PrécédentCh. 08 — Équations différentielles 📚 Tous les chapitres SuivantCh. 10 — Statistiques à deux variables — inertie du n…

1. Représentation paramétrique

Courbe et vecteur tangent

M(t)=(f(t);g(t)). Vecteur tangent T(t)=(f'(t);g'(t)). Pente=g'(t)/f'(t) si f'≠0.

Point singulier : f'(t₀)=g'(t₀)=0. Tangente verticale : f'=0, g'≠0.

2. Courbes classiques

Courbex(t)y(t) Cercle RR·cos tR·sin t Ellipsea·cos tb·sin t CycloïdeR(t-sin t)R(1-cos t) Astroïdecos³tsin³t

3. Fonctions définies par des intégrales

F(x)=∫_a^x f(t)dt

F'(x)=f(x). F(a)=0. Variations de F ↔ signe de f.

Règle de Leibniz : d/dx∫_{u}^{v}f=f(v)v'-f(u)u'.

À retenir

  • T(t)=(f';g'), pente=g'/f'
  • Cycloïde : x=R(t-sin t), y=R(1-cos t)
  • Astroïde : x²/³+y²/³=1
  • F'(x)=f(x) pour F=∫_a^x f
1

Tangentes

● Moyen

Γ: x=t²-1, y=t³-t. (1) f', g'. (2) Tangente en t=1. (3) Tangentes horizontale et verticale.

Correction

(1) f'=2t, g'=3t²-1. (2) M(1)=(0;0). Pente=2/2=1. y=x. (3) Horiz: t=±1/√3. Vert: t=0, M(-1;0).

2

Astroïde

● Moyen

x=cos³t, y=sin³t. (1) Singularités. (2) Tangente en t=π/4. (3) Équation cartésienne.

Correction

(1) f'=-3cos²t·sin t=0 aux t=0,π/2,π,3π/2. (2) Pente=-1. Tangente y=-x+√2/2. (3) x²/³+y²/³=1.

3

Cycloïde

● Moyen

x=R(t-sin t), y=R(1-cos t). (1) f', g'. (2) Tangente en t=π/2. (3) Cusps.

Correction

(1) f'=R(1-cos t), g'=R·sin t. (2) Pente=1. (3) t=2kπ : points (2kπR;0).

4

Fonction définie par intégrale

● Moyen

F(x)=∫₀ˣ(t²-1)/(t²+1)dt. (1) F'. (2) Variations. (3) Encadrer F(1).

Correction

(1) (x²-1)/(x²+1). (2) Décroissante sur [-1;1], croissante ailleurs. (3) F'∈[-1;0] sur [0;1] → -1≤F(1)≤0.

5

Aire d'une ellipse

● Difficile

Ellipse : x=3cos t, y=2sin t. A=(1/2)∫₀^(2π)(x·y'-y·x')dt. Calculer A.

Correction

x·y'-y·x'=3cos t·2cos t-2sin t·(-3sin t)=6. A=(1/2)×6×2π=6π=π×3×2 ✓.

Problème de synthèse

● Niveau Bac

Cycloïde Γ : x=t-sin t, y=1-cos t (R=1), t∈[0;4π].

  1. Extrêmes : Calculer M(0) et M(4π).
  2. Singularités : Trouver les t∈[0;4π] avec point singulier.
  3. Maximum de y : Trouver les t où y est maximale et la valeur.
  4. Tangente en t=π/2 : Pente et équation.
  5. Aire d'une arche : Calculer A=∫₀^(2π) y·x'dt.
  6. Interprétation : Comparer A à l'aire du cercle générateur.
Correction
  1. M(0)=(0;0). M(4π)=(4π;0).
  2. x'=1-cos t=0 et y'=sin t=0 → t=2kπ. Points singuliers en t=0, 2π, 4π.
  3. y'=sin t=0 → max aux t=π, 3π. y(π)=2. Maximum y=2.
  4. M(π/2-1;1). x'=1, y'=1. Pente=1. y-1=1(x-(π/2-1)) → y=x-π/2+2.
  5. A=∫₀^(2π)(1-cos t)²dt=∫₀^(2π)(1-2cos t+cos²t)dt=2π-0+π=3π.
  6. Cercle=π. Arche=3π=3×(aire cercle). Résultat remarquable d'Archimède.

QCM

10 questions

0Score
0/10Repondues
Q1/10

Vecteur tangent d'une courbe para.

Q2/10

Pente en t₀ (f'≠0)

Q3/10

Point singulier : f'(t₀)=g'(t₀)=

Q4/10

Cercle R : ||T(t)||=

Q5/10

F(x)=∫_a^x f(t)dt. F(a)=

Q6/10

Cycloïde : point singulier en

Q7/10

Astroïde : x²/³+y²/³=

Q8/10

Ellipse x=3cos t, y=2sin t

Q9/10

F'(x)=f(x). Si f>0 sur [a;b], F est

Q10/10

Aire ellipse axes a,b

Exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre correspondant — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.

