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1. Structure interne du globe terrestre et méthodes d'étude

Vue d'ensemble

La Terre est une planète structurée en enveloppes concentriques emboîtées, de composition chimique et d'état physique différents. On distingue, de la surface vers le centre : la croûte, le manteau et le noyau. Ces enveloppes ne sont pas accessibles à l'observation directe (le forage le plus profond n'atteint que quelques kilomètres) : leur connaissance repose essentiellement sur l'étude indirecte de la propagation des ondes sismiques.

1.1. La croûte terrestre

Deux types de croûte

La croûte continentale, qui porte les continents, a une épaisseur moyenne de 30 à 40 km (pouvant dépasser 70 km sous les grandes chaînes de montagnes) ; elle est essentiellement constituée de roches granitiques, de densité relativement faible (environ 2,7). La croûte océanique, qui constitue le plancher des océans, est beaucoup plus mince (5 à 10 km) et formée de roches basaltiques, plus denses (environ 3,0). Cette différence de densité explique pourquoi la croûte continentale « flotte » plus haut que la croûte océanique (principe de l'isostasie).

1.2. Le manteau

Manteau supérieur et manteau inférieur

Sous la croûte s'étend le manteau, qui représente à lui seul environ 82 % du volume terrestre, jusqu'à une profondeur d'environ 2900 km. Le manteau supérieur (jusqu'à environ 700 km de profondeur) comprend une partie rigide, associée à la croûte pour former la lithosphère (environ 100 km d'épaisseur), et une partie plus ductile, partiellement fondue et déformable, l'asthénosphère, sur laquelle « glisse » la lithosphère. Le manteau inférieur (de 700 à 2900 km) est solide mais soumis à des pressions et températures très élevées ; il est le siège de mouvements de matière très lents à l'état solide.

1.3. Le noyau

Noyau externe et noyau interne

Le noyau, de 2900 km à 6371 km de profondeur (le centre de la Terre), est essentiellement composé de fer et de nickel. Le noyau externe (2900 à 5150 km) est à l'état liquide ; ses mouvements de convection, couplés à la rotation de la Terre, sont à l'origine du champ magnétique terrestre. Le noyau interne (graine) (5150 à 6371 km) est solide, malgré une température très élevée (jusqu'à environ 5000-6000 °C), en raison de l'énorme pression qui y règne.

1.4. Les méthodes d'étude de l'intérieur du globe

Les ondes sismiques, une sonde de l'intérieur du globe

Lors d'un séisme, le foyer libère de l'énergie sous forme d'ondes sismiques qui se propagent à travers tout le globe et sont enregistrées en surface par des appareils appelés sismographes, produisant des tracés appelés sismogrammes. On distingue deux grands types d'ondes de volume : les ondes P (ondes primaires, longitudinales, les plus rapides, capables de traverser aussi bien les milieux solides que liquides) et les ondes S (ondes secondaires, transversales, plus lentes, qui ne se propagent qu'à travers les milieux solides).

Ce que révèlent les ondes

La vitesse de propagation des ondes sismiques varie selon la nature, la densité et l'état physique (solide ou liquide) des roches traversées. Ces variations de vitesse, ainsi que des brusques changements de trajet (réfraction, réflexion), permettent de repérer des discontinuités, c'est-à-dire des limites nettes entre enveloppes de propriétés différentes. La discontinuité de Mohorovičić (ou « Moho ») marque la limite entre la croûte et le manteau, où la vitesse des ondes P augmente brusquement. La discontinuité de Gutenberg, vers 2900 km de profondeur, marque la limite entre le manteau et le noyau ; à ce niveau, les ondes S disparaissent totalement, ce qui prouve que le noyau externe est liquide (les ondes S ne traversent pas les liquides), tandis que les ondes P sont fortement ralenties et déviées.

EnveloppeProfondeur approximativeÉtat physiqueComposition dominante
Croûte continentale0 à 30-40 kmSolide (rigide)Roches granitiques
Croûte océanique0 à 5-10 kmSolide (rigide)Roches basaltiques
Manteau supérieur~30 à 700 kmSolide rigide (lithosphère) puis ductile (asthénosphère)Péridotites
Manteau inférieur700 à 2900 kmSolide, très lentement déformableSilicates denses
Noyau externe2900 à 5150 kmLiquideFer et nickel
Noyau interne (graine)5150 à 6371 kmSolideFer et nickel

