Une course d'élan plus longue et plus rapide

Au CE2, tu as appris à sauter après une petite course d'élan de quelques foulées. Au CM1, tu vas apprendre à allonger et à accélérer cette course pour sauter encore plus loin ou plus haut. Plus tu arrives vite et de façon contrôlée sur la zone d'appel, plus ton saut devient puissant.

Définition

La course d'élan est le trajet que tu parcours en courant avant de sauter. Elle sert à te donner de la vitesse. Au moment du saut, cette vitesse se transforme en hauteur (saut en hauteur) ou en longueur (saut en longueur).

Pourquoi une course plus longue aide-t-elle ?

  • Elle te laisse le temps d'accélérer petit à petit, sans te presser dès le départ.
  • Elle te permet d'arriver à ta vitesse maximale juste avant l'impulsion, au bon endroit.
  • Elle rend tes derniers appuis plus réguliers, ce qui t'aide à ne pas « rater » ta marque d'appel.

Attention : une course d'élan trop longue n'est pas toujours meilleure. Ce qui compte, c'est qu'elle soit régulière et que tu arrives sur la zone d'appel sans ralentir ni changer tes foulées au dernier moment.

L'impulsion : le moment décisif

L'impulsion est l'instant où ton pied quitte le sol pour t'envoyer dans les airs. C'est le moment le plus important de tout le saut : toute la vitesse que tu as construite pendant la course d'élan doit être utilisée à cet instant précis.

ÉtapeCe que tu faisPourquoi c'est important
1. Les derniers appuisTu gardes le buste droit et tu accélères encore un peu.Un buste penché en avant te fait perdre de la hauteur.
2. La dernière fouléeElle est légèrement plus courte que les autres.Elle te prépare à pousser fort vers le haut ou vers l'avant.
3. La pousséeTu pousses très fort avec ta jambe d'appel, en une fraction de seconde.C'est cette poussée qui transforme ta vitesse en saut.
4. Les brasTu lances tes bras vers le haut au moment de l'impulsion.Ce geste t'aide à t'élever davantage.
Exemple

Pour le saut en longueur : tu cours, tu accélères, et sur ta dernière foulée avant la planche d'appel, tu poses ton pied bien à plat et tu pousses fort vers le haut et l'avant, comme si tu voulais « t'envoler » au-dessus du sable.

La réception : amortir sans se faire mal

Bien sauter, c'est aussi bien retomber. Une mauvaise réception peut faire mal aux chevilles, aux genoux ou au dos. Voici deux techniques de réception plus avancées que tu vas travailler cette année.

  • Fléchir les jambes : à l'arrivée au sol, tu plies les genoux et les chevilles pour absorber le choc, comme un ressort. Tu ne dois jamais atterrir les jambes raides et tendues.
  • Rouler : pour certains sauts (par exemple au-dessus d'un petit obstacle ou sur un tapis), tu peux enchaîner la réception par un roulement doux vers l'avant ou sur le côté, pour répartir le choc sur tout le corps au lieu de le concentrer sur les pieds.
Sécurité

Ne saute jamais sur une surface dure sans matelas, sans zone de sable ou sans pelouse. Vérifie toujours que la zone de réception est dégagée et que ton enseignant a donné le signal avant de sauter.

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • Une course d'élan plus longue et régulière te permet d'arriver plus vite et plus fort sur la zone d'appel.
  • Tu dois accélérer progressivement, sans ralentir avant de sauter.
  • L'impulsion est le moment clé : pousse fort sur ta dernière foulée, buste droit, bras vers le haut.
  • À la réception, plie toujours les genoux pour amortir, ou roule si la situation le demande.
  • La sécurité passe avant tout : zone de réception dégagée et adaptée.
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Compter ses foulées d'élan

Facile

Place un plot au départ de ta course d'élan. Cours jusqu'à ta zone d'appel en comptant tes foulées à voix haute.

