1. Notion de pression

1.1 Pression créée par un solide

Lorsqu'un solide appuie sur une surface (une caisse posée au sol, un clou enfoncé, un pied posé par terre...), il exerce sur celle-ci une force pressante perpendiculaire à la surface de contact. L'effet produit dépend non seulement de l'intensité de cette force, mais aussi de l'aire de la surface sur laquelle elle s'exerce : une même force est beaucoup plus « efficace » (elle perce, elle enfonce) si elle est concentrée sur une petite surface.

DÉFINITION

La pression exercée par une force pressante F, uniformément répartie et perpendiculaire à une surface d'aire S, est le quotient :

P = F/S

Unité S.I. : le pascal (symbole Pa). 1 Pa = 1 N/m² : un pascal est la pression exercée par une force de 1 N répartie sur une surface de 1 m².

UnitéÉquivalence en pascalUsage courant
Hectopascal (hPa)1 hPa = 100 PaMétéorologie (pression atmosphérique)
Bar (bar)1 bar = 10⁵ PaManomètres de pneus, chaudières
Millimètre de mercure (mmHg)1 mmHg ≈ 133 PaBaromètres, tension artérielle
EXEMPLE

Un élève de masse m = 60 kg (poids P = mg = 600 N avec g = 10 N/kg) se tient debout, ses deux pieds couvrant une surface totale S = 400 cm² = 0,04 m². La pression exercée sur le sol est P = 600/0,04 = 15 000 Pa = 15 kPa. En appui sur un seul pied (S = 200 cm² = 0,02 m²), la pression double : P = 600/0,02 = 30 000 Pa = 30 kPa, alors que la force exercée (le poids) n'a pas changé.

1.2 Pression atmosphérique

L'air qui nous entoure a un poids et exerce une pression sur toute surface en contact avec lui : c'est la pression atmosphérique.

MISE EN ÉVIDENCE
  • Hémisphères de Magdebourg : deux demi-sphères creuses, jointives, dont on retire l'air intérieur ; la pression atmosphérique extérieure les plaque si fortement l'une contre l'autre que des équipes de chevaux ne parviennent pas à les séparer.
  • Verre d'eau retourné : un verre rempli d'eau, fermé par une feuille de carton, peut être retourné sans que l'eau ne tombe : la pression atmosphérique, agissant de bas en haut sur le carton, équilibre le poids de l'eau.
  • Canette écrasée : une canette contenant un peu de vapeur d'eau, retournée brusquement dans l'eau froide après chauffage, s'écrase : la vapeur se condense, la pression intérieure chute, et la pression atmosphérique extérieure (non compensée) écrase la canette.
DÉFINITION — Mesure au baromètre

La pression atmosphérique se mesure à l'aide d'un baromètre. Dans l'expérience historique de Torricelli, un tube rempli de mercure et retourné dans une cuve de mercure voit le mercure descendre jusqu'à stabiliser une colonne d'environ 76 cm au-dessus de la surface libre de la cuve, au niveau de la mer. Le vide qui se forme en haut du tube (vide de Torricelli) ne s'oppose à rien : c'est la pression atmosphérique, s'exerçant sur la cuve, qui soutient toute la colonne de mercure.

La pression atmosphérique normale (au niveau de la mer) vaut : P0 = 1013 hPa = 1,013×10⁵ Pa. Dans les calculs de ce chapitre, on l'arrondira à P0 ≈ 1,0×10⁵ Pa.

1.3 Pression au sein d'un gaz

Un gaz enfermé dans une enceinte (bouteille de gaz, pneu, ballon) exerce lui aussi une pression sur les parois qui le contiennent, généralement différente de la pression atmosphérique.

DÉFINITION — Mesure au manomètre

La pression d'un gaz enfermé se mesure à l'aide d'un manomètre. Un manomètre simple (à liquide) est un tube en U contenant un liquide (eau colorée, mercure) : une extrémité est reliée à l'enceinte de gaz, l'autre est ouverte à l'air libre. La différence de hauteur h entre les deux niveaux de liquide permet de calculer la différence entre la pression du gaz et la pression atmosphérique : P_gaz − P0 = ρ_liquide·g·h (ou l'inverse, selon le sens du dénivelé).