1

TP — Étude d'une courbe paramétrée (CIAM)

● Moyen

(𝒞) est la courbe définie par x = t² + 1, y = t² − 2t + 2, t ∈ ℝ. On pose g(t) = t² + 1 et h(t) = t² − 2t + 2.

  1. Étudier les variations de g (dérivée, limites en ±∞, tableau de variation).
  2. Étudier les variations de h (dérivée, limites en ±∞, tableau de variation).
  3. Dresser le tableau de variation croisé de x et y en fonction de t.
  4. Calculer les coordonnées du vecteur dérivé (x'(t);y'(t)) en t = −2, t = 0, t = 1 et t = 3, et en déduire un vecteur directeur de la tangente en chacun de ces points.
  5. Construire (𝒞) à partir de ces éléments.
Correction
  1. g(t) = t² + 1, g'(t) = 2t. g'(t) = 0 pour t = 0 ; g'(t) < 0 sur ]−∞;0[, g'(t) > 0 sur ]0;+∞[. lim(t→±∞) g(t) = +∞. g décroît de +∞ à g(0)=1, puis croît de 1 à +∞.
  2. h(t) = t² − 2t + 2 = (t−1)² + 1, h'(t) = 2t − 2 = 2(t−1). h'(t) = 0 pour t = 1 ; h'(t) < 0 sur ]−∞;1[, h'(t) > 0 sur ]1;+∞[. lim(t→±∞) h(t) = +∞. h décroît de +∞ à h(1)=1, puis croît de 1 à +∞.
  3. Tableau croisé : pour t < 0, x décroît et y décroît. En t=0, x atteint son minimum (x=1) puis croît ; y continue de décroître jusqu'à t=1 (y=1), où y croît à son tour. Donc : sur ]−∞;0[, x↓ et y↓ ; sur ]0;1[, x↑ et y↓ ; sur ]1;+∞[, x↑ et y↑.
  4. Vecteur dérivé : (x'(t);y'(t)) = (2t ; 2t−2). t=−2 : (−4;−6), soit un vecteur directeur (2;3) (point M(5;10)). t=0 : (0;−2), tangente verticale (point M(1;2)). t=1 : (2;0), tangente horizontale (point M(2;1)). t=3 : (6;4), soit un vecteur directeur (3;2) (point M(10;5)).
  5. On place les points M(−2)=(5;10), M(0)=(1;2) [tangente verticale], M(1)=(2;1) [tangente horizontale] et M(3)=(10;5), puis on relie ces points en respectant le tableau croisé : la courbe descend de M(−2) vers M(0) (x et y décroissants), continue vers M(1) en tournant (x croît, y décroît encore), puis remonte vers M(3) (x et y croissants).
2

Ellipse — tangentes remarquables

● Facile

(𝒞) est l'ellipse définie par x = 3cos t, y = 2sin t, t ∈ [0;2π[.

  1. Calculer x'(t) et y'(t).
  2. Montrer que (𝒞) n'a aucun point singulier.
  3. Déterminer les valeurs de t pour lesquelles la tangente est horizontale, puis verticale (donner les points correspondants).
  4. Déterminer une équation de la tangente à (𝒞) au point de paramètre t = π/3.
Correction
  1. x'(t) = −3sin t, y'(t) = 2cos t.
  2. Un point est singulier si x'(t) = y'(t) = 0 simultanément, c'est-à-dire sin t = 0 et cos t = 0. Or sin²t + cos²t = 1, donc sin t et cos t ne peuvent s'annuler en même temps. (𝒞) n'a donc aucun point singulier : la courbe est régulière en tout point.
  3. Tangente horizontale : y'(t) = 2cos t = 0 ⟺ t = π/2 ou t = 3π/2. Points : M(π/2) = (0;2) et M(3π/2) = (0;−2). Tangente verticale : x'(t) = −3sin t = 0 ⟺ t = 0 ou t = π. Points : M(0) = (3;0) et M(π) = (−3;0).
  4. En t = π/3 : x(π/3) = 3·(1/2) = 3/2, y(π/3) = 2·(√3/2) = √3. x'(π/3) = −3·(√3/2) = −3√3/2, y'(π/3) = 2·(1/2) = 1. Pente = y'/x' = 1/(−3√3/2) = −2/(3√3) = −2√3/9. Équation de la tangente : y − √3 = −(2√3/9)(x − 3/2), soit y = −(2√3/9)x + 4√3/3.
3

Astroïde — étude complète et tangente

● Moyen

(𝒞) est l'astroïde définie par x = cos³t, y = sin³t, t ∈ [0;π/2]. On pose g(t) = cos³t et h(t) = sin³t.

