Une isométrie de l'espace est une bijection qui conserve les distances.
• Directes (déterminant +1) : translation, rotation, vissage.
• Indirectes (déterminant −1) : symétrie par rapport à un plan, symétrie par rapport à une droite, rotation rotoïdale.
Symétrie par rapport au plan P : M → M' tel que le milieu de [MM'] est sur P et MM' ⊥ P.
Matriciellement (plan Oxy, axe Oz) : (x,y,z) → (x,y,−z).
Symétrie par rapport à la droite D : M → M' tel que D est médiatrice de [MM'] dans tout plan ⊥ D.
Résultat : isométrie indirecte (déterminant −1 en 3D).
Rotation d'axe D (droite orientée) et d'angle θ : fixe tous les points de D, rotation d'angle θ dans chaque plan ⊥ D.
Matrice (axe Oz) : R_z(θ) = [[cosθ,−sinθ,0],[sinθ,cosθ,0],[0,0,1]].
Composée de deux symétries par rapport à des plans sécants d'angle α → rotation d'angle 2α autour de leur droite d'intersection.
Un vissage (ou hélicoïdale) est la composée d'une rotation d'axe D et d'angle θ et d'une translation de vecteur parallèle à D.
Tout vissage est une isométrie directe. Seul isométrie directe sans point fixe (si translation ≠ 0).
s = symétrie par rapport au plan z=0 (plan Oxy). (1) Image de M(1,2,3). (2) Matrice de s. (3) s est-elle directe ou indirecte ?
(1) M'=(1,2,−3). (2) Matrice: [[1,0,0],[0,1,0],[0,0,−1]]. (3) det=−1 → indirecte.
Rotation d'axe Oz, angle π/2. (1) Matrice R. (2) Image de A(1,0,3). (3) Vérifier |RA|=|A|.
(1) R=[[0,−1,0],[1,0,0],[0,0,1]]. (2) RA=(0,1,3). (3) |RA|=√(0+1+9)=√10=|A| ✓.
P₁ = plan xOy (z=0) et P₂ = plan yOz (x=0). (1) σ₁∘σ₂ : identifier la transformation. (2) Axe et angle.
(1) σ₁(x,y,z)=(x,y,−z). σ₂(x,y,z)=(−x,y,z). (σ₁∘σ₂)(x,y,z)=σ₁(−x,y,z)=(−x,y,−z). Matrice: [[−1,0,0],[0,1,0],[0,0,−1]]. det=1 → directe. Axe y invariant : (0,y,0)→(0,y,0) ✓. C'est une rotation d'axe Oy. Angle: rotation de π (la matrice correspond à r_y(π)).
f = rotation d'axe Oz, angle π/3, suivie d'une translation de vecteur (0,0,2). (1) f est-il une isométrie ? (2) Y a-t-il un point fixe ?
(1) Oui : composée d'isométries directes. (2) f(x,y,z)=(x·cos(π/3)−y·sin(π/3), x·sin(π/3)+y·cos(π/3), z+2). Point fixe : z+2=z → impossible. Pas de point fixe (c'est bien un vissage).
s = symétrie par rapport à la droite Oz (l'axe z). (1) Exprimer s(x,y,z). (2) Matrice. (3) Caractère direct/indirect. (4) Composée s∘r où r est la rotation d'angle π autour de Oz.
(1) s(x,y,z)=(−x,−y,z) (symétrie axiale / Oz dans ℝ³). (2) [[−1,0,0],[0,−1,0],[0,0,1]]. (3) det=1 → directe! (Attention: sym/droite en 3D est directe.) (4) r(x,y,z)=(−x,−y,z)=s(x,y,z). Donc s=r (la symétrie axiale Oz est identique à la rotation π autour de Oz).
Un cube ABCDEFGH a pour sommets : A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1).