2. La théorie de la dérive des continents

Rappel historique

Au début du XXe siècle (1912), le météorologue et géophysicien allemand Alfred Wegener propose la théorie de la dérive des continents : selon lui, tous les continents actuels formaient autrefois un seul supercontinent unique, la Pangée, entouré d'un océan unique (la Panthalassa). Ce bloc se serait fragmenté il y a environ 200 millions d'années, et les morceaux issus de la fragmentation auraient ensuite lentement « dérivé » à la surface du globe jusqu'à occuper leur position actuelle. À son époque, Wegener ne disposait pas d'un mécanisme physique convaincant pour expliquer le déplacement des continents, ce qui explique le rejet initial de sa théorie par une grande partie de la communauté scientifique ; elle ne sera pleinement validée qu'à partir des années 1960 avec la découverte de l'expansion océanique.

2.1. L'argument géométrique (morphologique)

La concordance des contours

Wegener remarque que les contours actuels de certains continents s'emboîtent presque parfaitement, comme les pièces d'un puzzle. C'est le cas, de façon particulièrement frappante, du tracé des côtes de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, de part et d'autre de l'océan Atlantique : la ligne côtière ouest-africaine et la ligne côtière est-sud-américaine présentent des concordances de forme qui suggèrent qu'elles étaient autrefois jointives.

2.2. L'argument paléontologique

Fossiles identiques sur des continents séparés

On retrouve des fossiles identiques de certaines espèces animales et végétales disparues sur des continents aujourd'hui séparés par de vastes océans, alors que ces organismes n'auraient pas pu franchir de telles distances océaniques. C'est le cas du reptile fossile Mesosaurus (reptile aquatique d'eau douce), retrouvé à la fois en Afrique et en Amérique du Sud, ainsi que de la fougère fossile Glossopteris, retrouvée en Afrique, en Amérique du Sud, en Inde, en Australie et en Antarctique. La seule explication cohérente est que ces continents étaient réunis à l'époque où vivaient ces organismes.

2.3. L'argument géologique (structural)

Continuité des formations géologiques

Certaines formations rocheuses et certaines chaînes de montagnes anciennes présentent une continuité remarquable lorsqu'on rapproche les continents concernés : par exemple, des chaînes de montagnes d'âge et de nature identiques se poursuivent, une fois les continents rapprochés, entre la côte est de l'Amérique du Sud/Amérique du Nord et la côte ouest de l'Afrique/Europe. Ces formations, aujourd'hui séparées par l'océan Atlantique, formaient à l'origine une seule et même structure géologique continue.

2.4. L'argument paléoclimatique

Traces de climats incompatibles avec la position actuelle

On observe, sur des continents aujourd'hui très éloignés et situés sous des climats différents, des traces de glaciations anciennes similaires (stries glaciaires, dépôts glaciaires appelés tillites) datées de la même époque (fin de l'ère primaire), notamment en Afrique du Sud, en Amérique du Sud, en Inde et en Australie — régions aujourd'hui tropicales ou tempérées. Inversement, on trouve des traces de climats chauds (dépôts de charbon, récifs coralliens fossiles) dans des régions aujourd'hui froides. Ces indices ne s'expliquent que si ces continents étaient autrefois regroupés à des latitudes cohérentes avec ces climats, avant de dériver vers leur position actuelle.

3. Le mécanisme de l'expansion des fonds océaniques

3.1. Morphologie des fonds océaniques

Deux structures majeures

L'exploration des fonds océaniques a révélé deux grandes structures caractéristiques. Les dorsales médio-océaniques sont d'immenses chaînes de montagnes sous-marines, longues de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres, parcourant le milieu des océans ; elles présentent en leur axe une vallée centrale (rift) et sont le siège d'un volcanisme actif et d'une sismicité modérée. Les fosses océaniques sont, à l'inverse, de profondes dépressions linéaires (jusqu'à plus de 10 000 m de profondeur), situées en bordure de certains océans, associées à une forte activité sismique et volcanique : ce sont les zones de subduction.

3.2. Les mouvements de convection dans le manteau

Le moteur des mouvements des plaques

Le manteau, bien que solide, se comporte à l'échelle des temps géologiques comme un matériau capable de se déformer très lentement. Les différences de température (plus chaud en profondeur, plus froid près de la surface) et donc de densité au sein du manteau engendrent des mouvements de convection : la matière chaude et moins dense remonte vers la surface, se refroidit, devient plus dense et redescend en profondeur, formant des cellules de convection. Ces courants de convection mantelliques constituent le principal moteur qui entraîne les plaques lithosphériques rigides posées sur l'asthénosphère.

