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1. Isométries de l'espace

Classification

Une isométrie de l'espace est une bijection qui conserve les distances.

Directes (déterminant +1) : translation, rotation, vissage.

Indirectes (déterminant −1) : symétrie par rapport à un plan, symétrie par rapport à une droite, rotation rotoïdale.

2. Symétries orthogonales

Par rapport à un plan

Symétrie par rapport au plan P : M → M' tel que le milieu de [MM'] est sur P et MM' ⊥ P.

Matriciellement (plan Oxy, axe Oz) : (x,y,z) → (x,y,−z).

Par rapport à une droite

Symétrie par rapport à la droite D : M → M' tel que D est médiatrice de [MM'] dans tout plan ⊥ D.

Résultat : isométrie indirecte (déterminant −1 en 3D).

3. Rotation dans l'espace

Définition

Rotation d'axe D (droite orientée) et d'angle θ : fixe tous les points de D, rotation d'angle θ dans chaque plan ⊥ D.

Matrice (axe Oz) : R_z(θ) = [[cosθ,−sinθ,0],[sinθ,cosθ,0],[0,0,1]].

Composée de deux symétries par rapport à des plans sécants d'angle α → rotation d'angle 2α autour de leur droite d'intersection.

4. Vissage

Définition

Un vissage (ou hélicoïdale) est la composée d'une rotation d'axe D et d'angle θ et d'une translation de vecteur parallèle à D.

Tout vissage est une isométrie directe. Seul isométrie directe sans point fixe (si translation ≠ 0).

🧠 À retenir

  • Isométrie directe : translation, rotation, vissage
  • Isométrie indirecte : sym/plan, sym/droite
  • 2 sym. par rapport à des plans sécants (angle α) → rotation 2α
  • Rotation axe Oz : matrice 3×3 avec cosθ, sinθ
  • Vissage = rotation + translation parallèle à l'axe
1

Symétrie par rapport à un plan

● Facile

s = symétrie par rapport au plan z=0 (plan Oxy). (1) Image de M(1,2,3). (2) Matrice de s. (3) s est-elle directe ou indirecte ?

Correction

(1) M'=(1,2,−3). (2) Matrice: [[1,0,0],[0,1,0],[0,0,−1]]. (3) det=−1 → indirecte.

2

Rotation dans l'espace

● Moyen

Rotation d'axe Oz, angle π/2. (1) Matrice R. (2) Image de A(1,0,3). (3) Vérifier |RA|=|A|.

Correction

(1) R=[[0,−1,0],[1,0,0],[0,0,1]]. (2) RA=(0,1,3). (3) |RA|=√(0+1+9)=√10=|A| ✓.

3

Composée de deux symétries

● Moyen

P₁ = plan xOy (z=0) et P₂ = plan yOz (x=0). (1) σ₁∘σ₂ : identifier la transformation. (2) Axe et angle.

Correction

(1) σ₁(x,y,z)=(x,y,−z). σ₂(x,y,z)=(−x,y,z). (σ₁∘σ₂)(x,y,z)=σ₁(−x,y,z)=(−x,y,−z). Matrice: [[−1,0,0],[0,1,0],[0,0,−1]]. det=1 → directe. Axe y invariant : (0,y,0)→(0,y,0) ✓. C'est une rotation d'axe Oy. Angle: rotation de π (la matrice correspond à r_y(π)).

4

Vissage

● Moyen

f = rotation d'axe Oz, angle π/3, suivie d'une translation de vecteur (0,0,2). (1) f est-il une isométrie ? (2) Y a-t-il un point fixe ?

Correction

(1) Oui : composée d'isométries directes. (2) f(x,y,z)=(x·cos(π/3)−y·sin(π/3), x·sin(π/3)+y·cos(π/3), z+2). Point fixe : z+2=z → impossible. Pas de point fixe (c'est bien un vissage).

5

Symétrie par rapport à une droite

● Difficile

s = symétrie par rapport à la droite Oz (l'axe z). (1) Exprimer s(x,y,z). (2) Matrice. (3) Caractère direct/indirect. (4) Composée s∘r où r est la rotation d'angle π autour de Oz.

