiques (E, r)

Groupement (n générateurs)f.é.m. équivalenteRésistance interne équivalente
SérieE_éq = nEr_éq = nr
ParallèleE_éq = Er_éq = r/n
PROPRIÉTÉ — Bilan des puissances du générateur

P_fournie = EI (puissance produite à partir de la source d'énergie primaire) = P_utile + P_dissipée, avec :

P_utile = UI (puissance électrique disponible aux bornes, transmise au reste du circuit) et P_dissipée = rI² (effet Joule interne).

Circuit série générateur-résistor-récepteur

Pour un circuit série comportant un générateur (E, r), un résistor R et un récepteur (E', r'), la loi des mailles donne la relation générale du circuit complet :

PROPRIÉTÉ

E − E' = (R + r + r')I

6. Le condensateur

DÉFINITION

Un condensateur est un dipôle passif constitué de deux conducteurs (armatures) séparés par un isolant (le diélectrique), capable d'accumuler des charges électriques opposées et de stocker de l'énergie électrostatique.

Condensateurs usuels :

  • Condensateurs à capacité élevée (souvent électrolytiques polarisés) : utilisés pour le filtrage et le stockage d'énergie dans les alimentations.
  • Condensateurs variables à lame d'air : la capacité se règle mécaniquement en faisant varier la surface en regard des armatures (accord de fréquence en radio).
  • Condensateurs électrochimiques : diélectrique formé par un procédé électrolytique, permettant une forte capacité sous faible volume ; la polarité doit être respectée.
PROPRIÉTÉ

À chaque instant, la charge d'un condensateur est proportionnelle à la tension à ses bornes : Q = CU, où C est la capacité du condensateur, exprimée en farad (F). En pratique, on utilise le microfarad (µF = 10⁻⁶ F), le nanofarad (nF = 10⁻⁹ F) et le picofarad (pF = 10⁻¹² F).

6.1 Charge et décharge

Lors de la charge (à travers un résistor, sous une tension constante), la tension aux bornes du condensateur croît progressivement de 0 jusqu'à la tension d'alimentation, tandis que l'intensité du courant, maximale à l'instant initial, décroît progressivement jusqu'à s'annuler (régime permanent). Lors de la décharge (condensateur relié à un résistor seul), la tension et l'intensité décroissent progressivement jusqu'à s'annuler. Ces évolutions ne sont pas instantanées : elles sont d'autant plus rapides que la résistance du circuit est faible.

6.2 Groupements de condensateurs

AssociationGrandeur communeCapacité équivalente
Parallèlemême tension UC_éq = ΣCi = C1+C2+...
Sériemême charge Q1/C_éq = Σ1/Ci

6.3 Condensateur plan

PROPRIÉTÉ

Pour un condensateur plan formé de deux armatures de surface S en regard, séparées par une distance d :

Dans le vide (ou l'air) : C0 = ε0·S/d, avec ε0 = 8,85×10⁻¹² F/m (permittivité du vide).

Avec un diélectrique de permittivité relative εr remplissant tout l'espace entre les armatures : C = εr·ε0·S/d = εr·C0 (la capacité augmente).

6.4 Énergie emmagasinée et claquage

PROPRIÉTÉ

L'énergie électrostatique stockée par un condensateur chargé sous la tension U vaut : W = ½CU² = ½QU = Q²/(2C) (en joule).

DÉFINITION

Le claquage est la destruction du caractère isolant du diélectrique lorsque la tension dépasse une valeur limite, la tension de claquage U_max = E_max·d, où E_max est le champ disruptif du diélectrique. Au-delà, le condensateur devient conducteur (souvent détruit).

