i est le nombre imaginaire tel que i²=-1. Un nombre complexe est z=a+bi avec a,b∈ℝ.
a=Re(z) (partie réelle), b=Im(z) (partie imaginaire). ℝ⊂ℂ (b=0).
Égalité : a+bi=a'+b'i ⟺ a=a' et b=b'.
(a+bi)+(c+di)=(a+c)+(b+d)i.
(a+bi)(c+di)=(ac-bd)+(ad+bc)i. (Développer et remplacer i²=-1.)
Conjugué : z̄=a-bi. z·z̄=a²+b²=|z|².
Inverse : 1/z=z̄/|z|²=(a-bi)/(a²+b²).
Division : z/w=(z·w̄)/|w|². Multiplier num. et dén. par le conjugué.
z=a+bi ↔ point M(a;b) du plan. |z|=√(a²+b²) = distance OM = norme de z.
|z|=0 ⟺ z=0. |z·w|=|z|·|w|. |z/w|=|z|/|w|. |z̄|=|z|. |z+w|≤|z|+|w|.
az²+bz+c=0 (a,b,c∈ℂ). Δ=b²-4ac.
Si Δ=ρe^(iθ), les racines sont z=(-b±√Δ)/(2a) où √Δ est une racine carrée de Δ.
Si a,b,c∈ℝ et Δ<0 : les racines sont conjuguées z₁=(-b+i√|Δ|)/(2a) et z₂=z̄₁.
z=2+3i, w=1-i. Calculer : (1) z+w. (2) z·w. (3) z̄. (4) |z|. (5) z/w.
Représenter les points z₁=2+i, z₂=-1+3i, z₃=-2-2i. Calculer leurs modules. Identifier le plus éloigné de l'origine.
|z₁|=√5≈2,24. |z₂|=√10≈3,16. |z₃|=2√2≈2,83. Le plus éloigné : z₂.
Trouver les racines carrées de z=3+4i (forme a+bi, a,b∈ℝ).
(a+bi)²=3+4i → a²-b²=3 et 2ab=4 → b=2/a. a²-4/a²=3 → a⁴-3a²-4=0 → (a²-4)(a²+1)=0 → a²=4 → a=±2. b=±1. √(3+4i)=±(2+i).
On cherche à résoudre et analyser z⁴-1=0 dans ℂ.
10 questions
i²=
Re(3-4i)=
(2+i)(1-i)=
Conjugué de z=a+bi est
|z|² = z·z̄ = pour z=3+4i
1/i =
z²+4=0 dans ℂ
|z·w|=
Δ<0 (coefficients réels) → racines
z=2-3i, z̄=
Exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre correspondant — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
Écrire sous forme algébrique le nombre complexe (2−i)(3+i).
(2−i)(3+i)=6+2i−3i−i²=6−i+1=7−i.
Déterminer le module du nombre complexe 3+4i.
|3+4i|=√(3²+4²)=√(9+16)=√25=5.
Le plan est muni du repère orthonormé direct (O,I,J). A est le point d'affixe z_A et OAB est un triangle isocèle de sommet O, tel que mes(vecteur OA, vecteur OB)=θ+k2π [k∈ℤ]. Faire la figure et déterminer l'affixe de B pour z_A=3+2i, θ=5π/6.
OAB isocèle de sommet O signifie OA=OB : B est donc l'image de A par la rotation de centre O et d'angle θ (qui conserve la distance à O et donne l'angle voulu). Ainsi z_B=z_A·e^(iθ).
e^(i5π/6)=cos(5π/6)+i·sin(5π/6)=−√3/2+i/2.
z_B=(3+2i)(−√3/2+i/2)=−3√3/2+3i/2−√3i+i²=(−1−3√3/2)+(3/2−√3)i.
Soit z_B=−(2+3√3)/2 + (3−2√3)/2·i ≈ −3,60 − 0,23i. (Figure : A(3;2), B obtenu par rotation de centre O, d'angle 5π/6, avec OB=OA.)
Déterminer l'ensemble des points M du plan complexe d'affixe z tels que z+z̄−1=|z|.
Posons z=x+iy. z+z̄=2x, donc l'équation devient 2x−1=√(x²+y²), avec la condition 2x−1≥0, soit x≥1/2.