Correction

(1) s(x,y,z)=(−x,−y,z) (symétrie axiale / Oz dans ℝ³). (2) [[−1,0,0],[0,−1,0],[0,0,1]]. (3) det=1 → directe! (Attention: sym/droite en 3D est directe.) (4) r(x,y,z)=(−x,−y,z)=s(x,y,z). Donc s=r (la symétrie axiale Oz est identique à la rotation π autour de Oz).

Problème de synthèse

● Niveau Bac

Un cube ABCDEFGH a pour sommets : A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1).

  1. Symétrie par rapport au plan médiateur de [AG] : Ce plan passe par le centre (1/2,1/2,1/2) avec normale (1,1,1). Exprimer l'image de A et de G.
  2. Rotation d'axe AG, angle 2π/3 : Montrer que cette rotation permute cycliquement B, D, E. (Vérifier sur B.)
  3. Axe de symétrie : Vérifier que la diagonale AG est un axe de symétrie d'ordre 3 du cube (rotation d'angle 2π/3).
  4. Plan de symétrie : Le plan x=y est-il un plan de symétrie du cube ?
  5. Nombre de symétries : Le groupe des isométries du cube a 48 éléments. Parmi elles : 1 identité, __ rotations, __ réflexions. Donner le nombre de rotations non triviales.
  6. Vissage : La composée de la rotation 2π/3 autour de AG et d'une translation parallèle à AG est-elle un vissage ? Justifier.
Correction du problème de synthèse
  1. A(0,0,0) → symétrie/plan médiateur de AG → G(1,1,1). G → A. ✓
  2. Rotation 2π/3 autour de AG. La droite AG a direction (1,1,1)/√3. La rotation de 2π/3 autour de (1,1,1) permute circulairement les axes : x→y→z→x. B(1,0,0) → (0,1,0)=D ✓. D(0,1,0) → (0,0,1)=E. E(0,0,1) → (1,0,0)=B.
  3. La rotation d'angle 2π/3 autour de AG envoie le cube sur lui-même (permute les sommets). AG est bien un axe d'ordre 3.
  4. Le plan x=y : réflexion (x,y,z)→(y,x,z). Vérifions sur les sommets: A(0,0,0)→A ✓, B(1,0,0)→D(0,1,0) ✓ (D est sommet), etc. Oui, c'est un plan de symétrie.
  5. Le cube a 23 rotations non triviales (total 24 avec l'identité). 48−24=24 isométries indirectes.
  6. Oui, c'est un vissage : rotation d'axe AG + translation ∥ AG. Le résultat est une isométrie directe sans point fixe si la translation est non nulle.

QCM

10 questions · Correction immédiate

0Score
0/10Répondues
Q1/10

Isométrie directe de l'espace : déterminant =

Q2/10

Symétrie par rapport au plan z=0 : (x,y,z)→

Q3/10

2 symétries de plans sécants d'angle α →

Q4/10

Matrice rotation axe Oz, angle π/2 :

Q5/10

Vissage = rotation + translation

Q6/10

Symétrie axiale (par rapport à une droite) en 3D est

Q7/10

Vissage : y a-t-il un point fixe ?

Q8/10

Rotation d'axe Oz, angle 0 =

Q9/10

Composée de deux symétries planes ∥ (distance d) →

Q10/10

Le groupe des isométries du cube a

1

Projection orthogonale sur un plan

● Facile

Soit le plan (P) d'équation x+y+z=3. Déterminer l'expression analytique de la projection orthogonale sur (P).

Correction

Le plan (P) a pour vecteur normal n(1,1,1), avec |n|²=3. Pour M(x,y,z), le projeté M' vérifie M'=M−[(x+y+z−3)/3]·n.

D'où l'expression analytique : M'( (2x−y−z+3)/3 ; (−x+2y−z+3)/3 ; (−x−y+2z+3)/3 ).

2

Projection orthogonale sur une droite

● Facile

La droite (D) a pour système d'équations x=y et y=z (donc x=y=z). Déterminer l'expression analytique de la projection orthogonale sur (D).