🧠 À retenir

  • Courant continu : I = |Q|/t (grandeur algébrique) ; loi des nœuds ΣI_entrantes = ΣI_sortantes ; énergie W = UIt ; puissance P = UI.
  • Résistor : U = RI, R = ρL/S, G = 1/R ; effet Joule W = RI²t, P = RI² = UI = U²/R.
  • Association résistors : série R_éq = ΣRi (tensions s'additionnent) ; parallèle 1/R_éq = Σ1/Ri (loi des nœuds).
  • Récepteur : U = E' + r'I ; bilan UI = E'I + r'I².
  • Générateur : U = E − rI, I_cc = E/r ; bilan EI = UI + rI².
  • Circuit complet générateur-résistor-récepteur : E − E' = (R+r+r')I.
  • Condensateur : Q = CU ; plan : C = εr·ε0·S/d ; énergie W = ½CU² ; groupements C_éq = ΣCi (parallèle) et 1/C_éq = Σ1/Ci (série).
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Loi d'Ohm et effet Joule dans un résistor

● Facile

Un résistor de résistance R = 47 Ω est parcouru par un courant continu d'intensité constante I = 0,20 A pendant une durée t = 5 min.

1) Calculer la charge Q ayant traversé le résistor.
2) Calculer la tension U à ses bornes.
3) Calculer la puissance P dissipée par effet Joule.
4) Calculer l'énergie W dissipée pendant la durée t, en joules puis en wattheures.

Correction

1) t = 5 min = 300 s. Q = I×t = 0,20×300 = 60 C.

2) U = RI = 47×0,20 = 9,4 V.

3) P = RI² = 47×0,20² = 47×0,04 = 1,88 W (on vérifie : P = UI = 9,4×0,20 = 1,88 W).

4) W = P×t = 1,88×300 = 564 J. En wattheures : W = 564/3600 ≈ 0,157 Wh.

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Association de résistors

● Moyen

On dispose de trois résistors R1 = 10 Ω, R2 = 20 Ω et R3 = 30 Ω. On les alimente sous une tension continue U = 12 V délivrée par un générateur supposé idéal.

1) On associe les trois résistors en série. Calculer la résistance équivalente, l'intensité I qui circule, et la tension aux bornes de chaque résistor. Vérifier l'additivité des tensions.
2) On associe maintenant les trois résistors en parallèle sous la même tension U = 12 V. Calculer la résistance équivalente, l'intensité dans chaque résistor, puis l'intensité totale débitée par le générateur. Vérifier la loi des nœuds.

Correction

1) R_éq = R1+R2+R3 = 10+20+30 = 60 Ω. I = U/R_éq = 12/60 = 0,20 A (même intensité dans les trois résistors).
U1 = R1I = 10×0,20 = 2 V ; U2 = R2I = 20×0,20 = 4 V ; U3 = R3I = 30×0,20 = 6 V.
Vérification : U1+U2+U3 = 2+4+6 = 12 V = U. ✓

2) 1/R_éq = 1/R1+1/R2+1/R3 = 1/10+1/20+1/30 = 6/60+3/60+2/60 = 11/60, donc R_éq = 60/11 ≈ 5,45 Ω.
I1 = U/R1 = 12/10 = 1,2 A ; I2 = U/R2 = 12/20 = 0,6 A ; I3 = U/R3 = 12/30 = 0,4 A.
Intensité totale : I = I1+I2+I3 = 1,2+0,6+0,4 = 2,2 A.
Vérification : I = U/R_éq = 12/(60/11) = 12×11/60 = 2,2 A. ✓

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Circuit générateur - résistor - récepteur

● Difficile

On réalise un circuit série comportant : un générateur de f.é.m. E = 24 V et de résistance interne r = 1 Ω ; un résistor R = 9 Ω ; un moteur électrique (récepteur) de f.c.é.m. E' = 6 V et de résistance interne r' = 2 Ω.

1) Établir la relation entre E, E', r, R, r' et l'intensité I, puis calculer I.
2) Calculer la tension U aux bornes du moteur, puis la tension aux bornes du générateur. Vérifier la cohérence.
3) Établir le bilan complet des puissances (fournie, dissipées, utile) et vérifier sa cohérence.

