Σᵢ aᵢMAᵢ² = Σaᵢ·(MA²) est minimisé au barycentre G de (Aᵢ,aᵢ) (si Σaᵢ≠0).
Par Huygens : Σaᵢ·MAᵢ²=Σaᵢ·GA²ᵢ+Σaᵢ·MG²=(Inertie)+(Σaᵢ)·MG².
Le lieu Σaᵢ·MAᵢ²=k est un cercle de centre G.
Dans un triangle ABC, la droite de Steiner associée à un point P est la réflexion de la droite OP (O=circumcentre) par rapport à la droite des angles médiants de P.
Propriété remarquable : si P est sur le cercle circonscrit, sa droite de Steiner est perpendiculaire à la droite des hauteurs.
Soit un triangle ABC inscrit dans un cercle Γ et P un point de Γ. Les pieds des perpendiculaires abaissées de P sur les trois côtés (ou leurs prolongements) de ABC sont alignés.
Cette droite est la droite de Simpson (ou Simson) de P par rapport à ABC.
Réciproque : si les trois pieds sont alignés, alors P est sur le cercle circonscrit.
Pour tout triangle ABC, il existe un cercle passant par 9 points remarquables :
• Les 3 milieux des côtés : M_a, M_b, M_c.
• Les 3 pieds des hauteurs : H_a, H_b, H_c.
• Les 3 milieux des segments [AH], [BH], [CH] (H=orthocentre).
Rayon d'Euler = R/2 (moitié du circumrayon). Centre = milieu du segment [OH] (O=circumcentre, H=orthocentre).
A(0,0), B(4,0). Lieu des M tels que MA²+MB²=20.
Barycentre G=milieu AB=(2,0). Σaᵢ=2. MA²+MB²=2MG²+Σaᵢ·GAᵢ²=2MG²+(4+4)... par Huygens: MA²+MB²=2MG²+GA²·2... Recalc: MA²=(x)²+y², MB²=(x−4)²+y². Somme=2x²−8x+16+2y²=20 → x²−4x+y²=2 → (x−2)²+y²=6. Cercle centre (2,0), rayon √6.
Triangle ABC avec A(0,0), B(4,0), C(0,3). Cercle circonscrit. P(4,3) est-il sur le cercle ? Si oui, trouver sa droite de Simson.
Cercle: diam AC? Non. Centre=(2,3/2), R=5/2. |P−centre|=|(2,3/2)|=√(4+9/4)=√(25/4)=5/2 ✓. P sur le cercle. Pied de P sur AB (axe Ox): P_AB=(4,0)=B. Pied sur AC (axe Oy): P_AC=(0,3)=C. Pied sur BC: BC : 3x+4y=12. Projection de P(4,3): pied P_BC=(4−3·(12−16)/25, 3−4·(12−16)/25)=(4+12/25,3+16/25)=(112/25,91/25). Les 3 pieds: B(4,0), C(0,3), P_BC. Vérifier alignement: droite BC passe par B et C... Les pieds B et C sont les sommets eux-mêmes → droite de Simson = BC. ✓
Triangle ABC rectangle en A, A(0,0), B(4,0), C(0,3). (1) Milieux des côtés. (2) Rayon du cercle d'Euler. (3) Centre du cercle d'Euler.
(1) M_AB=(2,0), M_AC=(0,3/2), M_BC=(2,3/2). (2) R circonscrit=5/2 (diam=hyp=5). Rayon Euler=R/2=5/4. (3) Orthocentre H=A=(0,0) (triangle rect. en A). O=centre circ.=(2,3/2). Centre Euler=milieu[OH]=(1,3/4).
A(1,0), B(−1,0), C(0,2). Lieu des M tels que 2MA²+MB²=3MC².
