L'angle orienté de deux vecteurs non nuls u et v est la mesure (modulo 2π) de la rotation qui envoie u sur v.
On note (u,v) ou arg(z_v/z_u) (en termes d'affixes).
Propriétés : (u,v)=−(v,u). (u,v)+(v,w)=(u,w). (u,u)=0.
L'angle orienté de deux droites D₁ et D₂ est défini modulo π (demi-tour).
D₁ ∥ D₂ ⟺ angle=0 [π]. D₁ ⊥ D₂ ⟺ angle=π/2 [π].
Quatre points A, B, C, D sont cocycliques (sur un même cercle) ou alignés (3 d'entre eux) si et seulement si :
(AB,AC) = (DB,DC) [modulo π] (angles inscrits interceptant le même arc BC).
Ou de façon équivalente : arg((z_C−z_A)/(z_B−z_A)) = arg((z_C−z_D)/(z_B−z_D)) [mod π].
Le cercle capable d'un segment [AB] sous un angle α est le lieu des points M tels que l'angle ∠AMB = α.
Ce lieu est formé de deux arcs de cercles symétriques par rapport à AB.
Application : trouver tous les points d'où un segment subtend un angle donné.
Un cône circulaire coupé par un plan donne selon l'inclinaison :
• Plan ⊥ axe → cercle.
• Plan oblique (angle > demi-angle du cône) → ellipse.
• Plan ∥ à une génératrice → parabole.
• Plan coupant les deux nappes → hyperbole.
Ces quatre courbes ont des propriétés focus-directrice : e=d(M,F)/d(M,D). e<1 ellipse, e=1 parabole, e>1 hyperbole.
u=(1,0), v=(0,1), w=(−1,0). Calculer (u,v), (v,w), (u,w) et vérifier la relation de Chasles.
(u,v)=π/2. (v,w)=π/2. (u,w)=π. (u,v)+(v,w)=π=(u,w) ✓.
A(0,0), B(4,0), C(4,3), D(0,3). Montrer que A,B,C,D sont cocycliques.
Méthode : AC est un diamètre? |AC|=5. |AB|=4, |BC|=3. AB²+BC²=25=AC² → angle en B = π/2. Angle inscrit dans un demi-cercle de diamètre AC : tout point M sur le cercle de diamètre AC voit AC sous π/2. Vérifier D : AD=3, DC=4, AC=5. AD²+DC²=9+16=25=AC² → angle en D = π/2 aussi. Donc B et D sont sur le cercle de diamètre AC. A,B,C,D cocycliques.
Trouver le lieu des points M tels que ∠AMB=π/4 avec A(−1,0) et B(1,0).
Cercle capable de [AB] sous angle π/4. Relation : l'angle au centre est 2α=π/2. Centre sur la médiatrice x=0. Distance OA au centre c : sin(π/4)=|AB|/(2R)... R=|AB|/(2sinα)=2/(2·(√2/2))=√2. Centre sur Oy à distance d(O,axe)=Rcosα=√2·cos(π/4)=1. Deux arcs : centres (0,1) et (0,−1), rayon √2.
Identifier la courbe : (1) 4x²+9y²=36. (2) y²=8x. (3) x²−y²=1. (4) x²+y²=9.
(1) x²/9+y²/4=1 → ellipse demi-axes 3 et 2. (2) parabole de paramètre p=2 (foyer (2,0)). (3) x²−y²=1 → hyperbole demi-axes 1 et 1. (4) cercle centre O, rayon 3.
Ellipse d'équation x²/25+y²/9=1. (1) Demi-axes a et b. (2) Demi-distance focale c. (3) Foyers et excentricité e.
(1) a=5, b=3. (2) c=√(a²−b²)=√(25−9)=4. (3) Foyers F(±4,0). e=c/a=4/5<1 (ellipse ✓).
Un quadrilatère ABCD est inscrit dans un cercle (cocyclique). Les affixes sont z_A=0, z_B=4, z_C=4+3i, z_D=di (d réel, d>0).
10 questions · Correction immédiate
(u,v)+(v,w) =
Critère de cocyclicité : A,B,C,D cocycliques ⟺
Le cercle capable de [AB] sous angle α est le lieu des M avec
Excentricité e=1 → la conique est
x²/a²+y²/b²=1 avec a>b>0 est
Section plane parallèle à une génératrice du cône →
(u,v)=−(v,u) est la propriété de
Foyers de l'ellipse x²/25+y²/9=1 :
y²=4px est
Section plane ⊥ à l'axe du cône →
Déterminer la mesure principale (dans l'intervalle ]−π,π]) de chacun des angles orientés suivants :
Soit u, v, w, t quatre vecteurs non nuls du plan tels que (u,v) = 2π/3 [2π] et (v,w) = −3π/4 [2π].
Dans le plan complexe, on considère les points A, B, C d'affixes respectives z_A = 1+i, z_B = 4+5i, z_C = −3+4i.
Un cercle de centre O passe par les points A, B et M, où M appartient au grand arc AB. On donne l'angle au centre ∠AOB = 2π/3 (angle géométrique interceptant le petit arc AB).
Soit u, v, w, t quatre vecteurs non nuls du plan tels que (u,v) = π/3 [2π], (v,w) = π/4 [2π] et (w,t) = −5π/6 [2π].
Soit ABC un triangle équilatéral direct, de centre de gravité G (confondu avec le centre du cercle circonscrit).
ABCD est un carré direct (sommets énumérés dans le sens direct), de centre O.
Soit ABC un triangle équilatéral direct de côté 1. On note r₁ la rotation de centre A et d'angle π/3, et r₂ la rotation de centre B et d'angle −π/3.
ABCD est un tétraèdre régulier d'arête a. On s'intéresse à l'angle dièdre le long de l'arête [AB], c'est-à-dire à l'angle entre les demi-plans contenant respectivement C et D, de frontière commune la droite (AB). On note I le milieu de [AB].
ABCDEFGH est un cube d'arête a (ABCD face inférieure, EFGH face supérieure, avec E au-dessus de A, F au-dessus de B, G au-dessus de C, H au-dessus de D). On munit l'espace du repère orthonormé (A ; AB, AD, AE).
Dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A, B, C d'affixes respectives z_A=0, z_B=5, z_C=6+3i. On cherche les points D de l'axe des imaginaires purs, d'affixe z_D=id (d réel), tels que A, B, C, D soient cocycliques.
ABCDEF est un hexagone régulier direct de centre O et de côté a=1 (sommets énumérés dans le sens direct).
SABCD est une pyramide régulière de sommet S et de base le carré ABCD de centre O et de côté 2, avec SO=√2 (S se projette orthogonalement en O). On munit l'espace du repère orthonormé (O ; i, j, k) tel que A(−1,−1,0), B(1,−1,0), C(1,1,0), D(−1,1,0), S(0,0,√2).
Dans un repère orthonormé du plan, on considère A(−3,0) et B(3,0). Soit (Γ) l'ensemble des points M du plan tels que l'angle géométrique ∠AMB=π/3.
Un octaèdre régulier ABCDEF est formé de deux pyramides à base carrée BCDE accolées par leur base commune (le carré BCDE, de centre O et de côté 2), de sommets A et F situés sur l'axe perpendiculaire à ce carré passant par O, avec OA=OF=√2. On munit l'espace du repère orthonormé (O ; i, j, k) tel que B(√2,0,0), C(0,√2,0), D(−√2,0,0), E(0,−√2,0), A(0,0,√2), F(0,0,−√2).