Correction

(D) passe par O et a pour vecteur directeur u(1,1,1), |u|²=3. Le projeté M' de M(x,y,z) sur (D) est M'=[(x+y+z)/3]·u.

D'où : M'( (x+y+z)/3 ; (x+y+z)/3 ; (x+y+z)/3 ). Le projeté reste bien sur (D), comme attendu.

3

Translation entre deux plans parallèles

● Moyen

Soit les plans (P): 2x+3y+z+2=0 et (P′): 2x+3y+z−2=0. (1) Vérifier que ces deux plans sont parallèles. (2) En déduire qu'il existe une translation, dont on déterminera un vecteur, qui transforme (P) en (P′).

Correction

(1) Les deux plans ont le même vecteur normal n(2,3,1) : ils sont parallèles.

(2) Une translation de vecteur v transforme (P) [n·X=−2] en (P′) [n·X=2] si et seulement si n·v=2−(−2)=4. En choisissant v colinéaire à n : v=k·n avec n·(k·n)=k(4+9+1)=14k=4, donc k=2/7, et v(4/7 ; 6/7 ; 2/7).

4

Composée de deux homothéties

● Moyen

ABCD est un tétraèdre de sommets A(0,0,0), B(1,0,0), C(0,1,0), D(0,0,1). Soit h₁ l'homothétie de centre A et de rapport 1/2, et h₂ l'homothétie de centre C et de rapport 2. Préciser la nature et les éléments caractéristiques de h₂∘h₁.

Correction

Pour tout point M : h₂∘h₁(M)=C+2(h₁(M)−C) avec h₁(M)=A+½(M−A). En développant, on obtient h₂∘h₁(M)=M+(1−k₂)(C−A) où k₁k₂=½×2=1 : le coefficient de M vaut 1, donc h₂∘h₁ est une translation, de vecteur A−C=(0,0,0)−(0,1,0)=(0,−1,0).

5

Homothétie définie par deux couples de points

● Moyen

Soit A(1,0,−1), B(3,4,1), A′(5,1,3) et B′(1,−7,−1). (1) Démontrer qu'il existe une homothétie h telle que A′=h(A) et B′=h(B), et préciser son rapport et son centre. (2) Déterminer l'image du point O par h.

Correction

(1) AB=(2,4,2) et A′B′=(−4,−8,−4)=−2·AB : les vecteurs sont colinéaires, donc il existe une homothétie h de rapport k=−2 telle que A′=h(A) et B′=h(B). Son centre Ω vérifie A′−Ω=k(A−Ω), d'où Ω=(A′+2A)/3=((5,1,3)+(2,0,−2))/3=(7/3 ; 1/3 ; 1/3).

(2) h(O)=Ω+k(O−Ω)=(1−k)Ω=3Ω=(7,1,1).

1

Projections orthogonales rectangulaires

● Difficile

Soit le plan (P) d'équation x−2y+z=1 et la droite (D) de représentation paramétrique x=3+λ, y=−1−2λ, z=2+λ (λ∈ℝ), et le point A(2,−3,1).

  1. Démontrer que (D) est orthogonale à (P) en un point I dont on précisera les coordonnées.
  2. Déterminer les images respectives A₁ et A₂ de A par les projections orthogonales sur (P) et sur (D).
  3. Vérifier que AA₁IA₂ est un rectangle.
Correction
  1. Le vecteur directeur de (D) est u(1,−2,1), colinéaire au vecteur normal de (P), n(1,−2,1) : donc (D)⊥(P). En injectant x=3+λ, y=−1−2λ, z=2+λ dans x−2y+z=1 : (3+λ)−2(−1−2λ)+(2+λ)=1 → 7+6λ=1 → λ=−1, donc I(2 ; 1 ; 1).
  2. Projeté sur (P) : A₁=A−[(n·A−1)/6]n. n·A=2+6+1=9, donc A₁=(2,−3,1)−(8/6)(1,−2,1)=(2/3 ; −1/3 ; −1/3). Projeté sur (D) : avec P₀(3,−1,2), t=(P₀A·u)/6=(−1+4−1)/6=1/3, donc A₂=P₀+t·u=(10/3 ; −5/3 ; 7/3).
  3. On calcule AA₁=(−4/3,8/3,−4/3), A₁I=(4/3,4/3,4/3), IA₂=(4/3,−8/3,4/3), A₂A=(−4/3,−4/3,−4/3). Comme AA₁=−IA₂ et A₁I=−A₂A, AA₁IA₂ est un parallélogramme. De plus A₁A·A₁I=(4/3)(4/3)+(−8/3)(4/3)+(4/3)(4/3)=0 : l'angle en A₁ est droit. Un parallélogramme avec un angle droit est un rectangle.
2

