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1. Les Spermaphytes

Définition

Les Spermaphytes (du grec sperma, « graine », et phyton, « plante ») sont les végétaux supérieurs qui produisent des graines comme organes de dissémination et de survie de l'espèce. La graine, issue de la fécondation, contient un embryon capable de donner une nouvelle plante après germination. Les Spermaphytes constituent le groupe végétal le plus évolué et le plus diversifié du règne végétal actuel.

1.1. Deux grands groupes de Spermaphytes

On distingue traditionnellement deux grands groupes de Spermaphytes, selon la position de leurs graines :

  • Les Angiospermes (« graines enfermées ») : ce sont les plantes à fleurs proprement dites, chez lesquelles les ovules, puis les graines qui en dérivent après fécondation, sont enfermés à l'intérieur d'un ovaire qui se transforme en fruit. Elles représentent l'immense majorité des plantes à fleurs actuelles (manguier, haricot, maïs, hibiscus...).
  • Les Gymnospermes (« graines nues ») : chez ces plantes, les ovules puis les graines ne sont pas enfermés dans un ovaire ni protégés par un fruit ; ils restent à nu, le plus souvent portés à la surface d'écailles regroupées en cônes. Les conifères (pins, cyprès...) en sont l'exemple type.
Exemple

Chez le pin (Gymnosperme), les graines se développent nues sur les écailles d'un cône ; chez le haricot (Angiosperme), les graines se développent à l'abri, à l'intérieur d'une gousse issue de l'ovaire fécondé.

2. La reproduction chez les Spermaphytes

2.1. Morphologie d'une fleur bisexuée

Une fleur bisexuée (ou hermaphrodite) porte à la fois les organes reproducteurs mâles et femelles. Elle est organisée, de l'extérieur vers l'intérieur, en quatre verticilles (pièces florales) :

  • Le calice : verticille le plus externe, formé de l'ensemble des sépales, généralement verts ; il protège le bouton floral avant l'épanouissement.
  • La corolle : formée de l'ensemble des pétales, souvent colorés et parfois odorants ; elle joue un rôle d'attraction des agents pollinisateurs.
  • L'androcée : organe reproducteur mâle de la fleur, formé de l'ensemble des étamines. Chaque étamine comprend un filet (support fin et allongé) portant à son extrémité une anthère, sac contenant le pollen (grains de pollen, futurs gamétophytes mâles).
  • Le gynécée (ou pistil) : organe reproducteur femelle de la fleur, situé au centre. Il comprend un ovaire renfermant un ou plusieurs ovules, surmonté d'un style (colonne effilée) qui se termine par le stigmate, surface réceptrice du pollen.
Définition

Le calice et la corolle forment le périanthe, enveloppe protectrice et attractive de la fleur, sans rôle direct dans la reproduction. L'androcée et le gynécée constituent, eux, les organes reproducteurs proprement dits de la fleur.

2.2. La pollinisation

Définition

La pollinisation est le transport des grains de pollen depuis les anthères des étamines jusqu'au stigmate du pistil. C'est une étape préalable indispensable, mais distincte, de la fécondation.

On distingue deux modes de pollinisation :

  • La pollinisation directe (autopollinisation) : le pollen d'une fleur féconde le stigmate de cette même fleur, ou d'une autre fleur de la même plante. Exemple : le pois, chez qui l'autopollinisation se produit souvent avant même l'ouverture complète de la fleur.
  • La pollinisation croisée : le pollen d'une fleur est transporté jusqu'au stigmate d'une fleur portée par un autre individu de la même espèce. Ce transport est assuré par différents agents vecteurs : le vent (pollinisation anémophile, exemple du maïs), les insectes (pollinisation entomophile, exemple de nombreuses plantes à fleurs colorées et nectarifères comme l'hibiscus), l'eau ou, plus rarement, d'autres animaux.
Exemple

La pollinisation croisée favorise le brassage génétique entre individus différents, ce qui accroît la diversité génétique de la descendance par rapport à l'autopollinisation.

2.3. La fécondation chez les Angiospermes

Après avoir atteint le stigmate, le grain de pollen germe : il émet un tube pollinique qui croît à travers le style jusqu'à atteindre l'ovule, à l'intérieur de l'ovaire. Ce tube pollinique conduit deux noyaux spermatiques (gamètes mâles) jusqu'au sac embryonnaire contenu dans l'ovule.

