À tout point M(x;y) on associe l'affixe z_M=x+iy. Réciproquement z=a+bi ↔ M(a;b).
Vecteur AB : affixe z_B-z_A. Milieu de [AB] : affixe (z_A+z_B)/2.
Translation de vecteur t (affixe τ) : z' = z + τ.
Homothétie H(Ω,k) : z' = k(z-ω)+ω = kz+(1-k)ω.
Rotation R(Ω,θ) : z' = e^(iθ)(z-ω)+ω.
Similitude directe : z' = az+b avec a,b∈ℂ, a≠0.
L'angle orienté (AB→,AC→) = arg((z_C-z_A)/(z_B-z_A)).
Application : A, B, C alignés ⟺ (z_C-z_A)/(z_B-z_A) ∈ ℝ.
Angle droit en A ⟺ arg(rapport) = ±π/2 ⟺ rapport est imaginaire pur.
|z-a|=r : cercle de centre A (affixe a) et de rayon r.
|z-a|=|z-b| : médiatrice de [AB].
arg(z-a)=θ : demi-droite issue de A (exclu) de direction θ.
|(z-a)/(z-b)|=k : cercle d'Apollonius (k≠1).
z²=w : trouver √w (forme trig ou système). z²+pz+q=0 : formule (Δ=p²-4q∈ℂ).
Pour Δ=ρe^(iα) : √Δ=±√ρ·e^(iα/2). Chercher les racines carres en forme algébrique.
A(1;2), B(3;0), C(-1;4). z_A=1+2i, z_B=3, z_C=-1+4i. (1) Affixe du milieu de [AB]. (2) Affixe de AB→. (3) Image de A par la translation de vecteur BC→.
R(O,π/2): z'=iz. (1) Image de A(2;1). (2) Image de B(-1;3). (3) Vérifier |z'|=|z|.
A(1;0), B(3;2), C(2;3). (1) Calculer le rapport (z_C-z_A)/(z_B-z_A). (2) A, B, C alignés ?
z_C-z_A=1+3i. z_B-z_A=2+2i. Rapport=(1+3i)/(2+2i)=(1+3i)(2-2i)/8=(2-2i+6i+6)/8=(8+4i)/8=1+i/2. Pas réel → non alignés. Argument=arctan(1/2)≈26,6°.
Décrire géométriquement : (1) |z-2+i|=3. (2) |z-1|=|z+1|. (3) arg(z-i)=π/4.
f: z'=az+b avec a=1+i et b=2-i. (1) f est une similitude. Rapport et angle. (2) Centre Ω de la similitude (f(Ω)=Ω). (3) Image du segment [0;1].
Triangle ABC dans le plan complexe : z_A=0, z_B=2, z_C=1+i√3.
10 questions
Affixe du milieu de [AB] (z_A, z_B)=
Translation de vecteur τ: z'=
Rotation R(O,θ): z'=
Angle(AB,AC)=arg(
A,B,C alignés ⟺ (z_C-z_A)/(z_B-z_A) est
|z-3+2i|=5 est un
|z-a|=|z-b| est
Similitude directe: z'=az+b. Rapport=
Centre Ω de la similitude z'=az+b (a≠1)=
Perpendicularité en A ⟺ (z_C-z_A)/(z_B-z_A) est
Exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre correspondant — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
Dans chaque cas, reconnaître l'application du plan dont l'écriture complexe est donnée :
A(2−i) et B(1−3i) sont deux points du plan. Quelle est la translation t qui applique A sur B ? Quelle est l'écriture complexe de t ?
Le vecteur AB→ a pour affixe τ = z_B − z_A = (1−3i) − (2−i) = 1−3i−2+i = −1−2i.
t est donc la translation de vecteur AB→, d'affixe τ=−1−2i, et son écriture complexe est z' = z + τ = z − 1 − 2i.
Vérification : t(z_A) = (2−i) − 1 − 2i = 1 − 3i = z_B ✓.
Le vecteur v→ a pour affixe −3−i, A est le point d'affixe 2+i. t est la translation de vecteur v→ ; r est la rotation de centre O et d'angle orienté π/2. Déterminer t(A) et r(A). Comparer ces deux nombres complexes. Tracer la figure.
t(A) : z_t(A) = z_A + v = (2+i) + (−3−i) = −1 (point de coordonnées (−1;0)).
r(A) : z_r(A) = e^(iπ/2)·z_A = i(2+i) = 2i+i² = 2i−1 = −1+2i (point de coordonnées (−1;2)).
Comparaison : t(A)=−1 et r(A)=−1+2i ont la même partie réelle (−1) mais des parties imaginaires différentes ; les deux points images sont donc distincts mais alignés sur la droite verticale d'équation x=−1, à 2 unités l'un de l'autre.
Figure : A(2;1) ; t(A) s'obtient en décalant A du vecteur (−3;−1), ce qui donne (−1;0) ; r(A) s'obtient en faisant tourner A d'un quart de tour direct autour de O, ce qui donne (−1;2).
A et B sont des points d'affixes respectives z_A=6+3i et z_B=2+4i.
Cinq exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre 11 (« Nombres complexes et géométrie »), non utilisés dans l'onglet précédent — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
A, B, C, D sont des points d'affixes respectives z_A=√2+5i ; z_B=√2+3i ; z_C=6i ; z_D=√3+5i. Déterminer une mesure de l'angle orienté (AB→,CD→).
z_B−z_A = (√2−√2)+(3−5)i = −2i. z_D−z_C = (√3−0)+(5−6)i = √3−i.
angle(AB→,CD→) = arg(affixe(CD→)/affixe(AB→)) = arg((√3−i)/(−2i)). En multipliant numérateur et dénominateur par i : (√3−i)i / (−2i·i) = (√3i−i²)/2 = (1+√3i)/2 = 1/2 + i√3/2 = cos(π/3)+i sin(π/3).