  1. Calculer g'(t) et h'(t), et dresser le tableau de variation croisé de x et y sur [0;π/2].
  2. Déterminer les points singuliers de (𝒞) sur [0;2π].
  3. Calculer le vecteur dérivé et déterminer une équation de la tangente à (𝒞) au point de paramètre t = π/6.
Correction
  1. g'(t) = 3cos²t·(−sin t) = −3cos²t·sin t. h'(t) = 3sin²t·cos t. Sur ]0;π/2[, sin t > 0 et cos t > 0, donc g'(t) < 0 (g décroît) et h'(t) > 0 (h croît). Tableau croisé : en t=0, x=1 et y=0 ; en t=π/2, x=0 et y=1. x décroît de 1 à 0, y croît de 0 à 1 sur [0;π/2].
  2. Vecteur dérivé général : (x'(t);y'(t)) = (−3cos²t sin t ; 3sin²t cos t) = 3sin t cos t·(−cos t ; sin t). Il s'annule lorsque sin t cos t = 0, soit t = 0, π/2, π, 3π/2. Il y a donc quatre points singuliers : (1;0), (0;1), (−1;0), (0;−1).
  3. En t = π/6 : cos(π/6)=√3/2, sin(π/6)=1/2. x(π/6) = (√3/2)³ = 3√3/8. y(π/6) = (1/2)³ = 1/8. x'(π/6) = −3·(3/4)·(1/2) = −9/8. y'(π/6) = 3·(1/4)·(√3/2) = 3√3/8. Pente = y'/x' = (3√3/8)/(−9/8) = −√3/3. Équation de la tangente : y − 1/8 = −(√3/3)(x − 3√3/8), soit y = −(√3/3)x + 1/2.
4

Tangentes en des points donnés

● Moyen

(Γ) est la courbe définie par x(t) = t² − 4t, y(t) = t³ − 3t, t ∈ ℝ.

  1. Calculer x'(t) et y'(t).
  2. Déterminer la nature (horizontale, verticale ou oblique) et une équation de la tangente à (Γ) au point de paramètre t = 2.
  3. Déterminer les valeurs de t pour lesquelles la tangente est horizontale, et donner les points correspondants.
  4. (Γ) admet-elle un point singulier ? Justifier.
Correction
  1. x'(t) = 2t − 4, y'(t) = 3t² − 3 = 3(t² − 1).
  2. x'(2) = 4 − 4 = 0 et y'(2) = 3(4−1) = 9 ≠ 0 : le vecteur dérivé est vertical, donc la tangente en t=2 est verticale. Point : x(2) = 4−8 = −4, y(2) = 8−6 = 2, soit M(2) = (−4;2). Équation de la tangente : x = −4.
  3. Tangente horizontale ⟺ y'(t) = 0 et x'(t) ≠ 0. y'(t) = 3(t²−1) = 0 ⟺ t = 1 ou t = −1. En t=1 : x'(1) = 2−4 = −2 ≠ 0, point M(1) = (1−4;1−3) = (−3;−2), tangente horizontale y = −2. En t=−1 : x'(−1) = −2−4 = −6 ≠ 0, point M(−1) = (1+4;−1+3) = (5;2), tangente horizontale y = 2.
  4. Un point singulier vérifierait x'(t) = 0 et y'(t) = 0 simultanément. x'(t) = 0 ⟺ t = 2 ; y'(t) = 0 ⟺ t = ±1. Comme 2 ∉ {−1;1}, il n'existe aucun t annulant les deux dérivées à la fois : (Γ) n'a pas de point singulier, elle est régulière en tout point.
5

Problème de synthèse — parabole semi-cubique et calcul d'aire

● Difficile

(𝒞) est la courbe définie par x(t) = t³, y(t) = t², t ∈ [−2;2].

