La mondialisation de l'économie est l'interpénétration, l'interdépendance ou l'internationalisation des systèmes de production, d'échange et de consommation des biens et services entre les États de la planète.
Le commerce mondial connaît une croissance annuelle de plus de 10 %, dominé par trois pôles — Europe, Amérique, Asie — qui réalisent 80 % des échanges. Ce commerce s'appuie sur des organismes internationaux :
Des tarifs douaniers élevés freinent les échanges internationaux ; des tarifs bas les stimulent. Depuis les années 1950, les barrières douanières ont été abaissées d'environ 30 %.
Les capitaux circulent sous forme de crédits, d'emprunts et de placements : ils sont, pour l'économie mondialisée, ce que le sang est à l'organisme humain. Les transports sont à la fois cause (ils rendent les échanges possibles), expression (le trafic maritime longue distance est passé de 1,6 à 3,4 milliards de tonnes entre 1965 et 1987) et conséquence (gigantisme, vitesse, spécialisation des moyens de transport) de la mondialisation. Les télécommunications (télévision, téléphone, internet) diffusent les modes de production et de consommation à l'échelle du « village planétaire ». Enfin, le tourisme et l'immigration favorisent les contacts entre populations et la diffusion des modes de vie.
La libre concurrence des entreprises s'intensifie ; les entreprises peu compétitives sont absorbées par les plus performantes ; le chômage progresse, du fait de la délocalisation des entreprises vers des zones à main-d'œuvre bon marché.
La délocalisation des entreprises vers ces pays favorise leur essor industriel, réduit le chômage et facilite le transfert de technologie et l'accumulation de capitaux. Mais l'État se désengage de l'économie : il privatise ses entreprises pour attirer les investisseurs.
La mondialisation n'a donc pas que des effets positifs : elle profite d'abord aux économies les plus solides et les mieux préparées à la compétition internationale.
Associez chaque sigle à sa définition.
a. Regroupe l'Afrique, les Caraïbes et le Pacifique, bénéficiant de tarifs préférentiels vers l'Europe depuis 1977.
b. Aide les pays en développement à tirer profit de la mondialisation.
c. Veille au respect des règles du commerce mondial, a remplacé le GATT en 1995.
d. Née du traité de Maastricht (1992), regroupe des pays européens.
1 → c (OMC). 2 → d (UE). 3 → a (ACP). 4 → b (CNUCED).
Le cours affirme que les transports sont « triplement impliqués » dans la mondialisation : cause, expression, conséquence.
Classez chaque conséquence selon qu'elle concerne principalement les pays développés, les pays en développement, ou les deux (niveau mondial).
Pays développés : 1 (à l'origine de la délocalisation), 4 (concentration des entreprises).
Pays en développement : 2 (désengagement de l'État suite à l'ouverture au marché), 5 (économies vulnérables face à la concurrence internationale).
Niveau mondial (les deux) : 3 — l'accroissement des inégalités touche à la fois les rapports entre pays riches et pauvres, et les inégalités internes aux pays riches eux-mêmes.
Sujet : « La mondialisation de l'économie : un phénomène aux conséquences contrastées selon les pays. Discutez. »
Introduction. La mondialisation, interdépendance croissante des économies à travers le commerce, les capitaux, les transports et les communications, touche aujourd'hui tous les pays du monde. Mais ses effets sont-ils identiques partout ? Nous verrons que si la mondialisation profite globalement aux économies les plus solides, elle produit des effets à la fois positifs et négatifs, très inégaux selon le niveau de développement des pays.
I. Des effets contrastés selon le niveau de développement. Dans les pays développés, la mondialisation intensifie la concurrence : les entreprises les plus performantes absorbent les autres, tandis que la délocalisation vers des pays à bas coûts entraîne des pertes d'emplois industriels. Dans les pays en développement, la délocalisation d'entreprises étrangères favorise au contraire l'essor industriel, la création d'emplois et le transfert de technologies — mais s'accompagne d'un recul de l'État, contraint de privatiser pour attirer les capitaux.
II. Des conséquences communes, mais inégalement supportées. Au niveau mondial, la mondialisation favorise la création de grands ensembles régionaux (UE, CEMAC, ALENA) qui tentent de mutualiser les atouts de leurs membres. Mais elle expose aussi les économies les plus fragiles à un risque d'effondrement face à la concurrence internationale, aggrave les problèmes environnementaux liés à une industrialisation mondiale accélérée, et accroît les inégalités sociales, y compris à l'intérieur des pays riches.
Conclusion. La mondialisation n'est donc ni uniformément bénéfique ni uniformément néfaste : elle redistribue les cartes de la puissance économique mondiale, en favorisant les acteurs les mieux préparés à la compétition internationale et en fragilisant ceux qui le sont moins, quel que soit leur niveau de développement initial.
Comment définit-on la mondialisation de l'économie ?
En quelle année l'OMC est-elle créée, en remplacement du GATT ?
Quels sont les trois pôles qui dominent 80% du commerce mondial ?
Que représentent les capitaux pour l'économie mondialisée, selon la comparaison du cours ?
Quelle expression désigne le monde connecté par les télécommunications ?
Quelle est une conséquence de la mondialisation pour les pays développés ?
Quelle conséquence la délocalisation des entreprises a-t-elle pour un pays en développement qui l'accueille ?
Quels sommets internationaux illustrent la prise de conscience des problèmes environnementaux liés à la mondialisation ?
Que signifie le « désengagement de l'État » évoqué comme conséquence de la mondialisation dans les pays en développement ?
Quelle est une conséquence sociale de la mondialisation, observée aussi bien entre pays qu'à l'intérieur des pays riches ?