f continue sur [a;b], dérivable sur ]a;b[, f(a)=f(b) → ∃c∈]a;b[ : f'(c)=0.
f continue sur [a;b], dérivable sur ]a;b[ → ∃c∈]a;b[ : f(b)−f(a)=f'(c)(b−a).
Inégalité des accroissements finis : m≤f'≤M sur ]a;b[ → m(b−a)≤f(b)−f(a)≤M(b−a).
Si lim f=lim g=0 (ou ∞) et g'≠0 au voisinage, alors lim f/g=lim f'/g' (si cette limite existe).
Formes : 0/0, ∞/∞. Autres (0·∞, ∞−∞, 1^∞) se ramènent par transformation.
f(x)=f(0)+f'(0)x+f''(0)x²/2!+...+f^(n)(0)xⁿ/n!+o(xⁿ).
Exemples : eˣ=1+x+x²/2+x³/6+...+xⁿ/n!+o(xⁿ).
sin x=x−x³/6+x⁵/120+...+o(x²ⁿ). cos x=1−x²/2+x⁴/24+...+o(x²ⁿ⁺¹).
ln(1+x)=x−x²/2+x³/3−...+(-1)ⁿ⁺¹xⁿ/n+o(xⁿ).
f(x)=x³−3x+1. Montrer que f'(x)=0 a exactement deux solutions dans ℝ, et en déduire que f(x)=0 a trois solutions distinctes.
f'=3x²−3=3(x−1)(x+1). Zeros: x=−1 et x=1. f(−1)=3>0, f(0)=1>0, f(1)=−1<0, f(2)=3>0. TVI: f change de signe sur ]−2;−1[ (f(−2)=−1<0), ]0;1[ (f change de signe), ]1;2[. Trois racines distinctes. Rolle assure deux extrema entre toute paire de racines.
(1) Montrer que pour x>0 : x/(1+x)<ln(1+x)<x. (2) En déduire un encadrement de ln(2).
(1) f(t)=ln(1+t). f'(t)=1/(1+t). Sur [0;x] : 1/(1+x)≤f'(t)≤1. TAF: x/(1+x)≤ln(1+x)≤x ✓. (2) x=1: 1/2<ln2<1.
(1) DL de e^(sin x) à l'ordre 3 en 0. (2) En déduire lim[x→0] (e^(sin x)−1−sin x)/sin²x.
(1) sin x=x−x³/6+o(x³). e^(sin x)=1+(x−x³/6)+½(x−...)²+1/6(x)³+...=1+x+x²/2+(−1/6+1/6)x³+o(x³)=1+x+x²/2+o(x³). (2) Num=e^(sin x)−1−sin x=x²/2+o(x²). Den=sin²x∼x². Limite=1/2.
g(x)=eˣ−x−2. (1) Montrer que g a exactement deux racines. (2) Montrer par Rolle qu'entre deux racines de g, il en existe une de g'.
(1) g'=eˣ−1=0 → x=0. g(0)=−1<0. g(−∞)=+∞, g(+∞)=+∞. Un minimum en x=0 valant −1<0. Deux racines : l'une dans ]−∞;0[ et l'autre dans ]0;+∞[. (2) Soit x₁<0<x₂ les deux racines. g(x₁)=g(x₂)=0. Rolle → ∃c∈]x₁;x₂[ : g'(c)=0. g'(c)=eᶜ−1=0 → c=0. ✓ (on retrouve l'unique point critique).
On pose Iₙ=∫₀¹ xⁿeˣdx pour n≥0.
10 questions · Correction immédiate
Rolle : f(a)=f(b) → ∃c : f'(c)=
TAF : f(b)−f(a)=f'(c)·
L'Hôpital s'applique pour les formes
lim[x→0] (eˣ−1−x)/x²=
DL de eˣ à l'ordre 2 en 0=
DL de sin x à l'ordre 3=
lim[x→0] (x−sin x)/x³=
Inégalité TAF : m≤f'≤M sur ]a;b[ →
DL de ln(1+x) à l'ordre 2=
f'(x)=0 sur ]a;b[ →
Déterminer la dérivée de chacune des fonctions suivantes.
