La démarche scientifique expérimentale est la méthode rigoureuse que suivent les chercheurs pour étudier un phénomène naturel et en comprendre les causes. Elle repose sur une succession d'étapes ordonnées, allant de la simple observation d'un fait jusqu'à la conclusion vérifiée, en passant par la formulation d'une hypothèse et sa mise à l'épreuve par l'expérimentation.
Tout travail scientifique part d'une observation : le chercheur constate un fait, un phénomène ou une situation qui pose question, à l'aide de ses sens ou d'instruments d'observation (loupe, microscope). L'observation doit être précise, objective et si possible répétée.
Une hypothèse est une explication provisoire, plausible, proposée pour rendre compte de l'observation faite. Elle n'est pas encore prouvée : elle doit être vérifiable, c'est-à-dire pouvoir être confirmée ou infirmée par une expérience.
L'expérimentation consiste à mettre en place une ou plusieurs expériences destinées à tester l'hypothèse formulée. Une expérience bien conçue compare un lot test (où l'on fait varier un seul facteur à la fois) à un lot témoin (où ce facteur ne varie pas), toutes les autres conditions restant identiques.
La conclusion consiste à analyser les résultats de l'expérimentation pour dire si l'hypothèse est validée ou infirmée. Si l'hypothèse est infirmée, elle doit être abandonnée ou reformulée, et une nouvelle expérience peut être imaginée.
Suivre rigoureusement la démarche expérimentale permet d'obtenir des connaissances fiables et vérifiables, et non de simples opinions ou croyances. Chaque étape doit pouvoir être reproduite par d'autres chercheurs, dans d'autres laboratoires, pour aboutir aux mêmes résultats : c'est ce qui distingue une connaissance scientifique d'une simple impression personnelle. C'est également cette rigueur qui permet de faire progresser la médecine, l'agriculture ou la protection de l'environnement sur des bases solides.
| Étape | Ce qu'elle consiste à faire |
|---|---|
| 1. Observation | Constater un fait ou un phénomène de façon précise et objective |
| 2. Hypothèse | Proposer une explication provisoire et vérifiable de l'observation |
| 3. Expérimentation | Concevoir une expérience (lot test / lot témoin) pour tester l'hypothèse |
| 4. Conclusion | Analyser les résultats et valider ou infirmer l'hypothèse |
Pour observer une cellule au microscope optique, il faut d'abord réaliser une préparation microscopique : un montage fin et transparent de l'échantillon, préparé sur une lame de verre, qui laisse passer la lumière et permet l'observation des structures cellulaires.
La réalisation d'une préparation microscopique suit toujours le même enchaînement d'étapes :
L'épiderme d'oignon (fine pellicule prélevée à l'intérieur d'une écaille d'oignon) est un exemple classique de matériel utilisé en travaux pratiques pour observer la cellule végétale. Après montage et coloration au lugol, on y distingue nettement une paroi cellulaire rigide, une membrane, un cytoplasme et un noyau bien visible.
La muqueuse buccale (cellules prélevées par grattage doux de l'intérieur de la joue à l'aide d'un cure-dents ou d'une spatule) est l'exemple classique utilisé pour observer la cellule animale. Après coloration au bleu de méthylène, on y observe une membrane souple, sans paroi rigide, un cytoplasme et un noyau, les cellules apparaissant plus arrondies et moins régulières que les cellules végétales.
Un schéma d'observation n'est pas un dessin artistique : c'est un document scientifique qui doit respecter des règles précises :
Les instruments d'observation (loupes, microscopes) sont des appareils précis et fragiles : leur bon fonctionnement et leur durée de vie dépendent d'un entretien régulier, appelé maintenance.
Les parties mécaniques mobiles du microscope (crémaillère, vis macrométrique, vis micrométrique, platine) doivent être régulièrement graissées, afin d'assurer un mouvement souple et précis lors de la mise au point, et d'éviter le grippage ou l'usure prématurée des mécanismes.
Les lentilles (oculaire, objectifs) doivent être essuyées avec un papier optique doux et non abrasif, sans jamais les toucher avec les doigts, afin d'éliminer poussières et traces de doigts qui altéreraient la netteté et la qualité de l'image observée.
Après usage, les loupes et microscopes doivent être rangés soigneusement dans leur boîte ou leur placard, à l'abri de la poussière et de l'humidité, l'objectif de plus faible grossissement en place et la platine abaissée, afin de les protéger des chocs et de garantir leur bon état pour les utilisations suivantes.
Les étapes suivantes de la démarche scientifique expérimentale sont données dans le désordre. Remettre ces étapes dans l'ordre logique.
L'ordre logique est : C → D → A → B, c'est-à-dire : observation, puis hypothèse, puis expérimentation, puis conclusion.
Décrire les étapes de préparation d'une lame microscopique permettant d'observer des cellules d'épiderme d'oignon.
Citer les règles à respecter pour réaliser un bon schéma scientifique d'observation.
Un bon schéma scientifique doit comporter : un titre précisant l'objet observé et le grossissement utilisé ; des légendes reliées par un trait fin et horizontal à chaque structure représentée ; une échelle (ou l'indication du grossissement) ; et un trait net, précis et fin, tracé au crayon, respectant fidèlement les proportions réellement observées, sans ombrage ni fioriture.
Expliquer pourquoi la maintenance régulière des instruments d'observation (loupes, microscopes) est importante.
Lors d'une séance de travaux pratiques, un groupe d'élèves oublie par erreur un morceau de pain humide dans une boîte fermée, rangée dans un placard sombre. En rouvrant la boîte plusieurs jours plus tard, ils constatent avec surprise que des taches vertes et duveteuses (des moisissures) sont apparues à la surface du pain, alors qu'ils ne s'y attendaient pas et que le pain était propre au départ.
10 questions · Correction immédiate
La toute première étape de la démarche scientifique expérimentale est :
Une hypothèse scientifique est :
Le rôle de l'expérimentation dans la démarche scientifique est de :
La dernière étape de la démarche expérimentale est :
Lors de la préparation d'une lame microscopique, la pose de la lamelle intervient :
L'épiderme d'oignon est utilisé en travaux pratiques comme exemple de :
Les cellules de la muqueuse buccale, prélevées par grattage doux de l'intérieur de la joue, servent d'exemple de :
Parmi les éléments suivants, lequel est indispensable dans un schéma scientifique d'observation ?
Le graissage des parties mécaniques d'un microscope sert principalement à :
L'essuyage régulier des lentilles du microscope permet de :