3.3. La subduction

Définition

La subduction est le processus par lequel une plaque lithosphérique océanique, plus dense et plus froide, s'enfonce et plonge sous une autre plaque (océanique ou continentale), au niveau d'une fosse océanique, pour être progressivement recyclée dans le manteau. Ce plongement s'accompagne d'une sismicité étagée en profondeur (plan de Wadati-Benioff) et d'un volcanisme explosif (arc volcanique) situé en arrière de la fosse, lié à la fusion partielle des roches sous l'effet de l'eau entraînée par la plaque plongeante.

3.4. L'expansion océanique

Définition

L'expansion océanique est le mécanisme de création continue de nouvelle croûte océanique au niveau de l'axe des dorsales : le magma issu de la fusion partielle du manteau remonte le long du rift, se refroidit et se solidifie en formant du basalte, tandis que les deux plaques de part et d'autre de la dorsale s'écartent progressivement, repoussant la croûte plus ancienne latéralement. La croûte océanique est donc d'autant plus jeune qu'elle est proche de l'axe de la dorsale, et d'autant plus ancienne qu'elle en est éloignée.

La preuve du paléomagnétisme

Ce mécanisme a été confirmé de façon décisive par l'étude du paléomagnétisme des fonds océaniques. Le champ magnétique terrestre s'est inversé à de multiples reprises au cours des temps géologiques (inversions des pôles magnétiques nord et sud). Lorsque le magma des dorsales se solidifie, les minéraux magnétiques qu'il contient s'orientent selon le champ magnétique terrestre du moment et « enregistrent » cette orientation. L'étude du magnétisme des roches du plancher océanique révèle des bandes symétriques d'aimantation normale et inversée, disposées de part et d'autre de l'axe de la dorsale comme les images d'un miroir. Cette symétrie parfaite ne peut s'expliquer que par la formation continue de croûte nouvelle au niveau de la dorsale, suivie d'un écartement progressif des deux moitiés du plancher océanique — ce qui valide définitivement le mécanisme de l'expansion océanique.

3.5. La théorie des plaques (tectonique des plaques)

Synthèse moderne

La théorie de la tectonique des plaques, élaborée dans les années 1960-1970, réunit et prolonge la dérive des continents et l'expansion océanique en un modèle global et cohérent. Selon cette théorie, la lithosphère (croûte + partie rigide du manteau supérieur) n'est pas continue mais découpée en une douzaine de grandes plaques lithosphériques rigides (plaques africaine, eurasiatique, américaine, pacifique, etc.), qui « flottent » sur l'asthénosphère ductile et se déplacent les unes par rapport aux autres à une vitesse de quelques centimètres par an, sous l'effet des courants de convection mantelliques.

4. Les trois types de limites de plaques

Type de limiteMouvement relatif des plaquesPhénomènes associésExemple
Limite divergente (constructive)Écartement (les plaques s'éloignent l'une de l'autre)Volcanisme basaltique, création de croûte océanique, sismicité modérée et superficielleDorsale médio-atlantique
Limite convergente (destructive)Rapprochement / subduction ou collisionVolcanisme explosif (arc volcanique), sismicité forte et profonde, orogénèse (si collision)Fosse du Pérou-Chili ; collision Inde-Asie (Himalaya)
Limite coulissante (transformante)Coulissage horizontal, sans création ni destruction de croûteSismicité superficielle importante, pas de volcanisme notableFaille de San Andreas (Californie)

5. Conséquences du déplacement des plaques

5.1. Le magmatisme

Volcanisme des zones de divergence et de convergence

Le déplacement des plaques s'accompagne d'une intense activité magmatique, concentrée le long de leurs limites. Au niveau des zones de divergence (dorsales), la décompression du manteau qui remonte provoque sa fusion partielle et un volcanisme effusif basaltique, peu explosif. Au niveau des zones de convergence (subduction), l'eau entraînée par la plaque plongeante abaisse le point de fusion des roches du manteau sus-jacent, provoquant un volcanisme explosif, riche en gaz, qui donne naissance à des arcs volcaniques (chaînes de volcans en arc de cercle, parallèles à la fosse, comme la ceinture de feu du Pacifique).