De manière générale, connaissant la force pressante F exercée par un gaz sur une surface S (par exemple un piston), on calcule la pression par la même relation qu'un solide : P = F/S.

2. Principe fondamental de l'hydrostatique

Un liquide au repos exerce, en chacun de ses points, une pression qui dépend de la profondeur. En explorant un liquide au repos à l'aide d'une sonde de pression (petite capsule reliée à un manomètre), on observe que :

  • la pression augmente avec la profondeur ;
  • à une profondeur donnée, la pression est la même dans toutes les directions (elle ne dépend pas de l'orientation de la sonde) ;
  • la pression ne dépend pas de la forme ni de la section du récipient, mais seulement de la nature du liquide et de la profondeur (« paradoxe hydrostatique »).
PROPRIÉTÉ — Principe fondamental de l'hydrostatique

Dans un liquide homogène au repos, de masse volumique ρ, la pression P en un point situé à la profondeur h sous la surface libre (où règne la pression P0) est :

P = P0 + ρ·g·h

avec P et P0 en pascal (Pa), ρ en kg/m³, g en N/kg (g ≈ 10 N/kg) et h en mètre (m). Deux points d'un même liquide au repos situés à la même profondeur sont à la même pression.

EXEMPLE

Au fond d'un réservoir d'eau (ρ = 1000 kg/m³) rempli sur une hauteur h = 3 m, ouvert à l'air libre : P = P0 + ρgh = 1,0×10⁵ + 1000×10×3 = 1,0×10⁵ + 3×10⁴ = 1,3×10⁵ Pa.

2.1 Applications du principe fondamental

APPLICATIONS
  • Surface libre d'un liquide au repos : elle est toujours plane et horizontale (perpendiculaire à la direction de la pesanteur), car tous ses points doivent être à la pression P0.
  • Vases communicants : si des récipients de formes différentes, reliés entre eux, contiennent le même liquide au repos et sont ouverts à l'air libre, les surfaces libres du liquide s'établissent toutes au même niveau, quelle que soit la forme ou la section de chaque branche.
  • Principe du siphon : un tube courbé, rempli de liquide et amorcé (sans air), permet de transvaser un liquide d'un récipient haut vers un récipient plus bas en passant par-dessus un obstacle, tant que l'extrémité de sortie reste en dessous du niveau de la surface libre du récipient supérieur ; c'est la différence de pression hydrostatique entre les deux extrémités qui entretient l'écoulement.
  • Tube en U et liquides non miscibles : si l'on verse dans une branche d'un tube en U contenant de l'eau un liquide non miscible moins dense (huile), les deux liquides ne se mélangent pas et une surface de séparation nette apparaît. En écrivant l'égalité des pressions au niveau de cette interface (mesurée dans le liquide commun, l'eau), on obtient : ρ_huile·h_huile = ρ_eau·h_eau, où h_huile et h_eau sont les hauteurs des deux colonnes comptées à partir du même niveau horizontal. Le liquide le moins dense forme toujours la colonne la plus haute.

3. Théorème de Pascal

Un liquide enfermé dans un récipient exerce sur chaque élément de paroi une force pressante perpendiculaire à cette paroi, dont l'intensité F = P×S croît avec la profondeur (donc avec la pression locale).

PROPRIÉTÉ — Théorème (principe) de Pascal

Toute variation de pression appliquée en un point d'un liquide incompressible, enfermé et en équilibre, se transmet intégralement en tous les points du liquide et dans toutes les directions.

APPLICATIONS
  • Presse hydraulique / vérin hydraulique : une force F1 appliquée sur un petit piston de section S1 crée une pression P = F1/S1 qui, transmise intégralement, produit sur un grand piston de section S2 une force F2 = P×S2, d'où la relation F1/S1 = F2/S2 : le dispositif multiplie la force (utilisé dans les crics, les freins et les élévateurs hydrauliques).
  • Freins hydrauliques d'un véhicule : la pression exercée sur la pédale de frein est transmise par le liquide de frein, sans perte, jusqu'aux pistons des étriers sur chaque roue.