  1. Fais cet essai 3 fois de suite en partant toujours du même plot.
  2. Note le nombre de foulées à chaque essai.
  3. Réponds : est-ce que tu obtiens toujours le même nombre de foulées ? Que peux-tu en conclure sur la régularité de ta course ?
Correction
  1. Si le nombre de foulées change beaucoup d'un essai à l'autre, ta course d'élan n'est pas encore régulière : tu dois t'entraîner à partir toujours de la même façon.
  2. Une course régulière (le même nombre de foulées à chaque fois) t'aide à arriver précisément sur ta zone d'appel, sans devoir ajuster tes pas au dernier moment.
  3. Astuce : commence toujours avec le même pied et compte tes foulées à l'entraînement pour retrouver ta marque plus facilement.
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Accélérer progressivement

Facile

Sur une distance de 15 à 20 mètres, cours en accélérant petit à petit : commence doucement, puis va de plus en plus vite jusqu'à ta zone d'appel, sans sauter pour l'instant.

  1. Recommence 2 fois.
  2. Un camarade observe : est-ce que ta vitesse augmente bien tout du long, ou est-ce que tu pars trop vite dès le début ?
  3. Explique pourquoi il ne faut pas partir à fond dès le premier pas.
Correction
  1. Une bonne course d'élan ressemble à une pente qui monte doucement : lente au début, de plus en plus rapide, avec la vitesse maximale juste avant l'impulsion.
  2. Si tu pars trop vite dès le premier pas, tu risques de te fatiguer ou de ralentir avant d'arriver à la zone d'appel, ce qui diminue la puissance de ton saut.
  3. Accélérer progressivement te permet de garder le contrôle de tes appuis jusqu'au bout.
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Pousser fort sur la dernière foulée

Moyen

Place un plot 3 à 4 foulées avant la zone d'appel. En arrivant sur ce plot, raccourcis légèrement ta dernière foulée puis pousse très fort avec ta jambe d'appel pour t'élever le plus possible, en lançant tes bras vers le haut.

  1. Réalise ce saut 4 fois.
  2. Demande à un camarade de regarder si ton buste reste droit au moment de l'impulsion.
  3. Explique ce qui se passe si tu gardes le buste penché en avant à ce moment-là.
Correction
  1. Si le buste est penché en avant au moment de la poussée, une partie de la force part vers l'avant au lieu d'aller vers le haut : tu perds de la hauteur.
  2. La dernière foulée doit être un peu plus courte : elle prépare la jambe d'appel à pousser fort et vite, comme un ressort qu'on comprime avant de le relâcher.
  3. Lancer les bras vers le haut au moment de l'impulsion ajoute de la force supplémentaire vers le haut.
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Bien réceptionner son saut

Moyen

Sur un tapis ou une zone de sable, effectue un petit saut en longueur (course d'élan courte, 5 à 6 foulées). Concentre-toi uniquement sur la réception : fléchis bien les genoux et les chevilles à l'arrivée au sol.

  1. Réalise 3 sauts.
  2. À chaque saut, un camarade observe si tes jambes restent raides ou si elles fléchissent bien.
  3. Explique pourquoi une réception jambes raides est dangereuse.
Correction
  1. Une réception jambes raides envoie tout le choc directement dans les chevilles, les genoux et le dos, ce qui peut provoquer des douleurs ou des blessures.
  2. Fléchir les genoux et les chevilles permet d'amortir le choc progressivement, comme un ressort qui absorbe l'énergie.
  3. Sur certaines réceptions, rouler doucement vers l'avant après avoir touché le sol permet de répartir le choc sur tout le corps.

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10 questions · Correction immédiate

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0/10Répondues
Question 1/10
Qu'est-ce que la course d'élan ?
Question 2/10
Pourquoi allonge-t-on la course d'élan au CM1 ?
Question 3/10
Comment doit être une bonne course d'élan ?
Question 4/10
Qu'est-ce que l'impulsion ?
Question 5/10
Comment doit être la dernière foulée avant l'impulsion ?
Question 6/10
Que se passe-t-il si ton buste est penché en avant au moment de la poussée ?
Question 7/10
Quel est le rôle des bras au moment de l'impulsion ?
Question 8/10
Comment bien amortir une réception au sol ?
Question 9/10
Pourquoi peut-on rouler après certaines réceptions ?
Question 10/10
Avant de sauter, que dois-tu toujours vérifier pour ta sécurité ?