Réflexions de plans dans un cube

● Moyen

ABCDEFGH est un cube muni du repère (A ; AB, AD, AE), donc A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1). Déterminer l'expression analytique des réflexions de plans : a) (EFG) ; b) (CDE).

Correction

a) E, F, G ont tous z=1 : (EFG) est le plan z=1 (face supérieure). Réflexion : (x,y,z) → (x,y,2−z).

b) Plan (CDE) : avec DC=(1,0,0) et DE=(0,−1,1), la normale est n=DC×DE=(0,−1,−1), d'équation y+z=1 (vérifiée par C, D, E). Réflexion (|n|²=2) : (x,y,z) → (x, 1−z, 1−y).

3

Section hexagonale d'un cube

● Moyen

ABCDEFGH est un cube de côté 1, avec A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1). Déterminer l'intersection de ce cube avec le plan médiateur de [AG]. Quelle est la nature du polygone obtenu ?

Correction

Le plan médiateur de [AG] passe par le centre (0,5 ; 0,5 ; 0,5) avec pour normale AG(1,1,1) : équation x+y+z=1,5. Ce plan coupe six arêtes du cube (aucune ne passant par un sommet), aux milieux : (1;0,5;0), (0,5;1;0), (0;1;0,5), (0;0,5;1), (0,5;0;1), (1;0;0,5). En calculant les distances entre points consécutifs, on trouve toujours √2⁄2 : le polygone obtenu est un hexagone régulier.

4

Demi-tour dans un cube (plans perpendiculaires)

● Difficile

ABCDEFGH est un cube (même repère qu'à l'exercice précédent) et I le centre de la face EFGH. Soit s la réflexion de plan (ACE) et s′ la réflexion de plan (CFH).

  1. Déterminer les expressions analytiques de s et s′.
  2. Démontrer que les plans (ACE) et (CFH) sont perpendiculaires.
  3. En déduire l'expression analytique du demi-tour d'axe (CI).
Correction
  1. Plan (ACE) : A(0,0,0), C(1,1,0), E(0,0,1) ⇒ normale (1,−1,0), équation x=y. s(x,y,z)=(y,x,z). Plan (CFH) : C(1,1,0), F(1,0,1), H(0,1,1) ⇒ normale (−1,−1,−1), équation x+y+z=2. s′(x,y,z)=( (x−2y−2z+4)/3 ; (−2x+y−2z+4)/3 ; (−2x−2y+z+4)/3 ).
  2. Les normales (1,−1,0) et (1,1,1) vérifient (1)(1)+(−1)(1)+0(1)=0 : les plans sont perpendiculaires.
  3. La composée s′∘s de deux réflexions par plans perpendiculaires est le demi-tour d'axe leur droite d'intersection. On calcule s′∘s(x,y,z)=s′(y,x,z)=( (y−2x−2z+4)/3 ; (x−2y−2z+4)/3 ; (−2x−2y+z+4)/3 ). On vérifie que cette expression fixe la droite {x=t, y=t, z=2−2t}, qui passe par C(1,1,0) (t=1) et I(0,5;0,5;1) (t=0,5) : c'est bien le demi-tour d'axe (CI).
5

Comparaison de compositions d'isométries

● Moyen

Soit (Π) un plan, O un point extérieur à (Π) et H le projeté orthogonal de O sur (Π). On note d le demi-tour d'axe (OH), r la réflexion de plan (Π), s la symétrie de centre O et t la translation de vecteur 2·OH.

