L'environnement est l'ensemble des éléments naturels (eau, air, sol, faune, flore) et des conditions qui entourent un être vivant et avec lesquels il est en interaction permanente. Une pratique néfaste est une activité humaine qui perturbe cet équilibre, en dégradant durablement une ou plusieurs composantes de l'environnement, au point de menacer la santé des populations et la survie des espèces.
La chasse et la pêche sont des activités traditionnelles de subsistance, mais elles deviennent néfastes lorsqu'elles sont pratiquées de façon abusive, c'est-à-dire au-delà de ce que les populations animales peuvent renouveler naturellement. Cette surexploitation se traduit par une chute rapide des effectifs de certaines espèces (gibier, poissons), voire par leur disparition locale. Elle est souvent aggravée par l'usage de techniques destructrices et non sélectives : pièges non réglementaires, filets à mailles trop fines capturant les juvéniles, empoisonnement des cours d'eau, usage d'explosifs ou de produits chimiques pour la pêche. Ces pratiques menacent directement la biodiversité, c'est-à-dire la diversité des espèces vivantes et des écosystèmes d'une région.
Le feu de brousse est une pratique agricole traditionnelle qui consiste à brûler la végétation herbacée avant la saison des cultures, afin de débroussailler rapidement les terrains, de faciliter le travail du sol et de fournir un apport ponctuel en cendres fertilisantes. Il est également utilisé pour la chasse (rabattre le gibier) ou pour renouveler le pâturage. Cependant, lorsqu'il est mal maîtrisé (feu tardif, trop fréquent, trop étendu, non contrôlé), il devient une pratique fortement destructrice : destruction de la végétation ligneuse et herbacée sur de grandes surfaces, appauvrissement des sols par disparition de la matière organique et exposition à l'érosion, perte de la biodiversité végétale et animale (destruction des habitats, des nids, des jeunes animaux incapables de fuir), et émission de gaz (dioxyde de carbone, monoxyde de carbone, particules) qui contribuent à la pollution atmosphérique et à l'effet de serre.
La déforestation (abattage massif des arbres pour le bois d'œuvre, le bois de chauffe ou l'extension des terres agricoles), le braconnage (chasse illégale d'espèces protégées, souvent pour le commerce de la viande de brousse ou de l'ivoire) et la conversion des habitats naturels en terres agricoles ou en zones urbaines réduisent directement les surfaces disponibles pour la faune et la flore sauvages. Ces activités fragmentent les écosystèmes, isolent les populations animales les unes des autres et accélèrent l'extinction locale de nombreuses espèces.
La pollution est l'introduction dans un milieu naturel de substances ou d'éléments qui en perturbent l'équilibre. Elle provient de sources variées : les déchets industriels et domestiques rejetés sans traitement dans les cours d'eau ou déversés à même le sol ; les pesticides et engrais chimiques utilisés en agriculture, qui s'infiltrent dans les nappes et les rivières ; les hydrocarbures (fuites, déversements pétroliers) qui contaminent les sols et les eaux ; les gaz d'échappement des véhicules et des usines qui dégradent la qualité de l'air. À ces pollutions s'ajoutent des nuisances comme le bruit (circulation, machines, groupes électrogènes) qui perturbe la faune et la qualité de vie humaine. Les conséquences touchent à la fois les écosystèmes (mortalité des poissons, disparition d'espèces sensibles, appauvrissement des sols cultivables) et la santé humaine (maladies respiratoires, maladies hydriques, intoxications).
La pression démographique désigne l'ensemble des besoins croissants qu'exerce une population en augmentation sur les ressources naturelles disponibles dans un espace donné. Plus une population est nombreuse, plus ses besoins en terres agricoles, en bois de chauffe et en zones d'habitation augmentent, ce qui accentue mécaniquement la pression exercée sur l'environnement.
Une forte croissance démographique entraîne une demande accrue en nourriture, ce qui pousse à défricher de nouvelles terres agricoles ; elle entraîne aussi une demande accrue en bois de chauffe et en matériaux de construction, ce qui accélère la déforestation ; elle entraîne enfin un besoin croissant de zones d'habitation, ce qui conduit à l'urbanisation de milieux naturels auparavant préservés (forêts, zones humides, savanes). Cet enchaînement conduit progressivement à la destruction de la flore et de la faune sur des surfaces de plus en plus vastes.
La destruction de l'environnement liée à la pression démographique finit, à terme, par nuire au bien-être des populations elles-mêmes : la raréfaction des ressources (bois, gibier, poisson, terres fertiles) rend leur accès plus difficile et plus coûteux ; la dégradation des services écosystémiques — comme la fertilité des sols, la régulation du climat local, la filtration de l'eau ou la protection contre l'érosion — appauvrit durablement les conditions de vie ; les populations les plus dépendantes des ressources naturelles (agriculteurs, pêcheurs, chasseurs) sont les premières touchées par ce cercle vicieux, où la pauvreté pousse à surexploiter l'environnement, ce qui appauvrit encore davantage l'environnement et, en retour, les populations elles-mêmes.