Posons f(M)=2MA²+MB²−3MC²=0. 2(x−1)²+2y²+(x+1)²+y²−3x²−3(y−2)²=0. Développer: 2x²−4x+2+2y²+x²+2x+1+y²−3x²−3y²+12y−12=0. (2+1−3)x²+(2+1−3)y²+(−4+2)x+12y+(2+1−12)=0. 0·x²+0·y²−2x+12y−9=0. Droite: 2x−12y+9=0. (Dégénéré: pas un cercle mais une droite car Σaᵢ=2+1−3=0.)
Pour le triangle ABC ci-dessus (ex.3), vérifier que le pied de la hauteur depuis B est sur le cercle d'Euler.
Hauteur depuis B(4,0) ⊥ AC. AC est l'axe Oy. Hauteur: y=0. Pied H_B=(0,0)=A=H. Pied de hauteur depuis C(0,3) ⊥ AB. AB: axe Ox. Hauteur: x=0. Pied H_C=(0,0)=A=H. Les pieds des hauteurs dans un triangle rect. en A coïncident avec A. Vérifier A=(0,0) sur cercle Euler centre (1,3/4) rayon 5/4: |(0,0)−(1,3/4)|=√(1+9/16)=√(25/16)=5/4 ✓.
Triangle équilatéral ABC inscrit dans le cercle de rayon R=2 centré en O(0,0). Sommets : A(2,0), B(−1,√3), C(−1,−√3).
10 questions · Correction immédiate
ΣaᵢMAᵢ²=k (Σaᵢ≠0) est un lieu =
Droite de Simson : P sur cercle ⟺ pieds des ⊥ sont
Cercle d'Euler : rayon =
Centre du cercle d'Euler =
Si Σaᵢ=0, le lieu ΣaᵢMAᵢ²=k est
Cercle d'Euler passe par
Réciproque de Simson : si pieds alignés, alors P est
Pour un triangle équilatéral, O, H, G sont
MA²+MB²+MC²=3MG²+
P est le symétrique du circumcentre O par rapport à un côté. La droite de Simson de P est
Dans le plan muni d'un repère orthonormé, on donne A(1;2) et B(5;2). Déterminer l'ensemble (E) des points M(x;y) tels que MA = MB. Reconnaître cet ensemble.
MA=MB ⟺ MA²=MB² ⟺ (x−1)²+(y−2)² = (x−5)²+(y−2)² ⟺ (x−1)² = (x−5)² ⟺ x²−2x+1 = x²−10x+25 ⟺ 8x = 24 ⟺ x = 3. (E) est la droite d'équation x=3, c'est-à-dire la médiatrice du segment [AB] (AB est horizontal, de milieu (3;2), donc sa médiatrice est la droite verticale x=3).
On donne A(2;−1). Déterminer l'ensemble (E) des points M(x;y) du plan tels que MA = 3.
MA=3 ⟺ MA²=9 ⟺ (x−2)²+(y+1)²=9. (E) est le cercle de centre A(2;−1) et de rayon 3.
On donne A(0;0) et B(6;0). Déterminer l'ensemble (E) des points M(x;y) tels que MA²−MB²=8.
MA²=x²+y², MB²=(x−6)²+y². MA²−MB² = x² − (x−6)² = x² − x² +12x −36 = 12x−36. L'équation devient 12x−36=8, soit 12x=44, donc x = 11/3. (E) est la droite verticale x=11/3, perpendiculaire à (AB) — c'est un résultat général : puisque la somme des coefficients 1−1=0, le lieu MA²−MB²=k est toujours une droite perpendiculaire à (AB), jamais un cercle.
On donne A(−2;0) et B(2;0). Déterminer l'ensemble (E) des points M(x;y) tels que MA²+MB²=20.
MA²+MB² = (x+2)²+y² + (x−2)²+y² = 2x²+2y²+8. L'équation devient 2x²+2y²+8=20, soit x²+y²=6. (E) est le cercle de centre O(0;0) (milieu de [AB]) et de rayon √6. Vérification par Huygens : le barycentre G de (A,1),(B,1) est le milieu de [AB]=O ; MA²+MB²=2MG²+GA²+GB²=2MG²+8 ; l'égalité à 20 donne MG²=6, soit MG=√6. ✓
On donne A(0;0) et B(8;0). Déterminer l'ensemble (E) des points M(x;y) tels que MA = 2MB.
