La fonction exp (ou eˣ) est la réciproque de ln. Elle est définie sur ℝ, à valeurs dans ]0;+∞[.
eˣ = y ⟺ x = ln y (y > 0). e⁰=1. e¹=e≈2,718.
Caractérisation : eˣ est l'unique solution de y'=y avec y(0)=1.
e^(a+b) = eᵃ·eᵇ • e^(a−b) = eᵃ/eᵇ • (eᵃ)ᵇ = e^(ab)
e^(−a) = 1/eᵃ • e^(ln a) = a (a>0) • ln(eᵃ) = a
• lim[x→−∞] eˣ = 0 (asymptote horizontale y=0) • lim[x→+∞] eˣ = +∞
• Croissances comparées (eˣ domine tout) :
lim[x→+∞] xⁿ·e^(−x) = 0 • lim[x→+∞] eˣ/xⁿ = +∞ (tout n entier)
• lim[x→0] (eˣ−1)/x = 1 (équivalent : eˣ−1 ~ x en 0)
• lim[x→0] (eˣ−1−x)/x² = 1/2 (développement limité ordre 2)
Pour a > 0, a ≠ 1 : aˣ = e^(x·ln a).
(aˣ)' = ln(a)·aˣ. Primitive de aˣ : aˣ/ln a + C.
Cas particulier : si a = e → (eˣ)' = eˣ. ✓
• Croissance exponentielle : N(t) = N₀·e^(kt), k > 0 (population, intérêts composés).
• Décroissance exponentielle : N(t) = N₀·e^(−kt), k > 0 (désintégration radioactive, refroidissement).
• Demi-vie T : N(T) = N₀/2 ⟺ e^(−kT) = 1/2 ⟺ T = ln 2 / k.
Calculer la dérivée de :
Un élément radioactif a une demi-vie T₁/₂=1600 ans (radium-226). N(t)=N₀e^(−kt).
On considère f(x) = (x−1)·eˣ + 1 définie sur ℝ.
10 questions · Correction immédiate
(eˣ)' :
e^(a+b) :
lim[x→+∞] x²e^(−x) :
∫ e^(3x) dx :
(e^u)' (dérivée en chaîne) :
Demi-vie T : N(T)=N₀/2 avec N(t)=N₀e^(−kt). T vaut :
lim[x→0] (eˣ−1)/x :
e^(ln 5) vaut :
eˣ > 0 pour :
Exponentielle de base a : (aˣ)'= :
Exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre correspondant — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
Résoudre dans ℝ l'équation e^(3x+1) = 7.
e^(3x+1) = 7 ⟺ 3x+1 = ln7 (ln est la fonction réciproque de exp). Donc 3x = ln7 − 1, soit x = (ln7 − 1)/3.
Déterminer la dérivée de f(x) = e^(2x)·ln x sur K = ]0;+∞[.
f est dérivable sur ]0;+∞[ comme produit de deux fonctions dérivables : u(x)=e^(2x), u'(x)=2e^(2x), et v(x)=ln x, v'(x)=1/x.
f'(x) = u'v + uv' = 2e^(2x)·ln x + e^(2x)·(1/x) = e^(2x)(2ln x + 1/x).
Calculer lim[x→+∞] (e^(2x) − eˣ).
On factorise par eˣ : e^(2x) − eˣ = eˣ(eˣ − 1). Quand x→+∞, eˣ→+∞ et (eˣ−1)→+∞ : produit de deux limites +∞.
lim[x→+∞] (e^(2x) − eˣ) = +∞.
Soit f(x) = e^(2x) − x − 4, (𝒞) sa courbe représentative dans un repère (O,I,J).
Soit f(x) = e^(2x) − 2eˣ et (𝒞_f) sa courbe représentative.
Cinq exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre correspondant, niveau intermédiaire — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
Résoudre dans ℝ l'équation ln x = −2.
La fonction ln est définie sur ]0;+∞[, donc il faut x>0. L'équation ln x = −2 équivaut à x = e^(−2) (ln et exp sont réciproques l'une de l'autre).
Comme e^(−2) > 0, cette valeur appartient bien au domaine. S = {e^(−2)} = {1/e²}.
Résoudre dans ℝ l'inéquation 2e^(2x) + 5eˣ − 3 ≤ 0.
On pose X = eˣ, avec X>0. L'inéquation devient 2X² + 5X − 3 ≤ 0.
Discriminant : Δ = 25 + 24 = 49 = 7². Racines : X = (−5+7)/4 = 1/2 et X = (−5−7)/4 = −3. Donc 2X²+5X−3 = 2(X − 1/2)(X + 3).
Ce trinôme est négatif ou nul entre ses racines : −3 ≤ X ≤ 1/2. En tenant compte de la contrainte X>0, il reste 0 < X ≤ 1/2.
On revient à x : eˣ ≤ 1/2 ⟺ x ≤ ln(1/2) = −ln 2 (exp croissante ; la contrainte X>0 est toujours vérifiée).
S = ]−∞ ; −ln 2].
Soit f(x) = 1/(eˣ+1). Déterminer les primitives de f sur ℝ (on pourra écrire f(x) = 1 − g(x), où g est une fonction à déterminer).
On écrit : 1/(eˣ+1) = (eˣ+1−eˣ)/(eˣ+1) = 1 − eˣ/(eˣ+1). Donc f(x) = 1 − g(x) avec g(x) = eˣ/(eˣ+1).