  1. Calculer x'(t) et y'(t). Montrer que (𝒞) admet un unique point singulier, que l'on précisera.
  2. Étudier le sens de variation de x(t) et de y(t), et dresser le tableau de variation croisé sur [−2;2].
  3. Déterminer une équation cartésienne de (𝒞) (exprimer y en fonction de x, ou une relation entre x² et y³).
  4. Déterminer une équation de la tangente à (𝒞) au point de paramètre t = 1.
  5. Calculer l'aire A du domaine délimité par (𝒞), l'axe des abscisses et la droite d'équation x = 1, pour la portion de courbe correspondant à t ∈ [0;1], à l'aide de A = ∫₀¹ y(t)·x'(t) dt.
Correction
  1. x'(t) = 3t², y'(t) = 2t. Le vecteur dérivé s'annule lorsque 3t² = 0 et 2t = 0, ce qui n'a lieu qu'en t = 0. (𝒞) admet un unique point singulier en t = 0, c'est-à-dire au point M(0) = (0;0) (origine du repère).
  2. x'(t) = 3t² ≥ 0 pour tout t, et ne s'annule qu'en t=0 : x est donc strictement croissante sur [−2;2] (x(−2)=−8, x(0)=0, x(2)=8). y'(t) = 2t : négatif sur [−2;0[, positif sur ]0;2], donc y décroît de y(−2)=4 à y(0)=0, puis croît de 0 à y(2)=4. Tableau croisé : sur [−2;0], x↑ (de −8 à 0) et y↓ (de 4 à 0) ; sur [0;2], x↑ (de 0 à 8) et y↑ (de 0 à 4).
  3. De x = t³ on tire t = x^(1/3) (racine cubique, définie pour tout réel x). En reportant dans y = t² : y = x^(2/3), ou encore, en éliminant les puissances fractionnaires, y³ = x² (courbe appelée « parabole semi-cubique », qui présente un point de rebroussement — cusp — à l'origine, cohérent avec le point singulier trouvé en 1.).
  4. En t=1 : x(1)=1, y(1)=1, x'(1)=3, y'(1)=2. Pente = y'/x' = 2/3. Équation de la tangente : y − 1 = (2/3)(x − 1), soit y = (2/3)x + 1/3.
  5. Pour t ∈ [0;1], x croît de 0 à 1 et y = t² ≥ 0 : A = ∫₀¹ y(t)·x'(t) dt = ∫₀¹ t²·3t² dt = ∫₀¹ 3t⁴ dt = [3t⁵/5]₀¹ = 3/5. A = 3/5 unité d'aire (soit 0,6 u.a.), aire comprise entre l'arc de (𝒞) allant de l'origine à (1;1), l'axe des abscisses et la droite x=1.

Cinq exercices supplémentaires pour approfondir l'étude des courbes paramétrées, dans le même esprit méthodologique que le TP CIAM de l'onglet « Entraînement » (étude de g(t) et h(t), vecteur dérivé, tangentes, construction) — énoncés et corrections originaux, niveau intermédiaire.

1

Cercle paramétré — vecteur dérivé et tangente

● Facile

(𝒞) est le cercle défini par x(t) = 2cos t, y(t) = 2sin t, t ∈ [0;2π[.

  1. Calculer x²(t) + y²(t) et en déduire la nature de (𝒞).
  2. Calculer x'(t) et y'(t).
  3. Déterminer une équation de la tangente à (𝒞) au point de paramètre t = π/4.
Correction
  1. x²(t)+y²(t) = 4cos²t+4sin²t = 4(cos²t+sin²t) = 4. (𝒞) est donc le cercle de centre O et de rayon 2.
  2. x'(t) = −2sin t, y'(t) = 2cos t.
  3. En t=π/4 : x(π/4)=2·(√2/2)=√2, y(π/4)=√2, soit M(π/4)=(√2;√2). x'(π/4)=−2·(√2/2)=−√2, y'(π/4)=2·(√2/2)=√2. Pente = y'/x' = √2/(−√2) = −1. Équation de la tangente : y−√2 = −1(x−√2), soit y = −x + 2√2.
2

Parabole — équation cartésienne et tangente

● Facile

(𝒞) est la courbe définie par x(t) = t, y(t) = t², t ∈ ℝ.

  1. Exprimer y en fonction de x et reconnaître la courbe (𝒞).
  2. Calculer x'(t) et y'(t), puis exprimer la pente de la tangente en fonction de t.
  3. Déterminer une équation de la tangente à (𝒞) au point de paramètre t = 2.
Correction
  1. Comme x(t)=t, on a directement t=x, donc y=t²=x². (𝒞) est la parabole d'équation y=x².
  2. x'(t)=1, y'(t)=2t. La pente de la tangente vaut y'(t)/x'(t) = 2t/1 = 2t (on retrouve bien f'(x)=2x, dérivée usuelle de x↦x², avec t=x).
  3. En t=2 : M(2)=(2;4). x'(2)=1, y'(2)=4. Pente=4. Équation de la tangente : y−4=4(x−2), soit y=4x−4.
3

Ellipse — étude complète et construction

● Moyen

(𝒞) est l'ellipse définie par x(t) = 4cos t, y(t) = 2sin t, t ∈ [0;2π[. On pose g(t)=4cos t et h(t)=2sin t.