5.2. L'orogénèse (formation des chaînes de montagnes)

Définition

L'orogénèse désigne l'ensemble des processus qui aboutissent à la formation d'une chaîne de montagnes. Lorsque la subduction d'une croûte océanique se termine par la mise en contact de deux marges continentales (les deux continents autrefois séparés par l'océan se rapprochant progressivement), il se produit une collision continent-continent : les roches sont fortement plissées, épaissies et surélevées, formant une haute chaîne de montagnes. L'exemple de référence est la chaîne de l'Himalaya, née de la collision, toujours en cours, entre la plaque indienne et la plaque eurasiatique.

5.3. Les plis et les failles

Deux modes de déformation des roches

Sous l'effet des contraintes tectoniques (compression, extension) engendrées par le déplacement des plaques, les roches se déforment selon deux modes principaux. Les plis résultent d'une déformation souple (ductile) des roches, sans rupture : les couches se courbent, formant des ondulations (anticlinaux, synclinaux), généralement sous l'effet de forces de compression. Les failles résultent au contraire d'une déformation cassante : la roche se rompt le long d'un plan de fracture, et les deux blocs séparés (compartiments) se déplacent l'un par rapport à l'autre (failles normales en extension, failles inverses en compression, failles décrochantes en coulissage).

5.4. Le métamorphisme

Définition

Le métamorphisme est la transformation à l'état solide de la structure et de la composition minéralogique d'une roche, sous l'effet d'une augmentation de la pression et/ou de la température, sans fusion complète de la roche. Ce phénomène est particulièrement intense dans les zones de subduction (métamorphisme de haute pression-basse température, sur la plaque plongeante) et dans les zones de collision (métamorphisme associé à l'épaississement crustal, de moyenne à haute pression et haute température), liées aux mouvements tectoniques des plaques.

5.5. Les séismes

Définition

Un séisme (ou tremblement de terre) résulte de la libération brutale d'une énergie mécanique accumulée progressivement le long d'une faille active, sous l'effet des contraintes tectoniques. Lorsque cette énergie dépasse la résistance des roches, celles-ci cassent ou coulissent brusquement au niveau du foyer du séisme, libérant des ondes sismiques qui se propagent jusqu'en surface (à l'aplomb du foyer se trouve l'épicentre). Les séismes sont particulièrement fréquents et de forte magnitude le long des limites de plaques (dorsales, zones de subduction, failles transformantes), où les contraintes tectoniques sont les plus intenses.

🧠 À retenir

  • La Terre est structurée en croûte, manteau (supérieur/inférieur) et noyau (externe liquide/interne solide) ; ces enveloppes sont connues grâce à l'étude des ondes sismiques (P et S) et des discontinuités de Mohorovičić et de Gutenberg.
  • Wegener a proposé la dérive des continents (Pangée) en s'appuyant sur des arguments géométrique, paléontologique, géologique et paléoclimatique.
  • Les dorsales (divergence, création de croûte) et les fosses (convergence, subduction) sont les deux structures majeures des fonds océaniques ; le paléomagnétisme (bandes symétriques) prouve l'expansion océanique.
  • La tectonique des plaques réunit dérive des continents et expansion océanique : la lithosphère est découpée en plaques rigides mues par la convection mantellique (limites divergentes, convergentes, coulissantes).
  • Le déplacement des plaques a pour conséquences le magmatisme, l'orogénèse (collision), les plis et failles, le métamorphisme et les séismes, concentrés aux limites de plaques.
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Les grandes enveloppes du globe terrestre

● Facile

Citer, dans l'ordre, de la surface vers le centre de la Terre, les grandes enveloppes qui constituent le globe terrestre.

  1. Donner le nom des trois enveloppes principales.
  2. Préciser, pour chacune, les subdivisions étudiées en cours (le cas échéant).
Correction
  1. De la surface vers le centre : la croûte, le manteau, le noyau.
  2. La croûte se subdivise en croûte continentale et croûte océanique. Le manteau se subdivise en manteau supérieur (dont la partie rigide, associée à la croûte, forme la lithosphère) et manteau inférieur. Le noyau se subdivise en noyau externe (liquide) et noyau interne ou graine (solide).
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L'argument géométrique de Wegener

● Moyen

Une carte simplifiée présente les contours actuels des côtes de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, de part et d'autre de l'océan Atlantique. On observe que la côte est de l'Amérique du Sud (au niveau du Brésil) présente une avancée qui correspond, une fois les deux continents rapprochés, au renfoncement du golfe de Guinée sur la côte ouest-africaine.

