Si f est continue sur [a;b], dérivable sur ]a;b[ et f(a) = f(b), alors il existe c ∈ ]a;b[ tel que f'(c) = 0.
Interprétation : la courbe admet une tangente horizontale entre a et b.
f(x) = x(1−x) sur [0;1]. f(0)=0=f(1). f dérivable. f'(x)=1−2x=0 → c=1/2 ∈ ]0;1[. ✅
Si f est continue sur [a;b] et dérivable sur ]a;b[, alors il existe c ∈ ]a;b[ tel que :
f(b) − f(a) = f'(c)·(b − a)
Interprétation géométrique : il existe un point c où la tangente est parallèle à la corde [AB].
• Si f'(x) = 0 sur ]a;b[ → f constante sur [a;b].
• Si f'(x) > 0 sur ]a;b[ → f strictement croissante sur [a;b].
• Inégalité des accroissements finis : si m ≤ f'(x) ≤ M sur ]a;b[, alors :
m(b−a) ≤ f(b)−f(a) ≤ M(b−a).
Si lim[x→a] f(x) = lim[x→a] g(x) = 0 (ou ∞) et si g'(x) ≠ 0 au voisinage de a, alors :
lim[x→a] f(x)/g(x) = lim[x→a] f'(x)/g'(x)
si cette dernière limite existe.
lim[x→0] sin x / x : f'=cos x, g'=1 → lim cos(0)/1 = 1. ✓
lim[x→0] (1−cos x)/x² : L'Hôpital → lim sin x/(2x) = L'Hôpital → lim cos x/2 = 1/2.
f⁽ⁿ⁾ = dérivée n-ième de f. (uv)⁽ⁿ⁾ = Σ Cₙᵏ u⁽ᵏ⁾ v⁽ⁿ⁻ᵏ⁾.
Tableau de dérivées : (eˣ)⁽ⁿ⁾ = eˣ ; (sin x)⁽ⁿ⁾ = sin(x + nπ/2) ; (xᵅ)⁽ⁿ⁾ = α(α−1)...(α−n+1)xᵅ⁻ⁿ.
Appliquer Rolle à f(x) = x³ − 3x sur [−√3 ; √3] pour montrer l'existence d'un c ∈ ]−√3;√3[ avec f'(c)=0. Trouver c explicitement.
f(−√3) = −3√3+3√3 = 0 = f(√3). f continue et dérivable. Rolle garantit ∃c : f'(c)=0. f'(x)=3x²−3=0 → x=±1. Les deux sont dans ]−√3;√3[. c = 1 ou c = −1.
Calculer par L'Hôpital :
Montrer que pour tout x > 0 : x/(1+x) ≤ ln(1+x) ≤ x.
Posons f(t) = ln(1+t). f'(t)=1/(1+t). Sur [0;x] (x>0) : 1/(1+x) ≤ f'(t) ≤ 1. TAF → 1/(1+x)·x ≤ ln(1+x)−0 ≤ 1·x. D'où x/(1+x) ≤ ln(1+x) ≤ x. ✓
Soit f(x) = x + sin x − 2.
Soit f(x) = (x−1)·eˣ définie sur ℝ.
10 questions · Correction immédiate
Rolle : f continue sur [a;b], dérivable sur ]a;b[, f(a)=f(b) → :
TAF : f(b)−f(a) = f'(c)·(b−a) avec c :
f'(x)>0 sur ]a;b[ → f est :
L'Hôpital s'applique pour les formes :
lim[x→0] (1−cos x)/x² par L'Hôpital :
Inégalité des accroissements finis : m≤f'≤M → :
f'=0 sur ]a;b[ implique :
lim[x→1] (ln x)/(x−1) par L'Hôpital :
Rolle permet de prouver qu'une équation f(x)=0 est :
(eˣ)⁽ⁿ⁾ (dérivée n-ième) :
Exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre correspondant — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
Déterminer la dérivée de f : x ↦ 1/(3x−8)³, après avoir déterminé son ensemble de définition et l'ensemble sur lequel elle est dérivable.