4. Poussée d'Archimède

4.1 Poussée dans les liquides

MISE EN ÉVIDENCE

On suspend un solide à un dynamomètre dans l'air, puis on l'immerge totalement dans l'eau : le dynamomètre indique un poids apparent plus faible. Le liquide exerce donc sur le corps immergé une force verticale dirigée vers le haut, qui s'oppose partiellement à son poids : c'est la poussée d'Archimède.

DÉFINITION — Théorème d'Archimède

Tout corps totalement ou partiellement immergé dans un fluide au repos subit, de la part de ce fluide, une force verticale, dirigée de bas en haut, appelée poussée d'Archimède, dont l'intensité est égale au poids du volume de fluide déplacé (volume immergé). Cette force s'applique au centre de gravité du volume de fluide déplacé, appelé centre de poussée.

PROPRIÉTÉ — Calcul de la poussée

Π = ρ_fluide × V_immergé × g

avec ρ_fluide la masse volumique du fluide (kg/m³), V_immergé le volume de fluide déplacé (m³) et g l'intensité de la pesanteur (N/kg). Π ne dépend ni de la masse, ni de la nature du corps immergé, uniquement du fluide et du volume immergé.

DÉFINITION — Corps flottants

Un corps homogène abandonné dans un liquide :

  • coule si sa masse volumique ρ_corps est supérieure à celle du liquide (le poids l'emporte toujours sur la poussée, même totalement immergé) ;
  • flotte en équilibre, partiellement immergé, si ρ_corps est inférieure à celle du liquide ; à l'équilibre, la poussée compense exactement le poids : Π = P, soit ρ_fluide·V_immergé·g = ρ_corps·V_total·g, d'où V_immergé/V_total = ρ_corps/ρ_fluide.
EXEMPLE — Flottaison

Un cube de bois d'arête a = 10 cm (V = 1000 cm³ = 1×10⁻³ m³), de masse volumique ρ_bois = 600 kg/m³, flotte à la surface de l'eau (ρ_eau = 1000 kg/m³). Poids : P = ρ_bois·V·g = 600×10⁻³×10 = 6 N. Fraction immergée : V_imm/V = 600/1000 = 0,6, soit V_imm = 600 cm³ ; comme la section horizontale du cube vaut 100 cm², la profondeur immergée est h_imm = 600/100 = 6 cm (4 cm émergent). Vérification : Π = ρ_eau·V_imm·g = 1000×0,6×10⁻³×10 = 6 N = P. ✓

4.2 Poussée dans les gaz

MISE EN ÉVIDENCE

Un ballon gonflé à l'hélium, moins dense que l'air, s'élève spontanément : l'air, bien que peu dense, exerce lui aussi une poussée d'Archimède sur tout corps qui y est plongé, calculée par la même relation : Π = ρ_air × V × g (avec ρ_air ≈ 1,3 kg/m³ au niveau du sol). Un corps s'élève dans l'air si la poussée dépasse son poids total.

APPLICATIONS
  • Ballons-sondes et aérostats (montgolfières) : remplis d'un gaz moins dense que l'air (hélium, hydrogène, ou air chauffé), ils s'élèvent tant que la poussée d'Archimède de l'air ambiant excède leur poids total ; l'ascension ralentit puis s'arrête lorsque la densité de l'air (qui diminue avec l'altitude) rend la poussée égale au poids.
  • Sous-marins : des ballasts, remplis plus ou moins d'eau de mer, permettent de régler la masse totale du sous-marin pour égaler, dépasser ou être inférieure au poids du volume d'eau déplacé, assurant plongée, remontée ou immersion à profondeur constante.
  • Corps flottants (bateaux, icebergs, bouées) : leur forme assure un grand volume immergé pour une poussée suffisante malgré une masse importante.
  • Densimètre : petit flotteur lesté et gradué, qui s'enfonce plus ou moins selon la masse volumique du liquide dans lequel il flotte (utilisé pour mesurer la densité du lait, de l'acide d'une batterie, de l'alcool...). Plus le liquide est dense, moins le densimètre s'enfonce.