MA=2MB ⟺ MA²=4MB² ⟺ x²+y² = 4[(x−8)²+y²]. En développant : x²+y² = 4x²−64x+256+4y², soit 3x²+3y²−64x+256=0, puis x²+y²−(64/3)x+256/3=0. En complétant le carré : (x−32/3)²+y² = (32/3)²−256/3 = 1024/9−768/9 = 256/9. (E) est le cercle de centre (32/3;0) et de rayon 16/3 — c'est le cercle d'Apollonius associé au rapport MA/MB=2 : son diamètre relie le point qui partage [AB] dans le rapport 2 à l'intérieur (en x=16/3) au point qui le partage dans le rapport 2 à l'extérieur (en x=16).
On donne A(0;0), B(6;0), C(3;6). Déterminer l'ensemble (E) des points M(x;y) tels que MA²+MB²+MC²=60.
Le barycentre G de (A,1),(B,1),(C,1) est le centre de gravité : G=((0+6+3)/3;(0+0+6)/3)=(3;2). Par la formule de Huygens, MA²+MB²+MC²=3MG²+(GA²+GB²+GC²). Calcul : GA²=3²+2²=13, GB²=(6−3)²+2²=13, GC²=0²+(6−2)²=16, somme=42. L'équation 3MG²+42=60 donne MG²=6, soit MG=√6. (E) est le cercle de centre G(3;2) et de rayon √6. (Vérification directe : MA²+MB²+MC² = 3x²+3y²−18x−12y+81 ; l'égalité à 60 donne x²+y²−6x−4y+7=0, soit (x−3)²+(y−2)²=6. ✓)
On donne A(0;0), B(6;0), C(2;4). Déterminer l'ensemble (E) des points M(x;y) tels que 2MA²−MB²−MC²=8.
MA²=x²+y², MB²=(x−6)²+y², MC²=(x−2)²+(y−4)². En développant : 2MA²−MB²−MC² = 2x²+2y² − [x²−12x+36+y²] − [x²−4x+y²−8y+20] = 16x+8y−56. L'équation devient 16x+8y−56=8, soit 16x+8y=64, c'est-à-dire 2x+y=8 : (E) est une droite. Ce résultat était prévisible : la somme des coefficients 2−1−1=0, donc le lieu ne peut pas être un cercle (le terme en MG² disparaît dans la décomposition de Huygens) ; c'est une droite perpendiculaire au vecteur constant 2A−B−C=(−8;−4), colinéaire à (2;1), qui est bien le vecteur normal de la droite 2x+y=8.
Soit ABC un triangle. On note A' le milieu de [BC], B' le milieu de [CA], C' le milieu de [AB], et G le barycentre des points pondérés (A,1), (B,1), (C,1). Démontrer que les médianes (AA'), (BB') et (CC') sont concourantes en G, et que AG = (2/3)AA'.
Par associativité du barycentre, G = barycentre de (A,1) et (A',2), car A' est le barycentre de (B,1) et (C,1), de coefficient total 1+1=2. G appartient donc à la droite (AA'), et la relation caractéristique du barycentre donne GA + 2GA' = 0, soit GA = −2GA'. Comme AA' = AG+GA' = 2GA'+GA' = 3GA', on obtient GA' = AA'/3 et AG = (2/3)AA'.
Par le même raisonnement, en regroupant (A,1) et (C,1) en B' de coefficient 2, on montre que G appartient à (BB') avec BG=(2/3)BB' ; et en regroupant (A,1) et (B,1) en C', que G appartient à (CC') avec CG=(2/3)CC'. Le point G, unique barycentre, appartient donc simultanément aux trois médianes : elles sont concourantes en G, le centre de gravité, qui partage chaque médiane dans le rapport 2:1 à partir du sommet.