Ensemble de définition : f(x) est défini si et seulement si (3x−8)³ ≠ 0, c'est-à-dire 3x−8 ≠ 0, soit x ≠ 8/3. Donc D_f = ℝ\{8/3}.
Dérivabilité : f est une fonction rationnelle (quotient de polynômes), donc dérivable en tout point de son ensemble de définition : D_f' = ℝ\{8/3}.
Calcul : on écrit f(x) = (3x−8)⁻³. En posant u(x) = 3x−8 (u'(x)=3) : f'(x) = −3·u'(x)·u(x)⁻⁴ = −9(3x−8)⁻⁴.
f'(x) = −9/(3x−8)⁴, pour tout x ≠ 8/3.
Étudier les variations de f : x ↦ (x²−9)/(x²+9) et préciser ses extremums.
D_f = ℝ (le dénominateur x²+9 ne s'annule jamais).
f'(x) = [2x(x²+9) − (x²−9)(2x)]/(x²+9)² = [2x³+18x−2x³+18x]/(x²+9)² = 36x/(x²+9)².
Le dénominateur est toujours positif, donc f'(x) est du signe de x : f'(x) < 0 sur ]−∞;0[, f'(0)=0, f'(x) > 0 sur ]0;+∞[.
f est donc strictement décroissante sur ]−∞;0] puis strictement croissante sur [0;+∞[.
Minimum : f(0) = −9/9 = −1, atteint en x=0. Comme lim[x→±∞] f(x) = 1 (asymptote horizontale y=1, jamais atteinte), f n'admet pas de maximum (f(x) < 1 pour tout x).
Soit f:]0;π/2]→[1;+∞[, x↦1/sin x.
Pour 0 < x < π/2, appliquer l'inégalité des accroissements finis à la fonction sinus sur [0;x]. En déduire que pour 0 < x < π/2 : x·cos x < sin x < x.
La fonction sinus est dérivable sur ℝ, de dérivée sin'(t)=cos t. Sur [0;x] avec 0<x<π/2, cosinus est décroissante (car cos'(t)=−sin t<0 sur ]0;π/2[), donc pour tout t∈[0;x] : cos(x) ≤ cos(t) ≤ cos(0) = 1.
L'inégalité des accroissements finis (m≤f'≤M sur [a;b] ⟹ m(b−a)≤f(b)−f(a)≤M(b−a)) appliquée à f=sin sur [0;x], avec m=cos x et M=1, donne : cos(x)·(x−0) ≤ sin(x)−sin(0) ≤ 1·(x−0).
Comme sin(0)=0, on obtient x·cos x ≤ sin x ≤ x. Sur ]0;π/2[, cos étant strictement décroissante, l'inégalité de gauche est stricte : x·cos x < sin x < x pour 0 < x < π/2.
Soit f(x) = (x²+ax+b)/(x²+1), où a et b sont des réels.
Cinq exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Approfondissement » du chapitre correspondant — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
Soit (𝒞₁) la parabole d'équation y=x² et (𝒞₂) l'hyperbole d'équation y=1/x.
Notons g(x)=x² et h(x)=1/x, avec g'(x)=2x et h'(x)=−1/x².
Tangente à (𝒞₁) au point d'abscisse a : y = g'(a)(x−a)+g(a) = 2a·x − a².
Tangente à (𝒞₂) au point d'abscisse b (b≠0) : y = h'(b)(x−b)+h(b) = −(1/b²)x + 2/b.
Pour que ces droites soient confondues : 2a = −1/b² (i) et −a² = 2/b (ii).
De (i) : a = −1/(2b²). En reportant dans (ii) : −1/(4b⁴) = 2/b ⟹ −1 = 8b³ (en multipliant par 4b⁴) ⟹ b³ = −1/8 ⟹ b = −1/2, puis a = −1/(2×1/4) = −2.
Vérification : g'(−2)=−4 et h'(−1/2)=−4 (mêmes coefficients directeurs) ; tangente à (𝒞₁) en a=−2 : y=2(−2)x−(−2)²=−4x−4 ; tangente à (𝒞₂) en b=−1/2 : y=−4x−4. Les deux droites coïncident.