🧠 À retenir

  • Pression : P = F/S (unité S.I. : le pascal, 1 Pa = 1 N/m²).
  • Pression atmosphérique normale : P0 = 1013 hPa ≈ 1,0×10⁵ Pa (mesurée au baromètre) ; pression d'un gaz enfermé mesurée au manomètre.
  • Principe fondamental de l'hydrostatique : P = P0 + ρ·g·h ; deux points à la même profondeur d'un même liquide au repos sont à la même pression.
  • Vases communicants : surfaces libres d'un même liquide au même niveau ; tube en U de liquides non miscibles : ρ1·h1 = ρ2·h2.
  • Théorème de Pascal : une pression appliquée en un point d'un liquide enfermé se transmet intégralement à tout le liquide (presse hydraulique : F1/S1 = F2/S2).
  • Poussée d'Archimède : Π = ρ_fluide·V_immergé·g, verticale, vers le haut, appliquée au centre de poussée.
  • Flottaison à l'équilibre : Π = P ; un corps flotte si ρ_corps < ρ_fluide.
  • Applications : ballons-sondes, aérostats, sous-marins (ballasts), densimètres.
1

Pression exercée par un solide

● Facile

Un élève de masse m = 60 kg se tient debout sur le sol (g = 10 N/kg).

1) Calculer son poids P.
2) Ses deux pieds couvrent une surface totale S1 = 400 cm². Calculer la pression exercée sur le sol.
3) Il se tient maintenant sur un seul pied, de surface S2 = 200 cm². Calculer la nouvelle pression.
4) Comparer les deux pressions et conclure sur l'effet de la surface d'appui.

Correction

1) P = mg = 60×10 = 600 N.

2) S1 = 400 cm² = 0,04 m². P1 = F/S1 = 600/0,04 = 15 000 Pa = 15 kPa.

3) S2 = 200 cm² = 0,02 m². P2 = 600/0,02 = 30 000 Pa = 30 kPa.

4) P2 = 2×P1 : pour une même force (le poids ne change pas), diviser par deux la surface d'appui double la pression. C'est pourquoi une pointe (petite surface) s'enfonce facilement alors qu'une raquette (grande surface) répartit la force sans enfoncer.

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Principe fondamental de l'hydrostatique

● Moyen

On donne P0 = 1,0×10⁵ Pa, ρ_eau = 1000 kg/m³, g = 10 N/kg.

1) Un réservoir ouvert à l'air libre est rempli d'eau sur une hauteur h = 3 m. Calculer la pression due au seul poids de l'eau (pression relative), puis la pression totale (absolue) au fond du réservoir.
2) Dans un tube en U contenant de l'eau, on verse de l'huile (non miscible, ρ_huile = 800 kg/m³) dans une branche. La colonne d'huile au-dessus de la surface de séparation huile/eau mesure h_huile = 25 cm. Calculer la hauteur h_eau de la colonne d'eau, dans l'autre branche, comptée à partir du même niveau horizontal que la surface de séparation.
3) Comparer h_huile et h_eau et commenter.

Correction

1) Pression relative (due au liquide seul) : ρgh = 1000×10×3 = 30 000 Pa = 3×10⁴ Pa.
Pression totale au fond : P = P0 + ρgh = 1,0×10⁵ + 0,3×10⁵ = 1,3×10⁵ Pa.

2) Égalité des pressions au niveau de la surface de séparation (dans le liquide commun, l'eau) : ρ_huile×h_huile = ρ_eau×h_eau.
h_eau = (ρ_huile/ρ_eau)×h_huile = (800/1000)×25 = 0,8×25 = 20 cm.

3) h_huile (25 cm) > h_eau (20 cm) : le liquide le moins dense (l'huile) forme toujours la colonne la plus haute, car il faut une plus grande hauteur d'un liquide léger pour produire la même pression qu'une hauteur plus faible d'un liquide plus dense.