  1. Calculer g'(t) et h'(t), et dresser le tableau de variation croisé de x et y sur [0;π/2].
  2. Montrer que (𝒞) n'a aucun point singulier.
  3. Déterminer les tangentes horizontales et verticales de (𝒞) (valeurs de t et points correspondants).
  4. En utilisant les symétries de (𝒞), décrire la construction complète de la courbe à partir de l'étude sur [0;π/2].
Correction
  1. g'(t)=−4sin t, h'(t)=2cos t. Sur ]0;π/2[, sin t>0 et cos t>0, donc g'(t)<0 (g décroît) et h'(t)>0 (h croît). En t=0 : x=4, y=0. En t=π/2 : x=0, y=2. Tableau croisé sur [0;π/2] : x décroît de 4 à 0, y croît de 0 à 2.
  2. Un point singulier vérifierait g'(t)=−4sin t=0 et h'(t)=2cos t=0 simultanément, donc sin t=0 et cos t=0, ce qui est impossible car sin²t+cos²t=1. (𝒞) n'a donc aucun point singulier.
  3. Tangente horizontale : h'(t)=2cos t=0 ⟺ t=π/2 ou t=3π/2. Points : M(π/2)=(0;2) et M(3π/2)=(0;−2). Tangente verticale : g'(t)=−4sin t=0 ⟺ t=0 ou t=π. Points : M(0)=(4;0) et M(π)=(−4;0).
  4. (𝒞) est symétrique par rapport à l'axe (Ox) (car cos(−t)=cos t et sin(−t)=−sin t) et par rapport à l'axe (Oy) (car cos(π−t)=−cos t et sin(π−t)=sin t). Il suffit donc de tracer l'arc obtenu pour t∈[0;π/2] (du point (4;0) au point (0;2)), puis de le compléter par symétrie par rapport à (Oy) pour obtenir l'arc de (0;2) à (−4;0), puis par symétrie par rapport à (Ox) pour obtenir la moitié inférieure : on obtient ainsi l'ellipse complète, tangente aux droites x=±4 et y=±2.
4

Courbe cubique — point double et tangentes

● Moyen

(Γ) est la courbe définie par x(t) = t² − 4, y(t) = t³ − 4t, t ∈ ℝ. On pose g(t)=t²−4 et h(t)=t³−4t.

  1. Étudier les variations de g (dérivée, tableau de variation).
  2. Étudier les variations de h (dérivée, tableau de variation).
  3. Déterminer les points d'intersection de (Γ) avec l'axe (Oy), puis avec l'axe (Ox).
  4. Montrer que (Γ) passe deux fois par l'origine, pour deux valeurs distinctes de t que l'on précisera, et déterminer les deux tangentes à (Γ) en ce point.
Correction
  1. g(t)=t²−4, g'(t)=2t. g'(t)=0 pour t=0 ; g'(t)<0 sur ]−∞;0[, g'(t)>0 sur ]0;+∞[. g décroît de +∞ à g(0)=−4, puis croît de −4 à +∞.
  2. h(t)=t³−4t, h'(t)=3t²−4. h'(t)=0 pour t=±2√3/3 (≈±1,155). h'(t)>0 sur ]−∞;−2√3/3[, h'(t)<0 sur ]−2√3/3;2√3/3[, h'(t)>0 sur ]2√3/3;+∞[. h(−2√3/3)=16√3/9 (maximum local ≈3,08) et h(2√3/3)=−16√3/9 (minimum local ≈−3,08).
  3. Intersection avec (Oy) (x=0) : g(t)=0 ⟺ t²=4 ⟺ t=2 ou t=−2. Or h(2)=8−8=0 et h(−2)=−8+8=0 : les deux valeurs donnent le même point, l'origine (0;0). Intersection avec (Ox) (y=0) : h(t)=t(t²−4)=0 ⟺ t=0, t=2 ou t=−2. t=0 donne le point (−4;0) ; t=±2 redonnent l'origine.
  4. D'après la question précédente, (Γ) passe par l'origine pour t=2 et pour t=−2, deux valeurs distinctes : l'origine est un point double de (Γ). Vecteur dérivé : (x'(t);y'(t))=(2t;3t²−4). En t=2 : x'(2)=4, y'(2)=12−4=8, pente=8/4=2, tangente y=2x. En t=−2 : x'(−2)=−4, y'(−2)=8, pente=8/(−4)=−2, tangente y=−2x. (Γ) admet donc deux tangentes distinctes à l'origine, qui se croisent : c'est un point double « en croix » (nœud).
5

Paramétrisation rationnelle d'un cercle

● Difficile

(𝒞) est la courbe définie par x(t) = 2t/(1+t²), y(t) = (1−t²)/(1+t²), t ∈ ℝ.