  1. Comparer r∘s et t∘d.
  2. Déterminer s∘r ; y a-t-il commutativité entre s et r ?
Correction

On choisit un repère local avec H à l'origine et (Π) le plan z=0, de sorte que O(0,0,h) (h=OH>0) et l'axe (OH) est l'axe (Oz).

r(x,y,z)=(x,y,−z). s(x,y,z)=(−x,−y,2h−z). d(x,y,z)=(−x,−y,z). t(x,y,z)=(x,y,z−2h).

  1. r∘s(x,y,z)=r(−x,−y,2h−z)=(−x,−y,z−2h). t∘d(x,y,z)=t(−x,−y,z)=(−x,−y,z−2h). Donc r∘s = t∘d.
  2. s∘r(x,y,z)=s(x,y,−z)=(−x,−y,2h+z). Comme 2h+z≠z−2h en général, s∘r ≠ r∘s : s et r ne commutent pas. s∘r est la composée du demi-tour d et d'une translation de vecteur −2·OH (opposé à celui de t).
1

Pyramide régulière SABCD

● Difficile

SABCD est une pyramide régulière dont la base ABCD est un carré de centre I, de côté 1, telle que les plans (SAB) et (SCD) soient perpendiculaires. L'espace est muni du repère orthonormé direct (A ; i,j,k) avec AB=i et AD=j.

  1. Déterminer les coordonnées de S.
  2. Déterminer les coordonnées des images de S, A, B, C, D par : a) la réflexion de plan (SAB) ; b) le demi-tour d'axe (SA) ; c) l'homothétie de centre S et de rapport −2.
Correction

On a A(0,0,0), B(1,0,0), D(0,1,0), C(1,1,0), et S est à la verticale du centre I(0,5;0,5;0) : S(0,5 ; 0,5 ; h).

  1. Les plans (SAB) et (SCD) ont pour normales n₁=(0,−h,0,5) et n₂=(0,−h,−0,5) (produit vectoriel). La perpendicularité impose n₁·n₂=0 : h²−0,25=0, donc h=0,5. D'où S(0,5 ; 0,5 ; 0,5).
  2. a) Plan (SAB) : équation y=z (contient A, B, S). Réflexion : (x,y,z)→(x,z,y). Images : S→S, A→A, B→B (sur le plan), C(1,1,0)→(1,0,1), D(0,1,0)→(0,0,1).
    b) Demi-tour d'axe (SA), de direction (1,1,1) passant par A : M'=(2(x+y+z)/3−x ; 2(x+y+z)/3−y ; 2(x+y+z)/3−z). Images : S→S, A→A, B(1,0,0)→(−1/3 ; 2/3 ; 2/3), C(1,1,0)→(1/3 ; 1/3 ; 4/3), D(0,1,0)→(2/3 ; −1/3 ; 2/3).
    c) Homothétie de centre S, rapport −2 : M'=3S−2M. Images : A→(1,5;1,5;1,5), B→(−0,5;1,5;1,5), C→(−0,5;−0,5;1,5), D→(1,5;−0,5;1,5).
2

Tétraèdre trirectangle

● Difficile

ABCD est un tétraèdre dont la face BCD est un triangle équilatéral et les faces ABC, ACD, ADB sont des triangles rectangles et isocèles en A.

  1. Démontrer que la droite (AB) est orthogonale au plan (ACD).
  2. Déterminer les plans et axes de symétrie de ce tétraèdre.
  3. Préciser les images de A, B, C, D par : a) la réflexion de plan (BCD) ; b) la réflexion de plan (ABC) ; c) le demi-tour d'axe (AB) ; d) le demi-tour d'axe (CD).
Correction

On munit l'espace du repère (A ; AB, AC, AD) et on pose A(0,0,0), B(1,0,0), C(0,1,0), D(0,0,1) (AB=AC=AD=1, deux à deux orthogonales ; on vérifie BC=CD=DB=√2, donc BCD est équilatéral).