Soit ABC un triangle. On admet l'identité vectorielle, valable pour tout point H du plan : HA·BC + HB·CA + HC·AB = 0 (produits scalaires). Soit H le point d'intersection de la hauteur issue de A et de la hauteur issue de B. Démontrer que H appartient aussi à la hauteur issue de C (les trois hauteurs sont donc concourantes en l'orthocentre H). Application : vérifier ce résultat pour A(0;0), B(6;0), C(2;4).
Démonstration de l'identité : en notant HA=A−H etc., BC=HC−HB, CA=HA−HC, AB=HB−HA. Alors HA·BC+HB·CA+HC·AB = HA·(HC−HB)+HB·(HA−HC)+HC·(HB−HA) = (HA·HC−HC·HA)+(−HA·HB+HB·HA)+(−HB·HC+HC·HB) = 0, par symétrie du produit scalaire (identité toujours vraie, quel que soit H).
Puisque H est sur la hauteur issue de A, AH⊥BC donc HA·BC=0. Puisque H est sur la hauteur issue de B, HB·CA=0. L'identité donne alors HC·AB=0, c'est-à-dire CH⊥AB : H est aussi sur la hauteur issue de C. Les trois hauteurs sont concourantes en H.
Application : AB est horizontal (axe des x), donc la hauteur issue de C est verticale : x=2. BC a pour vecteur directeur (2−6;4−0)=(−4;4), de coefficient directeur −1 ; la hauteur issue de A, perpendiculaire à BC, a pour coefficient directeur 1 : y=x. Intersection avec x=2 : H=(2;2). Vérification avec la hauteur issue de B (perpendiculaire à AC, vecteur (2;4), coefficient directeur 2, donc hauteur de coefficient −1/2, passant par B(6;0)) : y=−(x−6)/2 ; en x=2, y=2. H=(2;2), confirmé par les trois hauteurs.
Soit ABC un triangle. Démontrer que les médiatrices des trois côtés sont concourantes en un point O équidistant de A, B et C (centre du cercle circonscrit). Application : déterminer O et le rayon R pour A(0;0), B(6;0), C(2;4).
Soit O le point d'intersection de la médiatrice de [AB] et de la médiatrice de [BC] (deux droites non parallèles car A, B, C ne sont pas alignés). Comme O est sur la médiatrice de [AB], OA=OB. Comme O est sur la médiatrice de [BC], OB=OC. Donc OA=OB=OC : O est équidistant de A, B et C. En particulier OA=OC, donc O appartient aussi à la médiatrice de [CA]. Les trois médiatrices sont concourantes en O, centre du cercle passant par A, B, C (cercle circonscrit), de rayon R=OA.
Application : médiatrice de [AB] (AB horizontal, milieu (3;0)) : x=3. Médiatrice de [BC] : milieu (4;2), vecteur BC=(−4;4) normal à la médiatrice, équation −4(x−4)+4(y−2)=0, soit y=x−2. Intersection avec x=3 : y=1. O=(3;1). R²=OA²=3²+1²=10, donc R=√10. Vérification : OB²=(6−3)²+1²=10 ✓, OC²=(2−3)²+(4−1)²=1+9=10 ✓.
Soit le triangle ABC avec A(0;0), B(6;0), C(2;4), dans un repère orthonormé.
Soit ABC un triangle, O le centre du cercle circonscrit (rayon R) et H l'orthocentre. On admet la relation d'Euler, valable en prenant O pour origine : OH = OA + OB + OC. On note M_a, M_b, M_c les milieux respectifs de [BC], [CA], [AB], N_a, N_b, N_c les milieux respectifs de [AH], [BH], [CH], et Ω le milieu de [OH].
Soit le triangle ABC avec A(−3;0), B(3;0), C(0;4) (triangle isocèle en C).
Soit ABC un triangle rectangle en A, avec A(0;0), B(8;0), C(0;6) (AB=8, AC=6, BC=10).
Soit ABC un triangle, H son orthocentre, O le centre et R le rayon du cercle circonscrit. On note H' le symétrique de H par rapport à la droite (AB).