10 questions · Correction immédiate
Isométrie directe de l'espace : déterminant =
Symétrie par rapport au plan z=0 : (x,y,z)→
2 symétries de plans sécants d'angle α →
Matrice rotation axe Oz, angle π/2 :
Vissage = rotation + translation
Symétrie axiale (par rapport à une droite) en 3D est
Vissage : y a-t-il un point fixe ?
Rotation d'axe Oz, angle 0 =
Composée de deux symétries planes ∥ (distance d) →
Le groupe des isométries du cube a
Soit le plan (P) d'équation x+y+z=3. Déterminer l'expression analytique de la projection orthogonale sur (P).
Le plan (P) a pour vecteur normal n(1,1,1), avec |n|²=3. Pour M(x,y,z), le projeté M' vérifie M'=M−[(x+y+z−3)/3]·n.
D'où l'expression analytique : M'( (2x−y−z+3)/3 ; (−x+2y−z+3)/3 ; (−x−y+2z+3)/3 ).
La droite (D) a pour système d'équations x=y et y=z (donc x=y=z). Déterminer l'expression analytique de la projection orthogonale sur (D).
(D) passe par O et a pour vecteur directeur u(1,1,1), |u|²=3. Le projeté M' de M(x,y,z) sur (D) est M'=[(x+y+z)/3]·u.
D'où : M'( (x+y+z)/3 ; (x+y+z)/3 ; (x+y+z)/3 ). Le projeté reste bien sur (D), comme attendu.
Soit les plans (P): 2x+3y+z+2=0 et (P′): 2x+3y+z−2=0. (1) Vérifier que ces deux plans sont parallèles. (2) En déduire qu'il existe une translation, dont on déterminera un vecteur, qui transforme (P) en (P′).
(1) Les deux plans ont le même vecteur normal n(2,3,1) : ils sont parallèles.
(2) Une translation de vecteur v transforme (P) [n·X=−2] en (P′) [n·X=2] si et seulement si n·v=2−(−2)=4. En choisissant v colinéaire à n : v=k·n avec n·(k·n)=k(4+9+1)=14k=4, donc k=2/7, et v(4/7 ; 6/7 ; 2/7).
ABCD est un tétraèdre de sommets A(0,0,0), B(1,0,0), C(0,1,0), D(0,0,1). Soit h₁ l'homothétie de centre A et de rapport 1/2, et h₂ l'homothétie de centre C et de rapport 2. Préciser la nature et les éléments caractéristiques de h₂∘h₁.
Pour tout point M : h₂∘h₁(M)=C+2(h₁(M)−C) avec h₁(M)=A+½(M−A). En développant, on obtient h₂∘h₁(M)=M+(1−k₂)(C−A) où k₁k₂=½×2=1 : le coefficient de M vaut 1, donc h₂∘h₁ est une translation, de vecteur A−C=(0,0,0)−(0,1,0)=(0,−1,0).
Soit A(1,0,−1), B(3,4,1), A′(5,1,3) et B′(1,−7,−1). (1) Démontrer qu'il existe une homothétie h telle que A′=h(A) et B′=h(B), et préciser son rapport et son centre. (2) Déterminer l'image du point O par h.
(1) AB=(2,4,2) et A′B′=(−4,−8,−4)=−2·AB : les vecteurs sont colinéaires, donc il existe une homothétie h de rapport k=−2 telle que A′=h(A) et B′=h(B). Son centre Ω vérifie A′−Ω=k(A−Ω), d'où Ω=(A′+2A)/3=((5,1,3)+(2,0,−2))/3=(7/3 ; 1/3 ; 1/3).
(2) h(O)=Ω+k(O−Ω)=(1−k)Ω=3Ω=(7,1,1).
Soit le plan (P) d'équation x−2y+z=1 et la droite (D) de représentation paramétrique x=3+λ, y=−1−2λ, z=2+λ (λ∈ℝ), et le point A(2,−3,1).