  1. AB a pour direction (1,0,0), normale au plan (ACD) [plan x=0] : donc (AB)⊥(ACD).
  2. Par symétrie des trois arêtes issues de A, échanger deux coordonnées laisse le solide invariant : 3 plans de symétrie (x=y, contenant A,D ; y=z, contenant A,B ; x=z, contenant A,C). Il existe aussi un axe de rotation d'ordre 3 passant par A, de direction (1,1,1), qui permute B→C→D→B.
  3. a) Plan (BCD) : x+y+z=1. Réflexion : M−2[(x+y+z−1)/3](1,1,1). A(0,0,0)→(2/3;2/3;2/3) ; B, C, D fixes.
    b) Plan (ABC) : z=0. Réflexion (x,y,z)→(x,y,−z). A, B, C fixes ; D(0,0,1)→(0,0,−1).
    c) Demi-tour d'axe (AB) = axe (Ox) : (x,y,z)→(x,−y,−z). A, B fixes ; C(0,1,0)→(0,−1,0) ; D(0,0,1)→(0,0,−1).
    d) Demi-tour d'axe (CD), passant par C(0,1,0) de direction (0,−1,1) : C, D fixes ; A(0,0,0)→(0,1,1) ; B(1,0,0)→(−1,1,1).
3

Octaèdre régulier ABCDEF

● Difficile

ABCDEF est un octaèdre régulier tel que BCDE soit un carré de centre O, dont les faces sont des triangles équilatéraux (A et F sont les deux sommets « pôles »).

  1. Déterminer les plans de symétrie de cet octaèdre.
  2. a) Démontrer que (AF) est un axe de symétrie. b) Soit I et J les milieux respectifs de [AB] et [DF] : démontrer que (IJ) est un axe de symétrie de l'octaèdre.
  3. Soit G et G′ les centres de gravité respectifs des triangles ABE et CDF. a) Démontrer que O est le milieu de [GG′] et que (GG′) est orthogonale aux plans (ABE) et (CDF). b) (GG′) est-elle un axe de symétrie de l'octaèdre ?
Correction

On place O à l'origine, A(0,0,1), F(0,0,−1), B(1,0,0), C(0,1,0), D(−1,0,0), E(0,−1,0) (on vérifie AB=BC=...=√2 : toutes les faces sont équilatérales).

  1. Trois plans « diagonaux » contenant 4 sommets sont des plans de symétrie : (ACFE) [x=0], (ABFD) [y=0], (BCDE) [z=0, la face carrée elle-même, qui échange A et F]. Il existe en outre 6 plans médiateurs passant par A et F (par exemple x=y, x=−y, et les analogues pour les deux autres axes), soit 9 plans de symétrie au total.
  2. a) (AF) est l'axe (Oz). La rotation de 90° autour de (Oz) envoie B→C→D→E→B et fixe A, F : axe de symétrie d'ordre 4.
    b) I=milieu(A,B)=(0,5;0;0,5), J=milieu(D,F)=(−0,5;0;−0,5)=−I : (IJ) passe par O, direction (1,0,1). Le demi-tour d'axe (IJ), M'=2(M·û)û−M avec û=(1,0,1)/√2, envoie A↔B, D↔F, C↔E : c'est un axe de symétrie d'ordre 2.
  3. G=(A+B+E)/3=(1/3;−1/3;1/3), G′=(C+D+F)/3=(−1/3;1/3;−1/3)=−G. a) Le milieu de [GG′] est donc O. La direction GG′ est colinéaire à (1,−1,1), qui est aussi la normale des plans (ABE) et (CDF) (calculée par produit vectoriel) : (GG′) est orthogonale aux deux plans.
    b) (GG′) est un axe de rotation d'ordre 3 (rotation de 120° autour de la droite joignant les centres de deux faces opposées) : c'est bien un axe de symétrie, mais d'ordre 3 (passant par des centres de faces), différent de celui de la question 2.
4

Réflexions et symétrie centrale dans un cube

● Difficile

ABCDEFGH est un cube de centre O (A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1)). Les plans médiateurs des arêtes découpent ce cube en huit petits cubes (K_A), …, (K_H) contenant respectivement les sommets A, …, H. On note s₁, s₂, s₃ les réflexions transformant A respectivement en B, D et E.