La double fécondation

Les Angiospermes se caractérisent par un phénomène unique appelé double fécondation : l'un des deux noyaux spermatiques fusionne avec l'oosphère (gamète femelle) pour donner l'œuf principal, à l'origine de l'embryon ; le second noyau spermatique fusionne avec deux noyaux polaires du sac embryonnaire pour donner un œuf accessoire triploïde, à l'origine de l'albumen (ou endosperme), tissu de réserve nutritive qui nourrira l'embryon pendant la germination.

Après la double fécondation, l'ovule se transforme en graine (contenant l'embryon et souvent l'albumen), tandis que l'ovaire se transforme en fruit, qui protège la ou les graines.

2.4. Notions de gamétogenèse chez les plantes à fleurs

La formation des gamètes chez les Angiospermes se déroule de façon particulière, en deux temps, avec un stade intermédiaire appelé gamétophyte :

  • Dans l'anthère : des cellules mères donnent, après divisions, des grains de pollen, qui constituent le gamétophyte mâle ; chaque grain de pollen, une fois germé, produira les noyaux spermatiques (gamètes mâles).
  • Dans l'ovule : des divisions cellulaires aboutissent à la formation du sac embryonnaire, qui constitue le gamétophyte femelle, et qui contient notamment l'oosphère (gamète femelle) ainsi que les noyaux polaires impliqués dans la double fécondation.

3. Étude pratique de la graine et de la germination

3.1. Structure d'une graine

Une graine mature comprend trois parties principales :

  • Le tégument : enveloppe protectrice externe, souvent dure et imperméable, qui protège l'embryon des agressions extérieures (chocs, dessiccation, micro-organismes) et assure la vie ralentie de la graine (vie latente) jusqu'à des conditions favorables.
  • Les réserves nutritives : substances de réserve (amidon, protéines, lipides) accumulées soit dans un tissu spécialisé, l'albumen, soit directement dans les cotylédons de l'embryon (graines dites exalbuminées) ; elles nourrissent la jeune plantule avant qu'elle ne soit capable de photosynthèse autonome.
  • L'embryon : future plante en miniature, comprenant une radicule (ébauche de la future racine), une tigelle (ébauche de la future tige) et un ou deux cotylédons selon le groupe végétal (une seule chez les monocotylédones comme le maïs, deux chez les dicotylédones comme le haricot).

3.2. La germination de la graine

Définition

La germination est le processus par lequel une graine, sortie de sa vie latente, reprend son développement pour donner naissance à une jeune plantule autonome.

Conditions nécessaires à la germination

La germination nécessite la réunion de trois conditions favorables : la présence d'eau (indispensable à l'imbibition de la graine et à la reprise du métabolisme), une température adaptée à l'espèce (ni trop basse, ni trop élevée), et la présence de dioxygène (O₂) (nécessaire à la respiration cellulaire intense qui fournit l'énergie du développement embryonnaire). L'absence de l'une de ces conditions bloque ou retarde fortement la germination.

Le déroulement de la germination comprend successivement : l'imbibition (absorption d'eau par la graine, qui gonfle et fait éclater le tégument), la reprise de l'activité métabolique (activation des réserves et des enzymes, respiration accrue), puis la croissance de l'embryon avec allongement de la radicule (qui perce le tégument en premier et s'ancre dans le sol) puis développement de la tigelle.

3.3. Épicotyle et hypocotyle

La tigelle de l'embryon se différencie, par rapport au point d'insertion des cotylédons, en deux parties :

  • L'hypocotyle : partie de la tigelle située en dessous du point d'insertion des cotylédons, reliant ceux-ci à la radicule. Son allongement soulève les cotylédons hors du sol lors de certaines germinations.
  • L'épicotyle : partie de la tigelle située au-dessus du point d'insertion des cotylédons ; il donne naissance à la tige aérienne et aux premières vraies feuilles de la jeune plantule.

3.4. Germination épigée et germination hypogée

Selon la partie de la tigelle qui s'allonge principalement, on distingue deux types de germination :

Germination épigée

C'est l'hypocotyle qui s'allonge fortement, ce qui soulève les cotylédons au-dessus du sol : les cotylédons deviennent alors aériens et souvent verdissent, participant transitoirement à la photosynthèse. Exemple : le haricot.

