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Ch. 02 Mathématiques · Terminale Commerciale (TBG)

Nombres complexes

Objectif Général 1 — Analyse : généralités et nombres complexes. Forme algébrique, trigonométrique, exponentielle, équations et racines n-ièmes.

1. Forme algébrique

Définition

On admet l'existence d'un nombre i tel que i² = −1. L'ensemble des nombres complexes est ℂ = {a + bi | a, b ∈ ℝ}. Pour z = a + bi, a est la partie réelle Re(z) et b la partie imaginaire Im(z).

Opérations

Addition : (a+bi) + (c+di) = (a+c) + (b+d)i

Multiplication : (a+bi)(c+di) = (ac−bd) + (ad+bc)i

Conjugué de z = a+bi : z̄ = a − bi. On a toujours z × z̄ = a² + b², un réel positif.

Exemple résolu

Soit z = 3 + 2i. Son conjugué est z̄ = 3 − 2i.

z × z̄ = (3+2i)(3−2i) = 9 − 6i + 6i − 4i² = 9 + 4 = 13

2. Module et forme trigonométrique

Définitions

Le module de z = a+bi est |z| = √(a² + b²). Un argument θ de z (z ≠ 0) vérifie cos θ = a/|z| et sin θ = b/|z|.

La forme trigonométrique de z s'écrit z = |z|(cos θ + i sin θ).

Exemple résolu

Soit z = 1 + i√3. |z| = √(1+3) = 2. cos θ = 1/2 et sin θ = √3/2, donc θ = π/3.

z = 2(cos π/3 + i sin π/3)

3. Forme exponentielle et formule de Moivre

Notation d'Euler

On pose e^(iθ) = cos θ + i sin θ. Tout complexe non nul s'écrit alors sous forme exponentielle z = r·e^(iθ) avec r = |z|.

Propriétés

Produit : r₁e^(iθ₁) × r₂e^(iθ₂) = r₁r₂·e^(i(θ₁+θ₂)) (on multiplie les modules, on ajoute les arguments).

Formule de Moivre : pour tout entier n, (cos θ + i sin θ)ⁿ = cos(nθ) + i sin(nθ).

Exemple résolu

Calculer (1+i)⁴. On a 1+i = √2·e^(iπ/4) (module √2, argument π/4).

(1+i)⁴ = (√2)⁴ × e^(i×4×π/4) = 4 × e^(iπ) = 4(cos π + i sin π) = −4

4. Équations du second degré et racines n-ièmes

Équation az² + bz + c = 0 (a, b, c réels, a ≠ 0)

On calcule le discriminant Δ = b² − 4ac.

  • Si Δ > 0 : deux solutions réelles distinctes.
  • Si Δ = 0 : une solution réelle double.
  • Si Δ < 0 : deux solutions complexes conjuguées z = (−b ± i√(−Δ)) / (2a).
Exemple résolu

Résoudre z² − 2z + 5 = 0. Δ = 4 − 20 = −16 < 0. √(−Δ) = 4.

z = (2 ± 4i) / 2 = 1 ± 2i
Racines n-ièmes de l'unité

Les solutions de zⁿ = 1 sont les n complexes zₖ = e^(i2kπ/n) pour k = 0, 1, …, n−1. Pour n = 3 : z₀ = 1, z₁ = −1/2 + i√3/2, z₂ = −1/2 − i√3/2.

🧠 À retenir absolument

  • i² = −1 ; z = a+bi ; z̄ = a−bi ; z×z̄ = a²+b² = |z|²
  • Forme trigonométrique : z = |z|(cos θ + i sin θ) avec |z| = √(a²+b²)
  • Forme exponentielle : z = r·e^(iθ) ; produit → on multiplie les modules et on additionne les arguments
  • Formule de Moivre : (cos θ + i sin θ)ⁿ = cos(nθ) + i sin(nθ)
  • Si Δ < 0, les solutions de az²+bz+c=0 sont complexes conjuguées : z = (−b ± i√(−Δ)) / (2a)
1

Opérations en forme algébrique

● Facile

Calculer :

  1. (2+3i) + (1−4i)
  2. (2+3i)(1−4i)
  3. Le conjugué et le module de z = 4 − 3i
✅ Correction
  1. (2+3i)+(1−4i) = 3 − i
  2. (2+3i)(1−4i) = 2 −8i +3i −12i² = 2 −5i +12 = 14 − 5i
  3. z̄ = 4 + 3i ; |z| = √(16+9) = √25 = 5
2

Forme trigonométrique

● Facile

Déterminer le module et un argument de z = −1 + i, puis écrire z sous forme trigonométrique.

✅ Correction

|z| = √((−1)² + 1²) = √2. cos θ = −1/√2 et sin θ = 1/√2, donc θ = 3π/4.

z = √2 (cos 3π/4 + i sin 3π/4)
3

Résolution d'une équation du second degré

● Moyen

Résoudre dans ℂ l'équation z² + 2z + 5 = 0.

✅ Correction

Δ = 2² − 4×1×5 = 4 − 20 = −16 < 0. √(−Δ) = √16 = 4.

z = (−2 ± 4i) / 2 = −1 ± 2i

Les solutions sont z₁ = −1 + 2i et z₂ = −1 − 2i (complexes conjuguées).

4

Puissance avec la forme exponentielle

● Moyen

Calculer (√3 + i)⁶ en utilisant la forme exponentielle.

✅ Correction

Module : r = √(3+1) = 2. Argument : cos θ = √3/2, sin θ = 1/2, donc θ = π/6.

(√3+i)⁶ = 2⁶ × e^(i×6×π/6) = 64 × e^(iπ) = 64(cos π + i sin π) = −64
5

Racines cubiques d'un nombre

● Difficile

Résoudre dans ℂ l'équation z³ = 8.

✅ Correction

8 s'écrit sous forme exponentielle 8 = 8·e^(i0). Les solutions sont zₖ = 8^(1/3)·e^(i(0+2kπ)/3) = 2·e^(i2kπ/3) pour k = 0, 1, 2.

  1. k=0 : z₀ = 2·e^(i0) = 2
  2. k=1 : z₁ = 2·e^(i2π/3) = 2(−1/2 + i√3/2) = −1 + i√3
  3. k=2 : z₂ = 2·e^(i4π/3) = 2(−1/2 − i√3/2) = −1 − i√3

Vérification pour z₁ : (−1+i√3)² = 1 − 2i√3 − 3 = −2 − 2i√3, puis (−2−2i√3)(−1+i√3) = 2 − 2i√3 + 2i√3 − 2×3×i² = 2 + 6 = 8. ✓

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Question 1 / 10

i² est égal à :

Question 2 / 10

Le conjugué de z = 5 − 2i est :

Question 3 / 10

Le module de z = 3 + 4i est :

Question 4 / 10

La forme exponentielle de z = r(cos θ + i sin θ) s'écrit :

Question 5 / 10

(1+i)² est égal à :

Question 6 / 10

L'équation z² + 1 = 0 admet pour solutions dans ℂ :

Question 7 / 10

Si Δ < 0 pour az²+bz+c=0 (a,b,c réels), les solutions sont :

Question 8 / 10

Pour tout réel θ, |e^(iθ)| est égal à :

Question 9 / 10

La formule de Moivre donne (cos θ + i sin θ)ⁿ = :

Question 10 / 10

Le produit z × z̄ est toujours :