ABCDEFGH est un cube muni du repère (A ; AB, AD, AE), donc A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1). Déterminer l'expression analytique des réflexions de plans : a) (EFG) ; b) (CDE).
a) E, F, G ont tous z=1 : (EFG) est le plan z=1 (face supérieure). Réflexion : (x,y,z) → (x,y,2−z).
b) Plan (CDE) : avec DC=(1,0,0) et DE=(0,−1,1), la normale est n=DC×DE=(0,−1,−1), d'équation y+z=1 (vérifiée par C, D, E). Réflexion (|n|²=2) : (x,y,z) → (x, 1−z, 1−y).
ABCDEFGH est un cube de côté 1, avec A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1). Déterminer l'intersection de ce cube avec le plan médiateur de [AG]. Quelle est la nature du polygone obtenu ?
Le plan médiateur de [AG] passe par le centre (0,5 ; 0,5 ; 0,5) avec pour normale AG(1,1,1) : équation x+y+z=1,5. Ce plan coupe six arêtes du cube (aucune ne passant par un sommet), aux milieux : (1;0,5;0), (0,5;1;0), (0;1;0,5), (0;0,5;1), (0,5;0;1), (1;0;0,5). En calculant les distances entre points consécutifs, on trouve toujours √2⁄2 : le polygone obtenu est un hexagone régulier.
ABCDEFGH est un cube (même repère qu'à l'exercice précédent) et I le centre de la face EFGH. Soit s la réflexion de plan (ACE) et s′ la réflexion de plan (CFH).
Soit (Π) un plan, O un point extérieur à (Π) et H le projeté orthogonal de O sur (Π). On note d le demi-tour d'axe (OH), r la réflexion de plan (Π), s la symétrie de centre O et t la translation de vecteur 2·OH.
On choisit un repère local avec H à l'origine et (Π) le plan z=0, de sorte que O(0,0,h) (h=OH>0) et l'axe (OH) est l'axe (Oz).
r(x,y,z)=(x,y,−z). s(x,y,z)=(−x,−y,2h−z). d(x,y,z)=(−x,−y,z). t(x,y,z)=(x,y,z−2h).
SABCD est une pyramide régulière dont la base ABCD est un carré de centre I, de côté 1, telle que les plans (SAB) et (SCD) soient perpendiculaires. L'espace est muni du repère orthonormé direct (A ; i,j,k) avec AB=i et AD=j.
On a A(0,0,0), B(1,0,0), D(0,1,0), C(1,1,0), et S est à la verticale du centre I(0,5;0,5;0) : S(0,5 ; 0,5 ; h).
ABCD est un tétraèdre dont la face BCD est un triangle équilatéral et les faces ABC, ACD, ADB sont des triangles rectangles et isocèles en A.
On munit l'espace du repère (A ; AB, AC, AD) et on pose A(0,0,0), B(1,0,0), C(0,1,0), D(0,0,1) (AB=AC=AD=1, deux à deux orthogonales ; on vérifie BC=CD=DB=√2, donc BCD est équilatéral).
ABCDEF est un octaèdre régulier tel que BCDE soit un carré de centre O, dont les faces sont des triangles équilatéraux (A et F sont les deux sommets « pôles »).
On place O à l'origine, A(0,0,1), F(0,0,−1), B(1,0,0), C(0,1,0), D(−1,0,0), E(0,−1,0) (on vérifie AB=BC=...=√2 : toutes les faces sont équilatérales).
ABCDEFGH est un cube de centre O (A(0,0,0), B(1,0,0), C(1,1,0), D(0,1,0), E(0,0,1), F(1,0,1), G(1,1,1), H(0,1,1)). Les plans médiateurs des arêtes découpent ce cube en huit petits cubes (K_A), …, (K_H) contenant respectivement les sommets A, …, H. On note s₁, s₂, s₃ les réflexions transformant A respectivement en B, D et E.
s₁ : réflexion de plan x=0,5 → (x,y,z)→(1−x,y,z). s₂ : plan y=0,5 → (x,y,z)→(x,1−y,z). s₃ : plan z=0,5 → (x,y,z)→(x,y,1−z). (K_A)=[0;0,5]³.