  1. Déterminer les images de (K_A) par s₁, s₂ et s₃.
  2. Déterminer la nature de s₁∘s₂, s₂∘s₃ et s₃∘s₁, ainsi que l'image de (K_A) par chacune.
  3. a) Déterminer la nature de s=s₁∘s₂∘s₃. b) Déterminer les images de A, B, C et O par s.
Correction

s₁ : réflexion de plan x=0,5 → (x,y,z)→(1−x,y,z). s₂ : plan y=0,5 → (x,y,z)→(x,1−y,z). s₃ : plan z=0,5 → (x,y,z)→(x,y,1−z). (K_A)=[0;0,5]³.

  1. s₁(K_A)=(K_B). s₂(K_A)=(K_D). s₃(K_A)=(K_E).
  2. Les plans x=0,5 et y=0,5 sont perpendiculaires : s₁∘s₂ est le demi-tour d'axe {x=0,5 ; y=0,5} (parallèle à (AE), passant par O) : (x,y,z)→(1−x,1−y,z) ; image de (K_A)=(K_C). De même s₂∘s₃ est le demi-tour d'axe {y=0,5 ; z=0,5} (parallèle à (AB)) : (x,y,z)→(x,1−y,1−z) ; image de (K_A)=(K_H). Et s₃∘s₁ est le demi-tour d'axe {x=0,5 ; z=0,5} (parallèle à (AD)) : (x,y,z)→(1−x,y,1−z) ; image de (K_A)=(K_F).
  3. a) s(x,y,z)=(1−x,1−y,1−z) : c'est la symétrie centrale de centre O (composée de trois réflexions par plans deux à deux perpendiculaires passant par O).
    b) A(0,0,0)→G(1,1,1). B(1,0,0)→H(0,1,1). C(1,1,0)→E(0,0,1). O(0,5;0,5;0,5)→O (fixe).
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Symétrie centrale, composée de trois réflexions

● Difficile
  1. Démontrer que toute symétrie centrale de l'espace est la composée de trois réflexions par des plans deux à deux perpendiculaires passant par le centre.
  2. ABCDEFGH est un cube de centre O (mêmes coordonnées qu'à l'exercice précédent). On note s₀ la symétrie de centre O, s_(AOC) la réflexion de plan (AOC) et s_(AG) le demi-tour d'axe (AG). Déterminer : a) s₀∘s_(AOC) et s_(AOC)∘s₀ ; b) s₀∘s_(AG) et s_(AG)∘s₀.
Correction
  1. Soit σ la symétrie centrale de centre O : dans un repère (O ; i,j,k), σ(x,y,z)=(−x,−y,−z). En notant s_x, s_y, s_z les réflexions par rapport aux plans x=0, y=0, z=0 (deux à deux perpendiculaires, sécants en O), on a s_z∘s_y∘s_x(x,y,z)=(−x,−y,−z)=σ(x,y,z). Donc σ=s_z∘s_y∘s_x : toute symétrie centrale est la composée de trois réflexions par plans deux à deux perpendiculaires passant par son centre (ces réflexions commutent deux à deux, donc l'ordre importe peu).
  2. s₀(x,y,z)=(1−x,1−y,1−z). Le plan (AOC) a pour équation y=x (il contient aussi E et G) : s_(AOC)(x,y,z)=(y,x,z).
    a) s₀∘s_(AOC)(x,y,z)=s₀(y,x,z)=(1−y,1−x,1−z). s_(AOC)∘s₀(x,y,z)=s_(AOC)(1−x,1−y,1−z)=(1−y,1−x,1−z). Les deux composées coïncident : c'est le demi-tour d'axe la droite passant par O, orthogonale au plan (AOC) (direction (1,−1,0)) — les points fixes forment la droite x+y=1, z=0,5.
    b) s_(AG)(x,y,z)=(2S/3−x ; 2S/3−y ; 2S/3−z) avec S=x+y+z (demi-tour d'axe (AG), qui passe par O puisque O est le milieu de [AG]). On calcule s₀∘s_(AG)(x,y,z)=(x,y,z)+(1−2S/3)(1,1,1), qui fixe exactement les points du plan x+y+z=1,5 : c'est la réflexion de plan médiateur de [AG]. Le même calcul donne s_(AG)∘s₀ = même résultat, les deux composées coïncidant à nouveau (car (AG) passe par le centre O de s₀).