3

Poussée d'Archimède sur un corps immergé

● Difficile

Une bille pleine et homogène a un volume V = 2×10⁻³ m³ (2 L) et une masse m = 2,4 kg. Elle est totalement immergée dans l'eau (ρ_eau = 1000 kg/m³, g = 10 N/kg).

1) Calculer la masse volumique ρ_bille de la bille et la comparer à celle de l'eau.
2) Calculer le poids P de la bille et la poussée d'Archimède Π qu'elle subit.
3) En déduire si la bille coule ou remonte, et calculer la valeur de la résultante des forces verticales ainsi que l'accélération du mouvement (on négligera les frottements).

Correction

1) ρ_bille = m/V = 2,4/(2×10⁻³) = 1200 kg/m³. Comme 1200 kg/m³ > 1000 kg/m³, la bille est plus dense que l'eau.

2) P = mg = 2,4×10 = 24 N. Π = ρ_eau·V·g = 1000×2×10⁻³×10 = 20 N.

3) Π (20 N) < P (24 N) : le poids l'emporte, la bille coule. Résultante verticale (vers le bas) : F = P − Π = 24 − 20 = 4 N. Accélération : a = F/m = 4/2,4 ≈ 1,67 m/s², dirigée vers le bas.

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Ballon-sonde : pression atmosphérique et poussée d'Archimède

● Difficile

Un ballon-sonde météorologique de volume V = 5 m³, gonflé à l'hélium, a une masse (enveloppe + nacelle + instruments, hélium non compris) m = 2 kg. On donne : ρ_air = 1,3 kg/m³, ρ_hélium = 0,18 kg/m³, g = 10 N/kg, P0 = 1,0×10⁵ Pa.

1) On assimile la partie supérieure de l'enveloppe à une surface S = 8 m². Calculer la force pressante exercée par l'atmosphère sur cette surface.
2) Calculer la masse d'hélium contenue dans le ballon, puis la masse totale du système {ballon + hélium}.
3) Calculer le poids total P du système et la poussée d'Archimède Π exercée par l'air sur le ballon.
4) En déduire le sens de déplacement du ballon au décollage et la valeur de la résultante des forces verticales.
5) En admettant que le volume du ballon reste constant durant l'ascension, déterminer la masse volumique ρ'_air de l'air pour laquelle le ballon atteindrait l'équilibre (arrêt de l'ascension).

Correction

1) F = P0×S = 1,0×10⁵×8 = 8×10⁵ N (800 000 N). Cette force considérable ne se traduit pas par un écrasement du ballon car la pression atmosphérique s'exerce dans toutes les directions et est presque intégralement compensée par la pression agissant sur les autres faces de l'enveloppe (c'est justement de ce déséquilibre résiduel entre pressions du dessous et du dessus que provient la poussée d'Archimède).

2) m_hélium = ρ_hélium×V = 0,18×5 = 0,9 kg. Masse totale : m_total = 2 + 0,9 = 2,9 kg.

3) P = m_total×g = 2,9×10 = 29 N. Π = ρ_air×V×g = 1,3×5×10 = 65 N.

4) Π (65 N) > P (29 N) : le ballon s'élève. Résultante verticale (vers le haut) : F = Π − P = 65 − 29 = 36 N.

5) À l'équilibre, Π' = P, soit ρ'_air×V×g = P, donc ρ'_air = P/(V×g) = 29/(5×10) = 29/50 = 0,58 kg/m³. Le ballon cesse de s'élever à l'altitude où l'air atteint cette masse volumique (environ deux fois plus faible qu'au sol).

Problème de synthèse — Le sous-marin

● Niveau Bac

Un sous-marin, assimilé à un volume total (coque + ballasts) V = 8000 m³ lorsqu'il est entièrement immergé, a une masse à vide (structure, équipage, matériel, ballasts vides) m0 = 6,0×10⁶ kg. On donne : ρ_mer = 1025 kg/m³, g = 10 N/kg, P0 = 1,0×10⁵ Pa.