  1. Décrire l'observation faite sur cette carte.
  2. Expliquer en quoi cette observation constitue un argument (dit géométrique ou morphologique) en faveur de la théorie de la dérive des continents.
  3. Pourquoi cet argument, à lui seul, n'a-t-il pas suffi à convaincre la communauté scientifique du vivant de Wegener ?
Correction
  1. Les contours actuels des côtes atlantiques de l'Afrique et de l'Amérique du Sud présentent des formes complémentaires : une avancée sur l'un des continents correspond à un renfoncement sur l'autre, comme deux pièces d'un puzzle qui s'emboîteraient si l'on rapprochait les deux continents.
  2. Cette concordance géométrique des contours suggère fortement que ces deux continents, aujourd'hui séparés par l'océan Atlantique, étaient autrefois réunis en un seul bloc continental, qui se serait ensuite fragmenté puis écarté par dérive — ce qui est exactement l'hypothèse centrale de la théorie de Wegener.
  3. Un simple emboîtement de contours pouvait être considéré comme une coïncidence géométrique fortuite, sans valeur de preuve scientifique. C'est pourquoi Wegener a dû rechercher d'autres arguments indépendants (paléontologique, géologique, paléoclimatique) convergeant vers la même conclusion, afin de renforcer la crédibilité de sa théorie ; malgré cela, l'absence d'un mécanisme physique expliquant le déplacement des continents a longtemps freiné son acceptation.
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Comparer les trois types de limites de plaques

● Moyen

À partir du cours, construire un tableau comparant les trois types de limites de plaques lithosphériques.

  1. Présenter, dans un tableau, pour chaque type de limite : son nom, le mouvement relatif des plaques, et les principaux phénomènes géologiques associés.
  2. Donner un exemple réel pour chacun des trois types.
Correction
  1. Type de limiteMouvement relatifPhénomènes associés
    DivergenteÉcartement des plaquesVolcanisme basaltique, création de croûte océanique
    ConvergenteRapprochement (subduction ou collision)Volcanisme explosif, séismes profonds, orogénèse
    CoulissanteCoulissage horizontal latéralSéismes superficiels, pas de volcanisme notable
  2. Divergente : dorsale médio-atlantique. Convergente : fosse du Pérou-Chili (subduction) ou chaîne de l'Himalaya (collision). Coulissante : faille de San Andreas en Californie.
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Pourquoi une zone de subduction est-elle volcanique et sismique ?

● Moyen

Un schéma en coupe représente une zone de subduction : une plaque océanique plonge sous une plaque continentale au niveau d'une fosse océanique. Le schéma montre des foyers sismiques alignés selon un plan incliné suivant la plaque plongeante (jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres de profondeur), ainsi qu'un alignement de volcans actifs sur la plaque chevauchante, à quelque distance de la fosse.

  1. Expliquer pourquoi la plaque plongeante génère des séismes le long de son plan de plongement, à des profondeurs pouvant atteindre plusieurs centaines de kilomètres.
  2. Expliquer pourquoi un volcanisme se développe sur la plaque chevauchante, en arrière de la fosse.
  3. Conclure sur le lien entre subduction, sismicité et volcanisme.
Correction
  1. La plaque océanique plongeante reste rigide et cassante jusqu'à de grandes profondeurs ; les contraintes mécaniques exercées lors de son enfoncement dans l'asthénosphère provoquent des ruptures et des glissements le long de son plan de plongement, libérant l'énergie sous forme de séismes dont les foyers s'échelonnent en profondeur (plan de Wadati-Benioff), contrairement aux séismes de surface classiques.
  2. La plaque plongeante entraîne avec elle de l'eau (roches hydratées, sédiments). En profondeur, sous l'effet de la pression et de la température croissantes, cette eau est libérée et migre vers le manteau sus-jacent (le coin mantellique), où elle abaisse le point de fusion des péridotites, déclenchant leur fusion partielle. Le magma produit, moins dense, remonte à travers la plaque chevauchante et alimente les volcans de l'arc volcanique.
  3. La subduction est donc à l'origine à la fois d'une forte sismicité, liée à la rupture mécanique de la plaque plongeante en profondeur, et d'un volcanisme actif, lié à la fusion du manteau provoquée par l'eau libérée par cette même plaque : sismicité et volcanisme sont ainsi deux manifestations distinctes mais liées d'un même processus tectonique de convergence.