2. La tangente commune a pour équation y = −4x − 4, tangente à (𝒞₁) en (−2;4) et à (𝒞₂) en (−1/2;−2).
3. L'équation b³=−1/8 (équation du 3ᵉ degré) n'admet qu'une seule solution réelle b=−1/2, car x↦x³ est une bijection de ℝ sur ℝ. Il n'y a donc qu'un couple (a,b) solution : la tangente commune est unique.
Déterminer m pour que f soit dérivable sur ℝ, où f(x) = (x−1)/(x+2) si x≤1, et f(x) = m(x²−1) si x≥1.
Continuité en 1 : à gauche, f(1)=(1−1)/(1+2)=0 ; à droite, m(1²−1)=0. Les deux expressions coïncident en 0 quelle que soit la valeur de m : la continuité en 1 est automatiquement assurée.
Dérivabilité en 1 : pour x≤1, f'(x) = [(x+2)−(x−1)]/(x+2)² = 3/(x+2)², donc f'(1⁻) = 3/9 = 1/3. Pour x≥1, f'(x) = 2mx, donc f'(1⁺) = 2m.
Il faut 2m = 1/3, soit m = 1/6. (Ailleurs, f est dérivable comme fonction rationnelle, resp. polynôme.)
Soit f(x) = (3x²−x−1)/(x−1), (𝒞_f) sa représentation graphique.
Avec u=3x²−x−1 (u'=6x−1) et v=x−1 (v'=1) : f'(x) = (u'v−uv')/v² = [(6x−1)(x−1)−(3x²−x−1)]/(x−1)² = [6x²−7x+1−3x²+x+1]/(x−1)² = (3x²−6x+2)/(x−1)².
1. f(0) = (0−0−1)/(0−1) = 1 ; f'(0) = 2/1 = 2. Donc (T) : y = 2x+1. On résout f'(x)=2 pour x≠0 : 3x²−6x+2 = 2(x−1)² = 2x²−4x+2 ⟺ x²−2x=0 ⟺ x(x−2)=0, donc x=2. f(2)=(12−2−1)/1=9 : il existe un autre point, (2;9), de tangente parallèle à (T).
2. Coefficient directeur 0 : 3x²−6x+2=0 (x≠1), Δ=36−24=12>0, racines x=1±(√3)/3 (≠1) : oui, deux tangentes horizontales existent. Coefficient directeur 3 : 3x²−6x+2=3(x−1)²=3x²−6x+3 ⟺ 2=3, impossible : aucune tangente de coefficient directeur 3.
3. La droite 11x+4y−1=0 a pour coefficient directeur −11/4. On résout (3x²−6x+2)/(x−1)² = −11/4 : 4(3x²−6x+2) = −11(x−1)² ⟺ 23x²−46x+19=0. Δ = 46²−4×23×19 = 2116−1748 = 368 > 0, deux solutions x = 1 ± 2/√23 (≠1). Oui, il existe deux points où la tangente est parallèle à cette droite.
Soit f(x) = (3x²−6x+5)/(x−1)².
1. Développer (1−cos²x)².
2. En remarquant que sin⁵x = sin⁴x·sinx, déterminer une primitive sur ℝ de f(x)=sin⁵x.
3. Par une méthode analogue, déterminer une primitive sur ℝ de f(x)=cos⁵x.
Cinq problèmes tirés de la section « Problèmes » du CIAM Terminale SE, complétés par des exercices de synthèse — pour aller plus loin et préparer les épreuves de type baccalauréat.
Soit f(x) = 15cos x + 6cos 2x + cos 3x.
Soit f(x)=sin(3x) et g(x)=3sinx−4sin³x.
n désigne un entier naturel ≥2, et f(x) = (1−xⁿ)/(1−x).
Soit f(x) = (x−3)√(x−3), définie sur [3;+∞[.
1. Linéariser cos⁴x.
2. Utiliser cette linéarisation pour déterminer une primitive sur ℝ de f(x)=cos⁴x.