Or g est de la forme u'/u avec u(x)=eˣ+1 (u>0, u'(x)=eˣ), donc g admet pour primitive ln(u) = ln(eˣ+1).
Une primitive de f sur ℝ est donc F(x) = x − ln(eˣ+1) + C, C∈ℝ.
Soit f(x) = (x²−4)e^(2x).
Cinq problèmes de synthèse, plus longs et plus exigeants, tirés de la fin de la banque d'exercices du CIAM Terminale SE — pour aller plus loin et préparer les épreuves de type baccalauréat.
Soit f la fonction définie sur ℝ\{ln 2} par f(x) = x + eˣ/(2(eˣ−2)), et (𝒞) sa courbe représentative dans un repère (O,I,J).
Soit f(x) = e^(2x)/(eˣ+1), et (𝒞) sa courbe représentative.
Soit f(x) = exp(1 − eˣ), c'est-à-dire f(x) = e^(1−eˣ).
1. Soit g(x) = e^(2x) − 2x − 1. a) Étudier le sens de variation de g. b) En déduire le signe de g(x) suivant les valeurs de x.
2. Soit f(x) = (x+1)e^(−2x) + x + 1. a) Étudier la fonction f (on mettra f'(x) sous la forme e^(−2x)·g(x)). b) Démontrer que f est une bijection de ℝ sur un intervalle que l'on précisera. Sur quelle partie de son ensemble de définition la bijection réciproque f⁻¹ est-elle dérivable ? Décrire la construction de (𝒞), courbe de f, et de (𝒞'), courbe de f⁻¹.
3. Pour α réel ≥ −1, on note 𝒜(α) l'aire du domaine {(x;y) : −1 ≤ x ≤ α ; x+1 ≤ y ≤ f(x)}. a) Calculer 𝒜(α) à l'aide d'une intégration par parties. b) Démontrer que 𝒜(α) admet une limite ℓ quand α→+∞. c) Donner une valeur approchée de (ℓ − 𝒜(3)) à 10⁻² près.
1. a) g est dérivable sur ℝ, g'(x)=2e^(2x)−2=2(e^(2x)−1). g'(x)=0 ⟺ x=0 ; g'(x)<0 pour x<0, g'(x)>0 pour x>0. g décroît sur ]−∞;0], puis croît sur [0;+∞[, avec un minimum g(0)=1−0−1=0. b) Le minimum de g valant 0, on a g(x) ≥ 0 pour tout x ∈ ℝ, avec égalité seulement en x=0.
2. a) f est dérivable sur ℝ comme somme et produit de fonctions dérivables. f'(x) = e^(−2x) − 2(x+1)e^(−2x) + 1 = e^(−2x)[1−2(x+1)] + 1 = e^(−2x)(−2x−1) + 1. En mettant au même dénominateur e^(2x) : f'(x) = [e^(2x) − (2x+1)]/e^(2x) = [e^(2x)−2x−1]/e^(2x) = e^(−2x)·g(x), avec g la fonction de la question 1. Comme g(x)≥0 pour tout x et e^(−2x)>0, on a f'(x)≥0 pour tout x (égalité seulement en x=0) : f est strictement croissante sur ℝ. Limites : quand x→+∞, (x+1)e^(−2x)→0 (croissance comparée) donc f(x)→+∞ ; quand x→−∞, en posant t=−x→+∞, (x+1)e^(−2x)=(1−t)e^(2t)→−∞ (le terme exponentiel l'emporte), donc f(x)→−∞. b) f est continue et strictement croissante sur ℝ, avec pour limites −∞ et +∞ : f est donc une bijection de ℝ sur ℝ. f⁻¹ est dérivable en tout point y=f(x) tel que f'(x)≠0, c'est-à-dire partout sauf au point y=f(0)=2 (f(0)=1·1+0+1=2). (𝒞) est une courbe strictement croissante passant par (0;2) avec une tangente horizontale en ce point (f' s'annule sans changer de signe) ; (𝒞'), symétrique de (𝒞) par rapport à la droite d'équation y=x, passe par le point (2;0) avec une tangente verticale en ce point.
3. a) Pour x≥−1, f(x)−(x+1) = (x+1)e^(−2x) ≥ 0, donc 𝒜(α) = ∫[−1,α] (x+1)e^(−2x) dx. Par intégration par parties avec u=x+1 (u'=1) et v'=e^(−2x) (v=−(1/2)e^(−2x)) : ∫(x+1)e^(−2x)dx = −(1/2)(x+1)e^(−2x) + (1/2)∫e^(−2x)dx = −(1/2)(x+1)e^(−2x) − (1/4)e^(−2x) + C = −[(2x+3)/4]e^(−2x) + C. En évaluant entre −1 et α : 𝒜(α) = [−(2α+3)e^(−2α)/4] − [−1·e²/4] = 𝒜(α) = (e² − (2α+3)e^(−2α))/4. b) Quand α→+∞, (2α+3)e^(−2α)→0 par croissance comparée. Donc 𝒜(α) → ℓ = e²/4 quand α→+∞. c) ℓ − 𝒜(3) = (2×3+3)e^(−6)/4 = 9e^(−6)/4. Numériquement, e^(−6)≈0,002479, donc ℓ − 𝒜(3) ≈ 0,0056 (soit environ 0,01 arrondi au centième près).
Soit f(x) = eˣ + 1 et g(x) = 2 + eˣ, fonctions de ℝ vers ℝ. On désigne par (Γ), (Γ₁) et (Γ₂) les représentations graphiques respectives de exp, f et g dans un repère (O,I,J).