  1. Calculer x²(t)+y²(t) et en déduire la nature de (𝒞).
  2. Calculer x(0), y(0), x(1), y(1), x(−1), y(−1), puis étudier lim(t→±∞) x(t) et lim(t→±∞) y(t). Quel point du cercle n'est jamais atteint ?
  3. Calculer x'(t) et y'(t), puis déterminer la tangente à (𝒞) aux points de paramètres t=0, t=1 et t=−1.
Correction
  1. x²(t)+y²(t) = 4t²/(1+t²)² + (1−t²)²/(1+t²)² = [4t² + (1−t²)²]/(1+t²)² = [4t²+1−2t²+t⁴]/(1+t²)² = [t⁴+2t²+1]/(1+t²)² = (t²+1)²/(1+t²)² = 1. (𝒞) est donc contenue dans le cercle trigonométrique (centre O, rayon 1).
  2. t=0 : x=0, y=1, point (0;1). t=1 : x=2/2=1, y=0/2=0, point (1;0). t=−1 : x=−2/2=−1, y=0/2=0, point (−1;0). Quand t→±∞ : x(t)=2t/(1+t²)→0 (le dénominateur l'emporte) et y(t)=(1−t²)/(1+t²)→−1 (quotient des termes de plus haut degré). Le point (0;−1) est donc le point limite, mais il n'est atteint pour aucune valeur finie de t (l'équation (1−t²)/(1+t²)=−1 donnerait 1−t²=−1−t², soit 1=−1, impossible) : c'est le seul point du cercle que ne balaye pas cette paramétrisation.
  3. x'(t) = [2(1+t²)−2t·2t]/(1+t²)² = 2(1−t²)/(1+t²)². y'(t) = [−2t(1+t²)−(1−t²)·2t]/(1+t²)² = −4t/(1+t²)². En t=0 : x'(0)=2, y'(0)=0, tangente horizontale au point (0;1) : y=1. En t=1 : x'(1)=0, y'(1)=−1, tangente verticale au point (1;0) : x=1. En t=−1 : x'(−1)=0, y'(−1)=1, tangente verticale au point (−1;0) : x=−1. (Ces tangentes sont bien perpendiculaires au rayon en chaque point, comme il se doit pour un cercle.)

Cinq problèmes de synthèse, plus longs et plus exigeants, pour préparer les épreuves de type baccalauréat — même méthode que le TP CIAM (étude de g et h, vecteur dérivé, tangentes, construction) ; énoncés et corrections originaux.

1

Astroïde — étude complète et points de rebroussement

● Difficile

(𝒞) est l'astroïde définie par x(t) = cos³t, y(t) = sin³t, t ∈ [0;2π]. On pose g(t)=cos³t et h(t)=sin³t.

  1. Calculer g'(t) et h'(t), et montrer que le vecteur dérivé s'écrit (x'(t);y'(t)) = 3sin t cos t·(−cos t;sin t).
  2. Déterminer les points singuliers de (𝒞) sur [0;2π].
  3. Dresser le tableau de variation croisé de x et y sur chacun des quatre intervalles [0;π/2], [π/2;π], [π;3π/2], [3π/2;2π].
  4. Montrer que (𝒞) admet pour équation cartésienne x^(2/3)+y^(2/3)=1, et décrire l'allure de la courbe (astroïde à quatre pointes).
Correction
  1. g'(t) = 3cos²t·(−sin t) = −3cos²t sin t. h'(t) = 3sin²t·cos t. On peut factoriser : (x'(t);y'(t)) = (−3cos²t sin t ; 3sin²t cos t) = 3sin t cos t·(−cos t;sin t).
  2. Le vecteur dérivé est nul lorsque 3sin t cos t=0, c'est-à-dire sin t=0 ou cos t=0, soit t=0, π/2, π, 3π/2 (dans [0;2π[). Les points singuliers correspondants sont (1;0), (0;1), (−1;0), (0;−1).
  3. Sur [0;π/2] : cos t≥0, sin t≥0, donc g'≤0 (g décroît de 1 à 0) et h'≥0 (h croît de 0 à 1). Sur [π/2;π] : cos t≤0, sin t≥0, donc g'≤0 encore (g décroît de 0 à −1) et h'≤0 (h décroît de 1 à 0). Sur [π;3π/2] : cos t≤0, sin t≤0, donc g'≥0 (g croît de −1 à 0) et h'≤0 (h décroît de 0 à −1). Sur [3π/2;2π] : cos t≥0, sin t≤0, donc g'≥0 (g croît de 0 à 1) et h'≥0 (h croît de −1 à 0).
  4. x^(2/3)+y^(2/3) = (cos³t)^(2/3)+(sin³t)^(2/3) = cos²t+sin²t = 1. La courbe (𝒞) est donc l'astroïde d'équation x^(2/3)+y^(2/3)=1 : une courbe fermée à quatre « pointes » (points de rebroussement) situées sur les axes en (±1;0) et (0;±1), le tracé étant concave vers l'origine entre deux pointes consécutives — conformément au tableau croisé de la question 3.
2

Semi-cubique — point de rebroussement et calcul d'aire

● Difficile

(𝒞) est la courbe définie par x(t) = t², y(t) = t³, t ∈ [−1;1].