Germination hypogée

C'est l'épicotyle qui s'allonge, tandis que l'hypocotyle reste très court : les cotylédons demeurent enterrés, à l'intérieur ou au niveau du tégument, et se comportent en simple organe de réserve, sans devenir photosynthétiques. Exemples : le maïs et le pois.

4. Tableaux de synthèse

4.1. Angiospermes / Gymnospermes

CritèreAngiospermesGymnospermes
Position de la graineEnfermée dans un fruit issu de l'ovaireNue, non enfermée dans un fruit (portée par une écaille)
FleurVraie fleur avec calice, corolle, androcée, gynécéeStructures reproductrices simplifiées, souvent en cônes, sans vraie fleur ni fruit
FécondationDouble fécondation (embryon + albumen)Fécondation simple, sans albumen d'origine triploïde
ExempleHaricot, maïs, hibiscus, manguierPin, cyprès, if (conifères)

4.2. Germination épigée / hypogée

CritèreGermination épigéeGermination hypogée
Partie de tigelle qui s'allongeHypocotyleÉpicotyle
Position des cotylédonsSoulevés hors du sol, aériensRestent enterrés
Rôle des cotylédonsSouvent verdissent, photosynthèse transitoireSimple réserve nutritive
ExempleHaricotMaïs, pois

🧠 À retenir

  • Les Spermaphytes sont des végétaux à graines ; on distingue les Angiospermes (graine enfermée dans un fruit) et les Gymnospermes (graine nue).
  • Dans une fleur bisexuée, l'androcée (étamines) est l'organe reproducteur mâle et le gynécée (pistil) est l'organe reproducteur femelle ; le calice et la corolle forment le périanthe protecteur.
  • La pollinisation, transport du pollen jusqu'au stigmate, peut être directe (autopollinisation) ou croisée (entre individus différents, via le vent, les insectes...).
  • La double fécondation, propre aux Angiospermes, donne à la fois l'embryon (fusion d'un noyau spermatique avec l'oosphère) et l'albumen de réserve (fusion du second noyau spermatique avec les noyaux polaires).
  • La germination exige eau, température favorable et oxygène ; selon que l'hypocotyle ou l'épicotyle s'allonge, elle est épigée (cotylédons aériens, ex. haricot) ou hypogée (cotylédons enterrés, ex. maïs, pois).
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Légender les pièces florales d'une fleur bisexuée

● Facile

On observe une fleur bisexuée coupée longitudinalement. De l'extérieur vers l'intérieur, on distingue successivement : un premier verticille de pièces vertes protectrices ; un deuxième verticille de pièces colorées ; un troisième verticille formé de structures composées chacune d'un filet surmonté d'un petit sac ; et enfin, au centre, une structure renflée surmontée d'une colonne se terminant par une petite surface visqueuse.

  1. Nommer chacune des quatre pièces florales décrites, dans l'ordre de leur description.
  2. Préciser, pour chacune des deux dernières pièces, le nom de ses éléments constitutifs.
  3. Indiquer laquelle de ces quatre pièces constitue l'organe reproducteur mâle et laquelle constitue l'organe reproducteur femelle.
Correction
  1. Le premier verticille (pièces vertes protectrices) est le calice ; le deuxième (pièces colorées) est la corolle ; le troisième (filet + petit sac) est l'androcée ; la structure centrale (renflement + colonne + surface visqueuse) est le gynécée (pistil).
  2. L'androcée est formé d'étamines, chacune composée d'un filet et d'une anthère (le petit sac contenant le pollen). Le gynécée est formé d'un ovaire (le renflement, contenant les ovules), d'un style (la colonne) et d'un stigmate (la surface visqueuse réceptrice du pollen, à l'extrémité du style).
  3. L'androcée (étamines) est l'organe reproducteur mâle de la fleur ; le gynécée (pistil) est l'organe reproducteur femelle.
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Pollinisation directe et pollinisation croisée

● Moyen

On étudie deux plantes : chez la plante A, le pollen d'une fleur féconde systématiquement le stigmate de cette même fleur avant même son ouverture complète ; chez la plante B, le pollen d'une fleur ne peut féconder que le stigmate d'une fleur portée par un autre pied de la même espèce, souvent après transport par des insectes butineurs.