Donc angle(AB→,CD→) = π/3 [2π] (soit 60°).
On considère les points A, B, C et D d'affixes respectives z_A=−1−5i ; z_B=4−3i ; z_C=3+3i ; z_D=−2+i.
a) AB→ = z_B−z_A = (4−3i)−(−1−5i) = 5+2i. DC→ = z_C−z_D = (3+3i)−(−2+i) = 5+2i. Comme AB→=DC→, ABCD est un parallélogramme.
b) B est le milieu de [AA′], donc z_A′ = 2z_B−z_A = 2(4−3i)−(−1−5i) = 8−6i+1+5i = 9−i.
c) DB→ = z_B−z_D = 6−4i. DC→ = 5+2i (calculé ci-dessus). Leur somme vaut 11−2i, donc z_A″ = z_D+(11−2i) = (−2+i)+(11−2i) = 9−i. (On note que z_A″=z_A′ : ce n'est pas un hasard — puisque ABCD est un parallélogramme, D=A+C−B, donc DB→+DC→=(B−D)+(C−D)=(B−D)+(B−A)=2B−A−D, d'où z_A″=z_D+2z_B−z_A−z_D=2z_B−z_A, exactement la formule du symétrique A′.)
A″B→ = z_B−z_A″ = (4−3i)−(9−i) = −5−2i. CD→ = z_D−z_C = (−2+i)−(3+3i) = −5−2i. On a donc A″B→=CD→ : les côtés [A″B] et [CD] sont parallèles et de même longueur (√29).
Vérifions les diagonales [A″C] et [BD] : milieu de [A″C] = (z_A″+z_C)/2 = (6+i), milieu de [BD] = (z_B+z_D)/2 = (1−i) : ils diffèrent, donc les diagonales ne se coupent pas en leur milieu. A″BCD (pris dans cet ordre) n'est donc pas un parallélogramme simple : c'est un parallélogramme croisé — ce sont en fait les côtés [BC] et [A″D] qui se coupent en leur milieu commun (3,5;0). Autrement dit, c'est le quadrilatère BA″CD (B et A″ échangés) qui est un véritable parallélogramme, car BA″→=DC→.
Quelle est la transformation F du plan dont l'écriture complexe est z′=z+2−3i ? Quelle est l'image par F de la droite d'équation y=2x−1 ?
z′=z+τ avec τ=2−3i : F est la translation de vecteur d'affixe τ=2−3i.
La droite (D): y=2x−1 a pour vecteur directeur d'affixe 1+2i (pente 2). L'image d'une droite par une translation est une droite parallèle. Prenons le point (0;−1) de (D), d'affixe −i : son image a pour affixe −i+2−3i=2−4i, soit le point (2;−4).
L'image de (D) est donc la droite parallèle à (D) passant par (2;−4) : y−(−4)=2(x−2), soit y=2x−8.
On considère le vecteur v→ d'affixe 1+i, le point A d'affixe 1−i et un point M quelconque du plan d'affixe z. I et J désignent les points d'affixes respectives 1 et i.
Quelle est la transformation F du plan dont l'écriture complexe est z′=(1/2)(1+i)z ? Quelle est l'image par F de la droite d'équation y=x ?
a=(1/2)(1+i). |a|=(1/2)|1+i|=(1/2)√2=√2/2. arg(a)=arg(1+i)=π/4 (le facteur réel positif 1/2 ne change pas l'argument). Comme il n'y a pas de terme constant, le point O est fixe : F est donc la similitude directe de centre O, de rapport √2/2 et d'angle π/4.
La droite (Δ): y=x passe par O et fait un angle π/4 avec (Ox) ; comme O est fixe par F, l'image de (Δ) est une droite passant par O, de direction π/4+π/4=π/2, c'est-à-dire l'axe (Oy). Vérification : l'image du point (1;1) d'affixe 1+i est (1/2)(1+i)(1+i)=(1/2)(1+i)²=(1/2)(2i)=i, soit le point (0;1), situé sur (Oy).
L'image de (Δ) est donc la droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées).
Cinq problèmes sur les transformations planes et les similitudes, complétant la banque du CIAM Terminale SE (chapitre 11) — les quatre premiers sont tirés du manuel (énoncés fidèles, corrections rédigées pour ce site), le cinquième est un problème de synthèse rédigé pour ce site sur la composition de deux transformations.
On considère le point A d'affixe −1−3i et M un point quelconque d'affixe z. I et J désignent les points d'affixes respectives 1 et i.
On considère le point A d'affixe 1+i et M un point quelconque d'affixe z. I et J désignent les points d'affixes respectives 1 et i.
Dans chacun des cas suivants, déterminer la transformation du plan qui a pour écriture complexe :
Méthode : pour z′=az+b, si a est réel, c'est une homothétie (ou une translation si a=1) de centre ω=b/(1−a) et de rapport a ; si |a|=1 (a non réel), c'est une rotation de centre ω=b/(1−a) et d'angle arg(a) ; sinon (|a|≠1 et a non réel), c'est une similitude directe générale de centre ω=b/(1−a), de rapport |a| et d'angle arg(a).
A(1+i) et B(−1+i√3) sont deux points du plan.
On considère les deux transformations du plan f et g dont les écritures complexes sont f(z)=iz+2 et g(z)=2z−1+i.