  1. Calculer x'(t) et y'(t). Montrer que (𝒞) admet un unique point singulier, que l'on précisera.
  2. Déterminer, en calculant lim(t→0) y'(t)/x'(t), la tangente à (𝒞) en ce point singulier.
  3. Déterminer une équation cartésienne de (𝒞) sous la forme y²=x³ (courbe dite « semi-cubique »).
  4. Calculer, à l'aide de A=∫₀¹ y(t)·x'(t) dt, l'aire A du domaine délimité par la portion de (𝒞) correspondant à t∈[0;1], l'axe des abscisses et la droite x=1.
Correction
  1. x'(t)=2t, y'(t)=3t². Le vecteur dérivé s'annule lorsque 2t=0 et 3t²=0, ce qui n'a lieu qu'en t=0. (𝒞) admet un unique point singulier, en t=0, c'est-à-dire à l'origine M(0)=(0;0).
  2. Pour t≠0, la pente vaut y'(t)/x'(t) = 3t²/2t = 3t/2. Quand t→0, cette pente tend vers 0 : la tangente à (𝒞) au point de rebroussement (0;0) est donc horizontale, d'équation y=0 (l'axe des abscisses lui-même).
  3. x(t)=t² donc t²=x. y(t)=t³, donc y²=t⁶=(t²)³=x³. On obtient bien y²=x³ : c'est la parabole semi-cubique, qui présente un point de rebroussement à l'origine, cohérent avec la question 1.
  4. Pour t∈[0;1], A=∫₀¹ t³·2t dt = ∫₀¹ 2t⁴ dt = [2t⁵/5]₀¹ = 2/5 (soit 0,4 unité d'aire).
3

Cycloïde — arche simple et tangente au sommet

● Difficile

(𝒞) est la cycloïde définie par x(t) = t − sin t, y(t) = 1 − cos t, t ∈ [0;2π]. On pose g(t)=t−sin t et h(t)=1−cos t.

  1. Calculer g'(t) et h'(t). Montrer que g'(t)≥0 sur [0;2π], et en déduire le sens de variation de g.
  2. Étudier le signe de h'(t) sur [0;2π] et dresser le tableau de variation de h.
  3. Montrer que (𝒞) admet deux points singuliers sur [0;2π], que l'on précisera.
  4. Déterminer la tangente à (𝒞) au point de paramètre t=π (sommet de l'arche).
  5. Décrire l'allure de la courbe (esquisse de l'arche) à partir des résultats précédents.
Correction
  1. g'(t)=1−cos t, h'(t)=sin t. Comme cos t≤1 pour tout t, g'(t)=1−cos t≥0, avec égalité seulement pour t=0 et t=2π. g est donc croissante sur [0;2π], de g(0)=0 à g(2π)=2π.
  2. h'(t)=sin t : positif sur ]0;π[, négatif sur ]π;2π[. h(0)=0, h(π)=1−(−1)=2, h(2π)=0. h croît de 0 à 2 sur [0;π], puis décroît de 2 à 0 sur [π;2π].
  3. Un point singulier vérifie g'(t)=1−cos t=0 et h'(t)=sin t=0. La première égalité donne t=0 ou t=2π (sur [0;2π]) ; pour ces deux valeurs, sin t=0 également. Il y a donc deux points singuliers, en t=0 (point (0;0)) et en t=2π (point (2π;0)) — ce sont les deux « pointes » de l'arche, posées sur l'axe (Ox).
  4. En t=π : g'(π)=1−cos π=2, h'(π)=sin π=0. Le vecteur dérivé est (2;0), donc la tangente est horizontale au point M(π)=(π;2), sommet de l'arche : équation y=2.
  5. L'arche part du point anguleux (0;0) (tangente verticale, cusp), monte en tournant vers le sommet (π;2) où la tangente est horizontale, puis redescend symétriquement jusqu'au point anguleux (2π;0) (nouveau cusp). La courbe est symétrique par rapport à la droite verticale x=π.
4

Point double — étude complète et tangentes croisées

● Difficile

(Γ) est la courbe définie par x(t) = t³ − 3t, y(t) = t², t ∈ ℝ. On pose g(t)=t³−3t et h(t)=t².