Soit f la fonction définie par f(x) = sin⁶x + cos⁶x + 3sin²x·cos²x. Démontrer que f est une fonction constante, et préciser sa valeur.
Méthode algébrique. Posons s=sin²x, c=cos²x, avec s+c=1. sin⁶x+cos⁶x = s³+c³ = (s+c)(s²−sc+c²) = s²−sc+c² = (s+c)²−3sc = 1−3sc. Donc f(x) = 1−3sc+3sc = 1 : f est constante, égale à 1.
Méthode par la dérivée (corollaire du TAF : f'=0 sur un intervalle ⇒ f constante). f'(x) = 6sinx cosx(sin⁴x−cos⁴x) + 6sinx cosx(cos²x−sin²x). Or sin⁴x−cos⁴x = (sin²x−cos²x)(sin²x+cos²x) = sin²x−cos²x = −(cos²x−sin²x), donc le crochet est nul : f'(x)=0 pour tout x. f est donc constante, et f(0)=0+1+0=1.
Déterminer la dérivée de chacune des fonctions suivantes.
En utilisant la définition du nombre dérivé, calculer les limites suivantes.
Déterminer les dérivées première et seconde des fonctions suivantes.
Dans chacun des cas suivants, étudier la dérivabilité de f sur son ensemble de définition puis déterminer sa dérivée.
On pose g(x) = 2x²−x−6 = (2x+3)(x−2). Dans chacun des cas suivants, étudier la dérivabilité de f sur son ensemble de définition puis déterminer sa dérivée.
Soit f la fonction de [0;π/2] vers [0;1] définie par f(x) = sin²x.
Soit f la fonction de ]−π;π[ vers ℝ, définie par f(x) = tan(x/2).
Soit f: x ↦ (x²−3x+1)/(x+1) et (𝒞) sa courbe représentative.
f'(x) = (x²+2x−4)/(x+1)² (par la formule du quotient : [(2x−3)(x+1)−(x²−3x+1)]/(x+1)²).
Utiliser l'inégalité des accroissements finis pour obtenir une majoration du nombre √33 − √32.
Soit f(x)=√x sur [32;33]. f'(x)=1/(2√x) est décroissante, donc pour tout x∈]32;33[, f'(x) ≤ 1/(2√32). L'inégalité des accroissements finis donne : f(33)−f(32) ≤ (1/(2√32))·(33−32), soit √33−√32 ≤ 1/(2√32) = 1/(8√2) = √2/16 ≈ 0,0884.
Démontrer que pour tout x de l'intervalle [0;1/2], on a : 1 − x/√2 ≤ √(1−x) ≤ 1 − x/2.
Soit f(t)=√(1−t) sur [0;x], x∈[0;1/2]. f'(t) = −1/(2√(1−t)). Pour t∈[0;x], 1−t∈[1/2;1], donc √(1−t)∈[1/√2;1], d'où f'(t)∈[−1/√2;−1/2]. L'inégalité des accroissements finis donne : −x/√2 ≤ f(x)−f(0) ≤ −x/2, soit −x/√2 ≤ √(1−x)−1 ≤ −x/2, c'est-à-dire 1−x/√2 ≤ √(1−x) ≤ 1−x/2.
Déterminer la fonction polynôme f du quatrième degré telle que : f(−1)=1, f'(−1)=2, f''(−1)=3, f'''(−1)=4, f⁽⁴⁾(−1)=5.
Un polynôme de degré ≤4 est entièrement déterminé par sa valeur et ses quatre premières dérivées en un point : c'est exactement son polynôme de Taylor en ce point, et pour une fonction polynôme de degré 4, la formule de Taylor est exacte (pas de reste). En posant u=x+1 :
f(x) = f(−1) + f'(−1)·u + f''(−1)/2!·u² + f'''(−1)/3!·u³ + f⁽⁴⁾(−1)/4!·u⁴ = 1 + 2u + (3/2)u² + (2/3)u³ + (5/24)u⁴.
En développant (u=x+1), on obtient la forme polynomiale : f(x) = (5/24)x⁴ + (3/2)x³ + (19/4)x² + (47/6)x + 43/8 (on vérifie : f(−1) = 5/24−3/2+19/4−47/6+43/8 = 1 ✓).