  1. Définir la pollinisation.
  2. Nommer et définir le type de pollinisation observé chez la plante A, puis chez la plante B. Donner un exemple réel pour chacun des deux types.
  3. Expliquer pourquoi la pollinisation croisée favorise davantage la diversité génétique de la descendance que l'autopollinisation.
Correction
  1. La pollinisation est le transport des grains de pollen depuis les anthères des étamines jusqu'au stigmate du pistil.
  2. La plante A pratique la pollinisation directe (autopollinisation) : le pollen d'une fleur féconde le stigmate de cette même fleur (ou d'une autre fleur du même pied), comme c'est souvent le cas chez le pois. La plante B pratique la pollinisation croisée : le pollen d'une fleur est transporté jusqu'au stigmate d'une fleur portée par un individu différent, ici par des insectes (pollinisation entomophile), comme chez de nombreuses plantes à fleurs colorées et nectarifères (ex. hibiscus).
  3. Dans l'autopollinisation, les gamètes mâle et femelle proviennent du même individu (patrimoine génétique très proche, voire identique) : la descendance ressemble fortement au parent unique. Dans la pollinisation croisée, les gamètes proviennent de deux individus génétiquement différents : leur combinaison lors de la fécondation produit une descendance au patrimoine génétique plus varié, ce qui augmente la diversité génétique de l'espèce et ses capacités d'adaptation.
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Les étapes de la fécondation chez les Angiospermes

● Moyen

Après la pollinisation, un grain de pollen déposé sur le stigmate d'une fleur d'Angiosperme germe et permet, quelques heures ou jours plus tard, la fécondation de l'ovule.

  1. Décrire les étapes qui conduisent, du dépôt du grain de pollen sur le stigmate, jusqu'à l'ovule.
  2. Qu'appelle-t-on « double fécondation » ? Décrire précisément les deux fusions nucléaires qui la constituent.
  3. Indiquer ce que devient chacun des deux produits de cette double fécondation, et pourquoi ce mécanisme est considéré comme caractéristique des Angiospermes.
Correction
  1. Le grain de pollen déposé sur le stigmate germe : il émet un tube pollinique qui croît à l'intérieur du style, en direction de l'ovaire, jusqu'à atteindre un ovule. Ce tube conduit à l'intérieur de lui-même deux noyaux spermatiques (gamètes mâles) jusqu'au sac embryonnaire logé dans l'ovule.
  2. La double fécondation est le mécanisme, propre aux Angiospermes, par lequel deux fusions nucléaires ont lieu simultanément dans le même ovule : le premier noyau spermatique fusionne avec l'oosphère (gamète femelle) pour donner l'œuf principal ; le second noyau spermatique fusionne avec les deux noyaux polaires du sac embryonnaire pour donner l'œuf accessoire (triploïde).
  3. L'œuf principal, issu de la première fusion, se développe en embryon ; l'œuf accessoire, issu de la seconde fusion, se développe en albumen (tissu de réserve nutritive qui nourrira l'embryon). Ce mécanisme à deux fécondations simultanées dans un même ovule, produisant à la fois un embryon et son tissu de réserve, n'existe pas chez les Gymnospermes ni chez les autres groupes végétaux : il est donc considéré comme une caractéristique propre aux Angiospermes.
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Identifier un type de germination

● Moyen

On observe deux graines mises à germer. Pour la graine 1, quelques jours après le début de la germination, les deux cotylédons se retrouvent nettement soulevés au-dessus du sol, à l'extrémité d'une tigelle allongée et verdissante, alors que la première vraie feuille n'est pas encore apparue. Pour la graine 2, les cotylédons restent enfouis dans le sol, au même niveau qu'au départ, tandis qu'une pousse portant déjà de petites feuilles s'élève au-dessus du sol.

