f:E→F est linéaire si : f(λu+μv)=λf(u)+μf(v) pour tous u,v∈E, λ,μ∈ℝ.
Conséquences : f(0)=0. f(−u)=−f(u). f conserve les combinaisons linéaires.
Noyau : Ker(f)={u∈E : f(u)=0}. Ker(f) est un SEV de E.
Image : Im(f)={f(u) : u∈E}. Im(f) est un SEV de F.
Théorème du rang : dim(Ker f)+dim(Im f)=dim(E).
Le rang de f = dim(Im f).
Soit (e₁,...,eₙ) base de E et (f₁,...,fₘ) base de F. La matrice de f est la matrice M dont la j-ième colonne est le vecteur f(eⱼ) exprimé dans la base de F.
f(x) = M·x (multiplication matricielle).
Composition : g∘f → N·M. Inverse : f⁻¹ → M⁻¹ (si M inversible).
f:E→F est affine si f(x)=L(x)+b, où L est linéaire et b est un vecteur fixe.
L est appelée application linéaire associée à f.
Image d'une droite : une droite (ou un point si L=0). Image d'un plan : un plan, une droite ou un point.
Fixe de f : f(x)=x ⟺ L(x)=x−b. Le point fixe existe si 1 est valeur propre de L.
f:ℝ²→ℝ², f(x,y)=(x+y, 2x). Montrer que f est linéaire. Calculer sa matrice dans la base canonique.
f(λ(x,y)+μ(x',y'))=f(λx+μx',λy+μy')=(λx+μx'+λy+μy', 2λx+2μx')=λf(x,y)+μf(x',y') ✓. Matrice: colonnes=f(e₁)=(1,2) et f(e₂)=(1,0). M=[[1,1],[2,0]].
f:ℝ³→ℝ², f(x,y,z)=(x+y+z, x−y). Calculer Ker(f), Im(f) et vérifier le théorème du rang.
Ker: x+y+z=0 et x−y=0 → x=y et z=−2x. Ker=Vect{(1,1,−2)}. dim Ker=1. Im: f est surjectif (rang 2) → dim Im=2. Vérif: 1+2=3=dim(ℝ³) ✓.
f:ℝ²→ℝ², f(x,y)=(2x−y, x+3y). g(x,y)=(x+y, y). (1) Matrices M_f et M_g. (2) Matrice de g∘f.
M_f=[[2,−1],[1,3]]. M_g=[[1,1],[0,1]]. M_{g∘f}=M_g·M_f=[[2+1,−1+3],[1,3]]=[[3,2],[1,3]].
f:ℝ²→ℝ², f(x,y)=(x+1, −y+2). (1) Linéaire associée L. (2) Point fixe de f.
L(x,y)=(x,−y) (partie linéaire). Point fixe: f(x,y)=(x,y) → x+1=x (impossible?) Non: x+1=x → 1=0, pas de fixe pour x. −y+2=y → y=1. Contradiction pour x → pas de point fixe. Vérifier: f(x,y)=(x,y) → x+1=x impossible. Pas de point fixe pour cette application.
f:ℝ⁴→ℝ³ de matrice M=[[1,2,1,0],[0,1,1,1],[1,3,2,1]]. (1) Calculer le rang de M. (2) Dim du noyau. (3) Donner une base du noyau.
(1) L₃←L₃−L₁: [[1,2,1,0],[0,1,1,1],[0,1,1,1]]. L₃←L₃−L₂: [[1,2,1,0],[0,1,1,1],[0,0,0,0]]. rang=2. (2) dim Ker=4−2=2. (3) Noyau: x+2y+z=0 et y+z+t=0. Paramètres libres: z=s, t=u. y=−s−u, x=−2y−z=2s+2u−s=s+2u. Ker=Vect{(1,−1,1,0),(2,−1,0,1)}.
Soit f:ℝ³→ℝ³ l'application linéaire de matrice M = [[1,1,0],[1,0,1],[0,1,1]] dans la base canonique.
ABC est un triangle isocèle tel que AB=AC. B' et C' sont les milieux respectifs de [AC] et [AB]. f est l'application affine du plan définie par : f(A)=A, f(B)=B', f(C)=C'.
ABCD est un losange et f l'application affine du plan définie par : f(A)=A, f(B)=D, f(C)=D.
ABC est un triangle et f l'application affine du plan définie par : f(A)=B, f(B)=A, f(C)=C. On note I le milieu de [AB].
ABCD est un parallélogramme tel que AB=BD (longueurs). Soit f l'application affine définie par f(A)=B, f(B)=D, f(D)=C, et t la translation de vecteur AB.
A, B, C sont trois points non alignés du plan et D le point tel que C soit le milieu de [BD]. Soit f l'application affine définie par : f(A)=A, f(B)=D, f(C)=B.
Soit α et β deux réels tels que α+β≠0, f₁ et f₂ deux applications affines du plan, et g l'application qui à tout point M associe le barycentre des points pondérés (f₁(M),α) et (f₂(M),β). Démontrer que g est une application affine.