Protéger la couverture végétale consiste à limiter le déboisement en réglementant l'exploitation forestière, à pratiquer une gestion durable des forêts (prélèvement raisonné, replantation systématique après exploitation) et à créer des aires protégées (parcs nationaux, réserves naturelles) où la faune et la flore sont préservées de toute exploitation destructrice.
Le reboisement, c'est-à-dire la plantation d'arbres (« planting des arbres ») sur des terrains déboisés ou dégradés, est une action concrète et directe de restauration environnementale : il permet de reconstituer une couverture végétale détruite, de lutter contre l'érosion des sols, de restaurer des habitats pour la faune et de contribuer à la régulation du climat local. Le reboisement peut être mené à l'échelle communautaire, scolaire ou nationale.
Le curage des égouts, c'est-à-dire le nettoyage régulier des canalisations et caniveaux d'évacuation des eaux usées et pluviales, est une action de préservation de la qualité de l'eau et de l'environnement urbain. En évitant l'obstruction et le débordement des eaux stagnantes, il limite la prolifération de vecteurs de maladies (moustiques), réduit les inondations et empêche la pollution des cours d'eau environnants par des eaux usées non canalisées.
Un club « amis de la nature » est un regroupement d'élèves, créé en milieu scolaire, qui se donne pour mission de sensibiliser et d'agir concrètement en faveur de la protection de l'environnement. Chaque club définit un programme d'activités qui lui est propre : campagnes de sensibilisation au sein de l'établissement, actions de terrain (reboisement, nettoyage de sites, curage de caniveaux), organisation de sorties écologiques d'observation de la nature, et participation à des journées de l'environnement.
L'éducation environnementale, dont les clubs scolaires sont un vecteur privilégié, joue un rôle essentiel dans le changement durable des comportements : elle permet à chaque élève de comprendre les interrelations entre les composantes de son environnement, de mesurer les conséquences des pratiques néfastes, et de devenir un acteur responsable de la protection de son cadre de vie, aujourd'hui comme dans son rôle futur de citoyen.
| Pratique néfaste | Conséquence principale | Action corrective possible |
|---|---|---|
| Chasse et pêche abusives | Chute des populations animales, perte de biodiversité | Réglementation des prélèvements, lutte contre le braconnage, périodes de repos biologique |
| Feux de brousse mal maîtrisés | Destruction de la végétation, appauvrissement des sols, émission de gaz | Maîtrise du brûlage (feux précoces et contrôlés), sensibilisation des agriculteurs |
| Déforestation / destruction de la faune et de la flore | Perte d'habitats, fragmentation des écosystèmes, érosion des sols | Reboisement, gestion durable des forêts, création d'aires protégées |
| Pollution de l'eau, du sol, de l'air, bruit | Dégradation des écosystèmes, maladies chez l'homme | Gestion raisonnée des déchets, curage des égouts, traitement des rejets industriels |
Le cours présente plusieurs pratiques néfastes de l'homme sur l'environnement.
Expliquer, en 2 à 3 étapes logiques, comment la pression démographique peut conduire à la déforestation puis à l'appauvrissement des sols.
Pour chaque pratique néfaste citée dans le cours, proposer une action corrective concrète et réaliste, applicable au Congo.
Les feux de brousse sont une pratique agricole traditionnelle largement répandue.
Dans une région fictive du Congo, on a suivi sur 20 ans l'évolution de la surface forestière et l'évolution de la population :
| Année | Surface forestière (km²) | Population (habitants) |
|---|---|---|
| 2005 | 4 000 | 50 000 |
| 2010 | 3 600 | 65 000 |
| 2015 | 3 100 | 82 000 |
| 2020 | 2 500 | 103 000 |
| 2025 | 1 900 | 128 000 |
10 questions · Correction immédiate
Laquelle de ces pratiques constitue un exemple de pratique néfaste sur l'environnement ?
Un feu de brousse mal maîtrisé peut entraîner :
Parmi les causes suivantes, laquelle est directement responsable de la déforestation ?
Quel est le lien entre la pression démographique et la destruction de l'environnement ?
La restauration environnementale désigne :
Quel est un exemple concret d'action de protection de l'environnement ?
Le curage des égouts contribue essentiellement à :
Quel est le rôle principal des clubs scolaires « amis de la nature » ?
Le déversement d'hydrocarbures dans un cours d'eau est un exemple de :
Pourquoi l'éducation environnementale est-elle importante ?