  1. Étudier les variations de g et de h, et dresser le tableau de variation croisé de x et y (on précisera les intervalles délimités par t=−1, t=0 et t=1).
  2. Montrer que (Γ) passe deux fois par un même point, pour deux valeurs opposées t₀ et −t₀ que l'on déterminera (avec t₀>0).
  3. Déterminer les deux tangentes à (Γ) en ce point double.
Correction
  1. g(t)=t³−3t, g'(t)=3t²−3=3(t²−1) ; g'(t)=0 pour t=±1. g'(t)>0 sur ]−∞;−1[∪]1;+∞[, g'(t)<0 sur ]−1;1[. g(−1)=−1+3=2 (max local), g(1)=1−3=−2 (min local), lim(t→±∞)g(t)=±∞. h(t)=t², h'(t)=2t ; h'(t)<0 sur ]−∞;0[, h'(t)>0 sur ]0;+∞[, h(0)=0 (min), lim(t→±∞)h(t)=+∞. Tableau croisé : sur ]−∞;−1], x croît (−∞→2) et y décroît (+∞→1) ; sur [−1;0], x décroît (2→0) et y décroît (1→0) ; sur [0;1], x décroît (0→−2) et y croît (0→1) ; sur [1;+∞[, x croît (−2→+∞) et y croît (1→+∞).
  2. On cherche t₁≠t₂ avec x(t₁)=x(t₂) et y(t₁)=y(t₂). Comme h(t)=t², l'égalité y(t₁)=y(t₂) impose t₂=−t₁ (pour t₁≠t₂). L'égalité des abscisses donne alors g(t₁)=g(−t₁), soit t₁³−3t₁ = −t₁³+3t₁, c'est-à-dire 2t₁³−6t₁=0, soit 2t₁(t₁²−3)=0. La solution t₁=0 redonne un seul point (exclue), donc t₁²=3, t₁=√3 (on pose t₀=√3>0, l'autre valeur étant −t₀=−√3). Le point double est M=(g(√3);h(√3)) = (3√3−3√3;3) = (0;3), atteint pour t=√3 et pour t=−√3.
  3. Vecteur dérivé : (x'(t);y'(t))=(3t²−3;2t). En t=√3 : x'=3·3−3=6, y'=2√3, pente=2√3/6=√3/3, tangente y=(√3/3)x+3. En t=−√3 : x'=6, y'=−2√3, pente=−√3/3, tangente y=−(√3/3)x+3. (Γ) présente donc en (0;3) un point double où deux branches de la courbe se croisent, chacune avec sa propre tangente.
5

Boucle fermée — intersections et aire par intégrale

● Difficile

(𝒞) est la courbe définie par x(t) = t², y(t) = t³ − 3t, t ∈ [−√3;√3]. On pose g(t)=t² et h(t)=t³−3t.

  1. Étudier les variations de g et de h sur [−√3;√3], et dresser le tableau de variation croisé (on utilisera t=−1, t=0, t=1 comme valeurs charnières).
  2. Montrer que M(−√3) = M(√3), et en déduire que (𝒞) est une courbe fermée (une « boucle »).
  3. Déterminer les points d'intersection de (𝒞) avec l'axe (Ox).
  4. Calculer, à l'aide de A=|∫₋√3^√3 y(t)·x'(t) dt|, l'aire A délimitée par la boucle.
Correction
  1. g(t)=t², g'(t)=2t ; g décroît de g(−√3)=3 à g(0)=0 sur [−√3;0], puis croît de 0 à g(√3)=3 sur [0;√3]. h(t)=t³−3t, h'(t)=3(t²−1), nulle en t=±1 ; h croît sur [−√3;−1] (de 0 à h(−1)=2), décroît sur [−1;1] (de 2 à h(1)=−2), croît sur [1;√3] (de −2 à 0). Tableau croisé : sur [−√3;−1], x↓(3→1), y↑(0→2) ; sur [−1;0], x↓(1→0), y↓(2→0) ; sur [0;1], x↑(0→1), y↓(0→−2) ; sur [1;√3], x↑(1→3), y↑(−2→0).
  2. M(−√3) = (g(−√3);h(−√3)) = (3;(−√3)³−3(−√3)) = (3;−3√3+3√3) = (3;0). M(√3) = (g(√3);h(√3)) = (3;(√3)³−3√3) = (3;3√3−3√3) = (3;0). Les deux points coïncident : M(−√3)=M(√3)=(3;0). Le point de départ (t=−√3) et le point d'arrivée (t=√3) sont donc confondus : (𝒞) est une courbe fermée, parcourue une seule fois pour t décrivant [−√3;√3].
  3. y(t)=0 ⟺ t³−3t=0 ⟺ t(t²−3)=0 ⟺ t=0 ou t=±√3. t=0 donne le point (0;0) (l'origine) ; t=±√3 donnent le point (3;0) (point de fermeture de la boucle, cf. question 2). (𝒞) coupe donc (Ox) en (0;0) et (3;0).
  4. x'(t)=2t, donc y(t)·x'(t) = (t³−3t)·2t = 2t⁴−6t². ∫₋√3^√3(2t⁴−6t²)dt = 2∫₋√3^√3 t⁴dt − 6∫₋√3^√3 t²dt (fonctions paires) = 2×(18√3/5) − 6×(2√3) = 36√3/5 − 12√3 = 36√3/5 − 60√3/5 = −24√3/5. On a donc A = |−24√3/5| = 24√3/5 unités d'aire (soit environ 8,31 u.a.).