Correction

1) La loi des mailles donne : E − E' = (R+r+r')I. Donc 24 − 6 = (9+1+2)I, soit 18 = 12I, d'où I = 1,5 A.

2) Tension aux bornes du moteur : U_moteur = E'+r'I = 6+2×1,5 = 9 V.
Tension aux bornes du générateur : U_gén = E−rI = 24−1×1,5 = 22,5 V.
Vérification via le résistor : U_R = RI = 9×1,5 = 13,5 V, et U_R+U_moteur = 13,5+9 = 22,5 V = U_gén. ✓

3) P_fournie = EI = 24×1,5 = 36 W.
Dissipée dans le générateur : rI² = 1×1,5² = 2,25 W.
Dissipée dans R : RI² = 9×1,5² = 20,25 W.
Reçue par le moteur : U_moteur×I = 9×1,5 = 13,5 W, dont utile E'I = 6×1,5 = 9 W et dissipée dans le moteur r'I² = 2×1,5² = 4,5 W (9+4,5 = 13,5 ✓).
Bilan global : 2,25+20,25+9+4,5 = 36 W = P_fournie. ✓

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Condensateur plan et groupements

● Difficile

Un condensateur plan est formé de deux armatures de surface S = 0,02 m², séparées d'une distance d = 1 mm, dans le vide (ε0 = 8,85×10⁻¹² F/m).

1) Calculer la capacité C0 de ce condensateur dans le vide.
2) On remplit tout l'espace entre les armatures d'un diélectrique de permittivité relative εr = 5. Calculer la nouvelle capacité C.
3) Ce condensateur (avec diélectrique) est chargé sous une tension U = 50 V. Calculer la charge Q qu'il porte et l'énergie W qu'il emmagasine.
4) On dispose d'un second condensateur identique, mais sans diélectrique (capacité C0 trouvée en 1). Calculer la capacité équivalente de l'association de C et C0 : a) en parallèle ; b) en série.

Correction

1) C0 = ε0·S/d = 8,85×10⁻¹²×0,02/0,001 = 1,77×10⁻¹⁰ F = 177 pF.

2) C = εr×C0 = 5×177 = 885 pF.

3) Q = CU = 885×10⁻¹²×50 = 44 250×10⁻¹² C ≈ 44,25 nC.
W = ½CU² = 0,5×885×10⁻¹²×50² = 0,5×885×10⁻¹²×2500 ≈ 1,106×10⁻⁶ J ≈ 1,106 µJ.

4) a) En parallèle : C_éq = C+C0 = 885+177 = 1062 pF.
b) En série : C_éq = C×C0/(C+C0) = 885×177/(885+177) = 156 645/1062 = 147,5 pF (on vérifie que cette valeur est inférieure à la plus petite des deux capacités, comme il se doit pour une association série).

Problème de synthèse

● Niveau Bac

Un circuit série comprend un générateur de f.é.m. E = 20 V et de résistance interne r = 0,5 Ω, un résistor R = 7,5 Ω, et un moteur électrique (récepteur) de f.c.é.m. E' = 8 V et de résistance interne r' = 2 Ω.