Fixons une origine O. Par définition du barycentre : g(M)=O+[α·Of₁(M)+β·Of₂(M)]/(α+β). Comme f₁,f₂ sont affines, f₁(M)=f₁(O)+φ₁(OM) et f₂(M)=f₂(O)+φ₂(OM), où φ₁,φ₂ sont linéaires. On obtient g(M)−O = [α(f₁(O)−O)+β(f₂(O)−O)]/(α+β) + [α·φ₁(OM)+β·φ₂(OM)]/(α+β). Le premier terme est un vecteur constant w (indépendant de M). Le second s'écrit ψ(OM) où ψ=(α·φ₁+β·φ₂)/(α+β) est linéaire, comme combinaison linéaire de φ₁ et φ₂ (α+β≠0 assure que la division est licite). Donc g(M)=O+w+ψ(OM) : g est affine, de partie linéaire ψ, barycentre des parties linéaires de f₁ et f₂ avec les mêmes coefficients.
Le plan est muni du repère orthonormé (O,i,j). Soit u le vecteur de coordonnées (−3/2 ; 2) et f l'application du plan qui à tout point M associe M' tel que : OM' = (u·OM)i + (i·OM)u.
Soit A un point du plan, a un vecteur non nul, et f l'application qui à tout point M associe M' tel que : AM'=2(AM·a)a−AM. On munit le plan d'une base orthonormée (u,v) avec u=a/‖a‖.
Soit (Δ) et (Δ') deux droites sécantes du plan, s'intersectant en I. Pour tout point M du plan, on désigne par (Δ_M) l'image de (Δ) par la symétrie de centre M. L'application f qui à tout point M associe le point d'intersection des droites (Δ_M) et (Δ') est-elle une application affine du plan ? Est-elle une bijection ? Quels sont ses points invariants ?
Prenons I comme origine, et une base (d,d') formée d'un vecteur directeur de (Δ) et d'un vecteur directeur de (Δ'), indépendants car les droites sont sécantes. Écrivons M=m₁d+m₂d'. La symétrie de centre M envoie la droite (Δ) [passant par I=0, direction d] sur la droite passant par 2M et de même direction d : (Δ_M)={points de coordonnée d'-composante = 2m₂, d-composante libre}. La droite (Δ') est {d'-composante=0}. Leur intersection est le point de d-composante 2m₁ et de d'-composante 0, soit f(M)=2m₁·d. En coordonnées (m₁,m₂)↦(2m₁,0) : application linéaire, donc f est affine (linéaire, f(I)=I). Son image est réduite à la droite (Δ') (rang 1) : f n'est pas bijective (ni injective, ni surjective). Points invariants : f(M)=M ⟺ 2m₁d=m₁d+m₂d' ⟺ m₁d=m₂d' ; comme d,d' indépendants, cela impose m₁=m₂=0. Le seul point invariant est I, l'intersection de (Δ) et (Δ').
Le plan est muni du repère (O,i,j). Soit f l'application qui à tout point M(x,y) associe M'(x',y') tel que : x'=(1/3)(4x−2y−6), y'=(1/3)(2x−y−12).
Le plan est muni du repère orthonormé (O,i,j). Soit f l'application qui à tout point M(x,y) associe M'(x',y') tel que : x'=(1/13)(5x−12y+24), y'=(1/13)(−12x−5y+36).
Soit f une application affine telle que f∘f=Id.
Le plan est muni du repère (O,I,J). Soit f l'application qui à tout point M(x,y) associe M'(x',y') tel que : x'=−x−2y+2, y'=−x+1. Déterminer les images par f des points O, I et J. En déduire que f est une affinité dont on précisera l'axe, la direction et le rapport.
f(O)=(2,1). f(I)=(−1−0+2,−1+1)=(1,0)=I (invariant). f(J)=(−0−2+2,−0+1)=(0,1)=J (invariant). I et J étant fixes, toute la droite (IJ), d'équation x+y=1, est fixe point par point (une application affine conserve les barycentres, donc fixe tout point de la droite portée par deux points fixes). La partie linéaire L=[[−1,−2],[−1,0]] a pour valeurs propres 1 (vecteur propre (−1,1), direction de (IJ), cohérent) et −2 (vecteur propre (2,1), en résolvant L(v)=−2v). f est l'affinité d'axe (IJ) : x+y=1, de direction (2,1), de rapport −2 (vérifié sur O : f(O)=(2,1) correspond bien à ce rapport appliqué à la décomposition de O).
Le plan est muni du repère (O,i,j). Soit f l'application affine d'expression analytique : x'=2x−5y+2, y'=x−2y. Pour tout point M, on note M₁=f(M), M₂=f(M₁), M₃=f(M₂).
Soit BB'B'' un triangle isocèle en B'. On désigne par A, A' et C les milieux respectifs des segments [BB'], [B'B''] et [BB''], et par A'' le symétrique de A par rapport à A'. On considère une application affine f du plan telle que : f(A)=A' et f(B)=B'.
10 questions · Correction immédiate
f linéaire → f(0)=
Théorème du rang : dim Ker f + dim Im f =
Ker(f) est un SEV de
Matrice M de f : j-ième colonne =
f bijective ⟺
Rang de f = dim
f affine : f(x)=L(x)+b. L est
Composition g∘f → matrice
f:ℝ⁴→ℝ³ de rang 3. dim Ker f =
f linéaire, dim Ker f=0 ⟺ f est