  1. Calculer le poids du sous-marin à vide (ballasts non remplis).
  2. Calculer la poussée d'Archimède maximale Π_max que peut recevoir le sous-marin lorsque son volume total V est entièrement immergé.
  3. Pour que le sous-marin reste en équilibre, totalement immergé, à profondeur constante (« flottaison entre deux eaux »), il faut que son poids total égale Π_max. En déduire la masse d'eau de mer m_ballast qu'il faut faire entrer dans les ballasts.
  4. Le sous-marin plonge alors jusqu'à une profondeur h = 200 m. Calculer la pression totale (absolue) supportée par la coque à cette profondeur.
  5. La pression à l'intérieur du sous-marin est maintenue voisine de P0. Un hublot circulaire de diamètre d = 30 cm subit donc, comme force nette, la surpression due à l'eau de mer seule. Calculer cette force.
  6. À l'aide du théorème de Pascal, expliquer pourquoi cette force pressante s'exerce perpendiculairement à la paroi du hublot, quel que soit le point considéré de sa surface.
Correction du problème de synthèse
  1. P_vide = m0×g = 6,0×10⁶×10 = 6,0×10⁷ N.
  2. Π_max = ρ_mer×V×g = 1025×8000×10 = 8,2×10⁷ N.
  3. À l'équilibre : (m0+m_ballast)×g = Π_max, donc m0+m_ballast = ρ_mer×V = 1025×8000 = 8,2×10⁶ kg.
    m_ballast = 8,2×10⁶ − 6,0×10⁶ = 2,2×10⁶ kg = 2200 tonnes d'eau de mer à embarquer.
  4. P = P0 + ρ_mer×g×h = 1,0×10⁵ + 1025×10×200 = 1,0×10⁵ + 2,05×10⁶ = 2,15×10⁶ Pa (soit environ 21,5 fois la pression atmosphérique).
  5. Surpression due à l'eau : Δp = ρ_mer×g×h = 2,05×10⁶ Pa.
    Surface du hublot : S = π×(d/2)² = π×0,15² ≈ 0,0707 m².
    F = Δp×S = 2,05×10⁶×0,0707 ≈ 1,45×10⁵ N (≈ 145 000 N), ce qui justifie l'épaisseur importante des hublots de sous-marin.
  6. Le théorème de Pascal établit que la pression dans un liquide au repos se transmet intégralement et dans toutes les directions en tout point du liquide ; la force pressante qui en résulte sur une paroi est toujours perpendiculaire à celle-ci en chacun de ses points, quelle que soit l'orientation locale de la paroi (ici la surface courbe du hublot).

QCM

10 questions · Correction immédiate

0Score
0/10Répondues
Q1/10

La pression exercée par une force pressante F, uniformément répartie sur une surface d'aire S, est donnée par la relation :

Q2/10

Dans le Système International, l'unité de la pression est :

Q3/10

La pression atmosphérique se mesure à l'aide d'un(e) :

Q4/10

La pression d'un gaz enfermé dans une enceinte se mesure à l'aide d'un(e) :

Q5/10

Le principe fondamental de l'hydrostatique relie la pression P à la profondeur h, à la pression P0 en surface, à la masse volumique ρ du liquide et à g par la relation :

Q6/10

Dans des vases communicants contenant un même liquide homogène au repos, ouverts à l'air libre, les surfaces libres du liquide dans les différentes branches sont :

Q7/10

On verse de l'huile (moins dense que l'eau, non miscible) dans une branche d'un tube en U contenant de l'eau. Par rapport au niveau de l'eau dans l'autre branche (mesuré à partir de la surface de séparation), la surface libre de l'huile se retrouve à un niveau :

Q8/10

D'après le théorème de Pascal, une variation de pression appliquée en un point d'un liquide incompressible enfermé :

Q9/10

L'expression de la poussée d'Archimède exercée par un fluide sur un corps totalement immergé de volume V est :

Q10/10

Un corps homogène, abandonné dans un liquide, flotte en équilibre à sa surface lorsque :

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