  1. Rappeler la différence entre hypocotyle et épicotyle.
  2. Pour chaque graine, identifier le type de germination (épigée ou hypogée) et justifier votre réponse à partir des observations décrites.
  3. Proposer un exemple de plante correspondant à chacun des deux cas.
Correction
  1. L'hypocotyle est la partie de la tigelle située en dessous du point d'insertion des cotylédons, reliant ceux-ci à la radicule ; l'épicotyle est la partie de la tigelle située au-dessus de ce point d'insertion, à l'origine de la tige aérienne et des premières feuilles.
  2. Pour la graine 1, les cotylédons sont soulevés hors du sol par l'allongement de la tigelle sous eux : c'est donc l'hypocotyle qui s'est allongé, ce qui correspond à une germination épigée. Pour la graine 2, les cotylédons restent enterrés alors qu'une pousse feuillée s'élève au-dessus du sol : c'est donc l'épicotyle qui s'est allongé, ce qui correspond à une germination hypogée.
  3. La graine 1 (germination épigée) peut correspondre au haricot ; la graine 2 (germination hypogée) peut correspondre au maïs ou au pois.

Problème de synthèse

● Niveau Bac

Pour déterminer les conditions nécessaires à la germination des graines de haricot, on réalise l'expérience suivante : quatre lots de 20 graines identiques sont placés dans les conditions suivantes, toutes autres conditions étant égales par ailleurs.

LotEauTempératureDioxygène (O₂)Graines germées après 8 jours
1Oui (arrosage régulier)25 °COui (air ambiant)19 / 20
2Non (graines maintenues sèches)25 °COui (air ambiant)0 / 20
3Oui2 °C (réfrigérateur)Oui0 / 20
4Oui25 °CNon (eau bouillie dégazée, récipient hermétique)1 / 20
  1. Décrire les résultats obtenus pour chacun des quatre lots.
  2. En comparant le lot 1 (référence) à chacun des lots 2, 3 et 4, préciser quelle condition a été supprimée ou modifiée dans chaque cas, et quel est son effet sur la germination.
  3. À partir de l'ensemble de ces résultats, dégager les conditions nécessaires à la germination des graines de haricot et rédiger une conclusion argumentée.
Correction du problème de synthèse
  1. Le lot 1 (eau + 25 °C + O₂) présente un taux de germination très élevé (19/20, soit 95 %) : c'est le lot témoin, réunissant des conditions favorables. Le lot 2 (privé d'eau) ne présente aucune germination (0/20). Le lot 3 (à 2 °C) ne présente aucune germination (0/20). Le lot 4 (privé de dioxygène) présente une germination quasi nulle (1/20, soit 5 %).
  2. Entre le lot 1 et le lot 2, seule l'eau a été supprimée : son absence empêche totalement la germination, ce qui montre que l'eau est indispensable à la germination (elle permet l'imbibition de la graine et la reprise de son métabolisme). Entre le lot 1 et le lot 3, seule la température a été abaissée à 2 °C : cette température trop basse bloque totalement la germination, ce qui montre qu'une température favorable (proche de 25 °C pour le haricot) est indispensable. Entre le lot 1 et le lot 4, seul le dioxygène a été supprimé : sa quasi-absence empêche presque totalement la germination, ce qui montre que le dioxygène est indispensable à la respiration cellulaire nécessaire au développement de l'embryon.
  3. La comparaison du lot témoin (lot 1), où les trois facteurs sont réunis et où la germination est quasi générale, aux lots 2, 3 et 4, dans chacun desquels un seul facteur a été supprimé ou rendu défavorable et où la germination est bloquée ou très fortement réduite, permet de conclure que la germination des graines de haricot nécessite la réunion simultanée de trois conditions : la présence d'eau, une température favorable à l'espèce, et la présence de dioxygène. L'absence d'un seul de ces trois facteurs suffit à empêcher, ou à réduire très fortement, la germination : ces trois conditions sont donc toutes nécessaires, mais aucune n'est suffisante isolément.

QCM

10 questions · Correction immédiate

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0/10Répondues
Q1/10

Un Spermaphyte est un végétal supérieur qui se caractérise par :

Q2/10

Quelle est la principale différence entre Angiospermes et Gymnospermes ?

Q3/10

Dans une fleur bisexuée, l'organe reproducteur mâle est :

Q4/10

Dans une fleur bisexuée, l'organe reproducteur femelle est :

Q5/10

La pollinisation désigne :

Q6/10

La double fécondation, caractéristique des Angiospermes, aboutit à la formation de :

Q7/10

Une graine mature comprend typiquement :

Q8/10

L'épicotyle est la partie de la tigelle qui :

Q9/10

L'hypocotyle est la partie de la tigelle qui :

Q10/10

Les conditions indispensables à la germination d'une graine sont :