Problème de synthèse

● Niveau Bac

Une campagne océanographique a mesuré le paléomagnétisme des roches du plancher océanique de part et d'autre d'une dorsale médio-océanique, le long d'un profil perpendiculaire à son axe. Les données (fictives mais réalistes) obtenues sont résumées dans le tableau suivant, pour l'un des deux flancs de la dorsale (les mêmes valeurs, par symétrie, sont observées sur l'autre flanc) :

Distance à l'axe de la dorsaleÂge de la croûte océanique
0 km (axe de la dorsale)0 million d'années (Ma)
150 km5 Ma
300 km10 Ma
600 km20 Ma
  1. Que signifie le fait que l'on retrouve, de part et d'autre de l'axe de la dorsale, une disposition symétrique des bandes d'âge (et donc d'inversions magnétiques) ?
  2. Montrer que ces données confirment le mécanisme de l'expansion océanique décrit dans le cours.
  3. Calculer la vitesse d'expansion océanique (en cm/an) à partir des données « 600 km – 20 Ma », en détaillant le calcul. Convertir le résultat en cm/an.
  4. Cette vitesse correspond-elle à la vitesse d'écartement des deux plaques, ou seulement à celle d'un seul flanc ? Justifier, puis donner la vitesse totale d'écartement des deux plaques.
  5. En quoi cette étude constitue-t-elle un argument scientifique plus solide que les seuls arguments avancés par Wegener au début du XXe siècle ?
Correction du problème de synthèse
  1. Cette symétrie signifie que la croûte océanique de part et d'autre de la dorsale est apparue au même endroit (l'axe de la dorsale) et au même moment, puis a été déplacée à l'identique de chaque côté au fur et à mesure que de nouvelle croûte se formait à l'axe : les deux flancs enregistrent donc, comme dans un miroir, la même succession chronologique d'inversions du champ magnétique terrestre.
  2. Le fait que l'âge de la croûte océanique augmente régulièrement à mesure que l'on s'éloigne de l'axe de la dorsale (0 Ma à l'axe, 20 Ma à 600 km) montre que la croûte la plus proche de la dorsale est la plus jeune et que la croûte la plus ancienne se trouve la plus loin. Ceci est exactement la prédiction du mécanisme de l'expansion océanique : le magma remonte et se solidifie en continu à l'axe de la dorsale (créant la croûte la plus récente), tandis que la croûte formée antérieurement est progressivement repoussée latéralement, s'éloignant de l'axe avec le temps. La progression régulière et symétrique des âges confirme donc directement ce mécanisme.
  3. Vitesse = distance / temps = 600 km / 20 Ma = 30 km/Ma. Conversion : 30 km/Ma = 30 000 000 cm / 1 000 000 ans = 3 cm/an (vitesse d'expansion sur un seul flanc).
  4. Cette vitesse de 3 cm/an correspond au déplacement d'un seul flanc par rapport à l'axe de la dorsale (fixe par convention). Comme l'expansion se fait de façon symétrique de part et d'autre de l'axe, l'autre flanc s'écarte également à 3 cm/an, mais dans la direction opposée. La vitesse totale d'écartement entre les deux plaques (l'une par rapport à l'autre) est donc le double : 3 + 3 = 6 cm/an.
  5. Contrairement aux arguments de Wegener (concordance des contours, fossiles, formations géologiques, climats anciens), qui étaient des indices indirects, essentiellement descriptifs et qualitatifs, l'étude du paléomagnétisme des fonds océaniques fournit des données quantitatives, datées et mesurables (âges précis, symétrie rigoureuse des bandes magnétiques), obtenues par des méthodes physiques objectives (magnétomètres, datation radiométrique). Elle apporte ainsi une preuve directe du mécanisme moteur (la création et l'écartement continus de la croûte océanique), et non plus seulement un faisceau d'indices de la dérive des continents, ce qui a permis de faire de la tectonique des plaques une théorie scientifique pleinement validée.

QCM

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Q1/10

En partant de la surface vers le centre de la Terre, l'ordre correct des grandes enveloppes est :

Q2/10

L'étude de l'intérieur du globe terrestre repose essentiellement sur :

Q3/10

La théorie de la dérive des continents a été proposée, au début du XXe siècle, par :

Q4/10

La présence de fossiles identiques (comme Mesosaurus) sur des continents aujourd'hui séparés par un océan constitue un argument de type :

Q5/10

Au niveau des fonds océaniques, les dorsales médio-océaniques et les fosses océaniques correspondent respectivement à des zones de :

Q6/10

Le principal moteur du déplacement des plaques lithosphériques est :

Q7/10

La subduction correspond au processus par lequel :

Q8/10

L'expansion océanique désigne :

Q9/10

La chaîne de montagnes de l'Himalaya résulte principalement :

Q10/10

Les séismes résultent principalement de :