En élevant au carré : (2x−1)²=x²+y² → 4x²−4x+1=x²+y² → 3x²−4x+1=y², soit 3x²−4x+1−y²=0.
Forme canonique : 3(x−2/3)²−1/3−y²=0, soit (x−2/3)²/(1/9) − y²/(1/3) = 1 : une hyperbole de centre Ω(2/3;0), de sommets x=1 et x=1/3.
La condition x≥1/2 élimine la branche x≤1/3 : l'ensemble cherché est donc uniquement la branche droite (x≥1) de cette hyperbole, de sommet (1;0).
On considère l'équation (E) : z³ − 6z² + (17+12i)z − 18 − 24i = 0.
Cinq exercices supplémentaires tirés du CIAM Terminale SE (Collection Inter-Africaine de Mathématiques), section « Entraînement » du chapitre correspondant, niveau intermédiaire — énoncés fidèles au manuel, corrections rédigées pour ce site.
Soit z=2−5i et z'=−3+4i. Donner la forme algébrique de z+z'.
z+z' = (2−5i)+(−3+4i) = (2−3)+(−5+4)i = −1−i.
Déterminer, puis décrire, l'ensemble des points M du plan complexe d'affixe z vérifiant |iz+3|=|z+4i|.
Remarquons que iz+3 = i(z−3i), car i(z−3i)=iz−3i²=iz+3. Comme |i|=1, on a |iz+3|=|i(z−3i)|=|z−3i|.
L'équation devient donc |z−3i|=|z−(−4i)| : l'ensemble cherché est l'ensemble des points équidistants des points d'affixes 3i et −4i, c'est-à-dire la médiatrice du segment joignant ces deux points.
Posons z=x+iy pour retrouver son équation cartésienne : (3−y)²+x² = x²+(y+4)² donne 9−6y=8y+16, soit 14y=−7, donc y=−1/2. L'ensemble est la droite horizontale d'équation y=−1/2 (perpendiculaire à l'axe des imaginaires, passant par le milieu des affixes 3i et −4i).
Écrire sous forme algébrique l'inverse de chacun des nombres complexes z₁=1−i et z₂=√3+2i.
Pour z₁=1−i : |z₁|²=1²+(−1)²=2, donc 1/z₁ = z̄₁/|z₁|² = (1+i)/2 = 1/2 + (1/2)i.
Pour z₂=√3+2i : |z₂|²=(√3)²+2²=3+4=7, donc 1/z₂ = z̄₂/|z₂|² = (√3−2i)/7 = √3/7 − (2/7)i.
On considère les points A, B et C d'affixes respectives z_A=1+i, z_B=2−i et z_C=2−2i. Déterminer l'affixe du point D tel que ABCD soit un parallélogramme.
ABCD est un parallélogramme si et seulement si les diagonales [AC] et [BD] ont le même milieu, soit z_A+z_C = z_B+z_D, d'où z_D = z_A+z_C−z_B.
z_A+z_C = (1+i)+(2−2i) = 3−i. Donc z_D = (3−i)−(2−i) = 3−i−2+i = 1.
(Vérification : vecteur AB = z_B−z_A=(2−i)−(1+i)=1−2i et vecteur DC = z_C−z_D=(2−2i)−1=1−2i, bien égaux.)
Dans le plan complexe, on donne les points A, B, C et D d'affixes respectives z_A=(3/2)i, z_B=2+(1/2)i, z_C=1−(3/2)i et z_D=−1−(1/2)i.
Cinq problèmes de synthèse, plus longs et plus exigeants, tirés de la fin de la banque d'exercices du CIAM Terminale SE — pour aller plus loin et préparer les épreuves de type baccalauréat.
D'après Bac.
On donne le nombre complexe a=(√2/2)(cos(π/4)+isin(π/4)) = (1/2)(1+i).
D'après Bac. On considère le polynôme P(z)=z⁴−4z³+9z²−4z+8, de ℂ dans ℂ.
D'après Bac. Le polynôme P est défini, pour tout z∈ℂ, par P(z)=z³+(−9+4√3)z²+(43−24√3)z−75+36√3.
On donne les points B et C d'affixes respectives z_B=2+2i√3 et z_C=2−2i√3.