  1. Calculer l'intensité I du courant dans le circuit.
  2. Calculer la tension aux bornes du générateur, la tension aux bornes du résistor et la tension aux bornes du moteur. Vérifier la cohérence des résultats.
  3. Établir le bilan complet des puissances du circuit (fournie par le générateur, dissipée dans le générateur, dissipée dans R, reçue par le moteur, utile et dissipée dans le moteur) et vérifier sa cohérence.
  4. On branche, en dérivation aux bornes du résistor R uniquement, un condensateur de capacité C1 = 2 mF, initialement décharge. Une fois le régime permanent atteint (le condensateur ne se charge plus), calculer la charge Q qu'il porte et l'énergie W1 qu'il emmagasine.
  5. On débranche ce condensateur chargé et on le relie directement, en parallèle, à un second condensateur identique C2 = 2 mF initialement déchargé. En admettant que la charge électrique totale se conserve, calculer la capacité équivalente de l'ensemble puis la tension commune U' qui s'établit. Calculer la nouvelle énergie totale emmagasinée W2 et commenter la différence avec W1.
Correction du problème de synthèse
  1. Loi des mailles : E−E' = (R+r+r')I, soit 20−8 = (7,5+0,5+2)I = 10I, donc I = 12/10 = 1,2 A.
  2. U_gén = E−rI = 20−0,5×1,2 = 19,4 V. U_R = RI = 7,5×1,2 = 9 V. U_moteur = E'+r'I = 8+2×1,2 = 10,4 V.
    Vérification : U_R+U_moteur = 9+10,4 = 19,4 V = U_gén. ✓
  3. P_fournie = EI = 20×1,2 = 24 W.
    Dissipée générateur : rI² = 0,5×1,2² = 0,72 W. Dissipée dans R : RI² = 7,5×1,2² = 10,8 W.
    Reçue par le moteur : U_moteur×I = 10,4×1,2 = 12,48 W, dont utile E'I = 8×1,2 = 9,6 W et dissipée dans le moteur r'I² = 2×1,2² = 2,88 W (9,6+2,88 = 12,48 ✓).
    Bilan global : 0,72+10,8+9,6+2,88 = 24 W = P_fournie. ✓
  4. En régime permanent, aucun courant ne traverse la branche du condensateur : la tension à ses bornes est égale à la tension aux bornes de R, soit U_R = 9 V.
    Q = C1×U_R = 2×10⁻³×9 = 18×10⁻³ C = 18 mC.
    W1 = ½C1U_R² = 0,5×2×10⁻³×9² = 0,5×2×10⁻³×81 = 0,081 J = 81 mJ.
  5. Capacité équivalente en parallèle : C_éq = C1+C2 = 2+2 = 4 mF.
    Charge totale conservée : Q = 18 mC (répartie sur les deux condensateurs). Tension commune : U' = Q/C_éq = 18×10⁻³/4×10⁻³ = 4,5 V.
    Nouvelle énergie : W2 = ½C_éq U'² = 0,5×4×10⁻³×4,5² = 0,5×4×10⁻³×20,25 = 0,0405 J = 40,5 mJ.
    On constate que W2 (40,5 mJ) < W1 (81 mJ) : bien que la charge se conserve, une partie de l'énergie électrostatique initiale (ici environ 40,5 mJ) est dissipée par effet Joule dans les fils de connexion lors de la redistribution brutale de charge entre les deux condensateurs.

QCM

10 questions · Correction immédiate

0Score
0/10Répondues
Q1/10

Dans un conducteur métallique, les porteurs de charge mobiles responsables du courant électrique sont :

Q2/10

Dans une solution ionique (électrolyte), le passage du courant électrique correspond à un déplacement :

Q3/10

D'après la loi des nœuds (conservation de la charge), en un nœud d'un circuit :

Q4/10

La loi d'Ohm relative à un résistor de résistance R, en convention récepteur, s'écrit :

Q5/10

La résistance d'un conducteur filiforme homogène de longueur L, de section S et de résistivité ρ vaut :

Q6/10

Pour une association en parallèle de deux résistors R1 et R2, la résistance équivalente R vérifie :

Q7/10

Le fusible protège un circuit électrique en :

Q8/10

Pour un récepteur (moteur électrique) de f.c.é.m. E' et de résistance interne r', la loi d'Ohm généralisée relie U et I par :

Q9/10

Pour un générateur de f.é.m. E et de résistance interne r, le courant de court-circuit a pour expression :

Q10/10

L'énergie électrostatique emmagasinée par un condensateur de capacité C chargé sous une tension U est donnée par :